Le premier des douze travaux : obtenir un visa

Deux ans. Le 19 août 2011, nous lancions les jalons de notre immigration. Première étape, obtenir le Certificat de Sélection du Québec. Un mois et demi pour réunir diplômes, actes de naissance, attestations de travail, fiches de paie, preuves de notre vie commune, et les faire certifier. Aaaah la certification des copies, une demi-heure assise face au maire qui, effaré devant les deux piles de documents, m’a proposé de les tamponner tandis qu’il les signait. Un vrai travail d’équipe!

La bonne nouvelle./ Photo David et Déborah

La bonne nouvelle./ Photo David et Déborah

Une longue année aura été nécessaire pour obtenir le CSQ sans entrevue, année qui s’est soldée par la perte du Certificat par la Poste. Après envoi d’une copie par le bureau de l’immigration, l’original a finalement réapparu deux mois plus tard, après un passage par le service des pertes, et un retour à l’envoyeur…

Septembre 2012, deuxième envoi, en recommandé international, direction Sydney, Nouvelle-Ecosse. En janvier, mes instructions pour la visite médicale arrivent, mais pas celles de M.Swing (on a le chic nous). Quelques échanges de mails et un accouchement plus tard, nous passons la visite médicale et préparons les papiers pour le passager supplémentaire. Re-CSQ (un mois et demi), re-visite médicale (Bordeaux est une jolie ville), paiement des FDRP (frais de résidence permanente) (« Vous ne vous êtes pas acquittés des FDRP depuis notre courriel de janvier, vous avez 30 jours pour payer »; « NON MAIS QUEL COURRIEL???? » – échange de mails, paiement, passage de l’e-cas en « décision prise »).

Et puis le sésame, un matin dans la boîte aux lettres. Une enveloppe brune comme dans nos rêves. On la soupèse, on évalue le contenu. Et puis on la déchire, pour pouvoir savourer l’instant tout à fait. On se serre dans les bras, on ouvre une très bonne bouteille gardée pour l’occasion, on textote la nouvelle avec un victorieux « on l’a euuuuue », et puis on part en vacances. Il faut bien récupérer un peu, la suite s’annonce intense.

-Lexie Swing-

Immigration au Canada : les douze travaux d’Hercule

J-13 avant le grand départ. Dans un peu moins de deux semaines, la famille Swing posera le pied sur le sol canadien pour démarrer une nouvelle vie. Il y a quelques temps, à l’annonce de notre départ, une amie m’a glissé : « c’est un peu soudain non ? »

Pas vraiment non. Ça nous a pris deux ans. Deux ans à remplir des dossiers, envoyer des courriers, faire des photocopies, passer des visites médicales. Deux ans à attendre, à guetter le facteur, à discuter sur des forums, à surveiller les délais d’attente, à appeler les services d’immigration, à se renseigner sur notre future vie, sur notre société d’accueil, sur le travail, le logement, en se disant « un jour peut-être ». Ce jour, c’est demain.

Panorama montréalais de 1927./ Archives du musée McCord

Panorama montréalais de 1927./ Archives du musée McCord

Il aura donc fallu deux ans pour partir, il faudra sûrement plusieurs années pour que l’on puisse se dire que l’on a réussi notre immigration, notre intégration. Tout un chemin, tout un parcours, de longue haleine, à l’image des douze travaux d’Hercule (et peut-être un peu plus…).

-Lexie Swing-

Jazz in Marciac : clap de fin

JIM c’est fini. Encore une fois. Encore une année. Et après de brèves vacances, l’équipe se replongera dans la programmation annuelle et estivale, comme une ritournelle sans note de fin.

Il y a eu la diva Diana Krall, le chapiteau bondé et orageux qui accueillit Joe Cocker, la prestation – toujours – ultra maîtrisée d’Ahmad Jamal, la performance du parrain Wynton Marsalis. Les festivaliers qui vont et viennent, laissant leurs empreintes sur le sol mouillé par les averses. Les bénévoles qui courent, écoutent, astiquent, servent, écoutent de nouveau, organisent, installent, et dorment. Dorment peu. Et puis les touristes. Et puis les journalistes. Et les voitures-taxis qui vont et viennent entre Toulouse et Marciac, entre Marciac et Tarbes, entre deux avions, deux interviews, deux répétitions…

Clap de fin. JIM 2013 a fermé les portes bâchées du chapiteau. Rendez-vous l’année prochaine… de loin, car je m’en vais découvrir ce que le jazz canadien a à offrir. Bon vent!

-Lexie Swing-

Jazz in Marciac 2013 : place à Chucho Valdes et Dave Douglas

Jazz in Marciac, que l’on peut désormais intimement appeler JIM, a largué les amarres. L’édition 2013 est lancée et le festival a atteint sa vitesse de croisière. Petit café de bon matin sur la place centrale du village, arrêt devant la scène réservée au festival off, visite du village ou animations diverses, petit repas typiquement gascon, sieste à l’ombre, apéro devant le off et dernières vérifications (ticket ok, monnaie pour glace et bière ok, petit pull anti-brise autour du cou noué, carrosse? Avancé!)

Au programme ce soir, un habitué des lieux : Chucho Valdes. Le musicien cubain est au meilleur de sa carrière, ponctuée il y a quelques semaines par la sortie d’un album qu’il juge charnière: « Border Free ». C’est également la fête à l’Astrada ce soir avec deux spectacles attendus: les jeunes d’Actuum et l’inimitable Dave Douglas en quintet.

A venir demain: Shai Maestro et la célébrissime Diana Krall. Ils laisseront la place mercredi au parrain de ce bon vieux Jim: Wynton Marsalis.

-Lexie Swing-

J-1 avant Jazz in Marciac

Niché au creux d’un petit village gersois, le festival de jazz de Marciac attend tranquillement que la fête reprenne. Chaque été depuis 1978, Marciac la tranquille s’éveille à la fin du mois de juillet, bercée par les sessions (et jam sessions) de musiciens venus d’Europe, mais aussi des USA ou d’Amérique Latine et Centrale.

Ce vendredi, c’est le bluesman Robert Cray qui ouvre le bal, suivi de l’immense Marcus Miller, bassiste (quoique multiinstrumentaliste) de son état. Samedi, c’est au tour d’un trio féminin très spécial: Geri Allen (piano), Esperanza Spalding (contrebasse) et Terri Lyne Carrington (batterie), le genre de rencontres assez inattendue, qualifiée par les organisateurs du festival comme « un véritable all-stars du jazz contemporain ».

Dimanche, l’Astrada, la salle marciacaise intimiste inaugurée il y a deux ans, entre à son tour dans la danse, accueillant la chanteuse Sandra Nkake.

Et puis après? Après… On a le temps… Un tel programme, ça se savoure!

– Lexie Swing-

Salade de courgettes aux amandes grillés et fromage de brebis

Le Fandango, c’est ce fromage de brebis un peu rond en bouche qui s’accommode parfaitement d’un bon vin rouge, type Pellehaut si l’on s’en tient au vin de ma région. Fandango et bon vin, c’est le top de la soirée estivale en solo (ou duo), un petit plaisir sur le coin de la table de jardin à regarder s’éteindre doucement le soleil, tandis que les gamins sont partis cuver leurs feuilletés à la saucisse arrosés de jus d’orange sur le canapé.

S’il vous reste quelques tranches de brebis au frigo (Fandango, mais aussi d’autres fromages de brebis basques plus connus, comme l’Etorki ou l’Ossau-Iraty), vous avez de quoi préparer une salade délicieuse pour donner du corps à votre contemplation des couchers de soleil.

Tagliatelles de courgettes./ Photo DR Lexie Swing

Tagliatelles de courgette./ Photo DR Lexie Swing

Pour un repas en tête-à-tête, prévoyez 4 courgettes longues moyennes, une poignée d’amandes effilés grillées (rayon pâtisserie) et du fromage basque.

Lavez bien vos courgettes, enlevez la peau et les extrémités. Avec votre économe, taillez ensuite de larges bandes (comme si vous réalisiez des tagliatelles) jusqu’à arriver au coeur de la courgette. Réservez dans un saladier. Salez, poivrez et aromatisez d’une cuillère à soupe d’herbes de Provence. Faîtes chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une sauteuse à feu vif. Versez-y le saladier de courgettes et retournez-les fréquemment pendant cinq minutes. Attention! Interdit d’aller étendre le linge, répondre à ce mail que vous laissez traîner depuis un mois ou sortir le chien. Ça demande une attention de tout instant! Servez-vous un petit verre tiens…

Sortez la poêle du feu, récupérez vos tagliatelles de courgettes à l’aide d’une écumoire pour ne pas prendre l’eau avec (« écopez qu’ils disaient… écopez! ») et déposez-les dans votre saladier. Réservez.

Découpez 25g de votre fromage de brebis en petits carrés (le rectangle, le losange et le parallélépipède sont également acceptés), voire plus si vous êtes gourmand, et ajoutez-les à vos courgettes dès que celles-ci ont tiédi. Versez une poignée (une petite poignée, la poignée de votre mouflet par exemple) d’amandes effilées grillées, mélangez et servez aussitôt avec un filet d’huile d’olive.

A tester aussi: le mélange courgettes/copeaux de parmesan/pignons de pin.

-Lexie Swing-

Concours de nouvelles d’aufeminin.com

« Je suis des yeux l’avion dans le ciel. C’est maintenant que tout commence. » Voilà le thème que j’ai choisi, parmi les trois proposés, pour participer au concours de nouvelles d’aufeminin.com qui se termine le 8 septembre.

Pour lire ma nouvelle, intitulée « Et tout recommencera », et voter pour moi, il vous suffit de cliquer ici.

Merci!

-Lexie Swing-

J’ai le gène de la couche sale, c’est Pécresse qui l’a dit

J’avais entendu un entrefilet à la radio. J’avais lu les commentaires déchainés de mes ami(e)s sur Facebook et Twitter. J’ai attendu pour comprendre. Pas pour comprendre s’il y avait une vérité derrière ces propos. Non, ça, définitivement, non. Mais pour comprendre comment de tels propos pouvaient être tenus aujourd’hui.

"Les pères préfereront s'occuper de problèmes plus compliqués (que de changer des couches)"./ Photo ThepeachPeddler

« Les pères préfèreront s’occuper de problèmes plus compliqués (que de changer des couches) »./ Photo ThepeachPeddler

Vous avez deviné… Je parle de ces quelques mots, jetés avec indifférence dans la mare de l’égalité hommes-femmes, par l’ancienne ministre Valérie Pécresse. « Pensez-vous que le plus grand nombre sont les pères qui ont envie de changer des couches ? Si on veut rééquilibrer les responsabilités des pères et des mères dans l’éducation, il faut certes inciter les pères à prendre un congé, mais ils le prendront d’autant plus volontiers avec un enfant un peu plus âgé, et cela sera socialement mieux vécu par les entreprises de voir les pères s’impliquer dans des problèmes un peu plus compliqués », a déclaré Valérie Pécresse, sur le site du Journal des Femmes.

Pour rappel, Valérie Pécresse réagissait à l’annonce de la loi du 3 juillet 2013, proposée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, qui prévoit notamment de réserver 6 mois du congé parental de trois ans au second parent (le papa est bien entendu directement visé). Ça fout la famille dans la mouise (je traduis) parce que les papas n’aiment pas quand l’enfant ne sait pas encore faire les divisions à huit chiffres et conjuguer le verbe « absoudre » au passé simple. Je sais c’est moche, mais c’est une réalité: en dessous de 3 ans, l’enfant préfère Popi à Proust. Mais comme, si on suit l’idée diablement sexuée de V. Pécresse, l’homme préfère le magazine Auto Plus à Sartre, ils peuvent peut-être se rejoindre. Y’a pas mal d’images dans les deux.

Non, sans rire. Les couches de caca, ça ne fait rêver personne. Ni la maman, ni le papa. Le chien si, mais il préfère manger la sale que d’en remettre une propre, du coup c’est compliqué. Nous on compte: « une couche pour toi, une couche pour moi ». Des fois, on en fait deux de suite mais on prévient: « Si bébé se réveille cette nuit, c’est pour ta pomme ». On est sympa, mais faut pas nous conter du Prévert non plus. On a jamais vu un porte-plume se transformer en oiseau. Et contrairement à ce qu’on raconte à nos charmants bambins, non, la jolie princesse joufflue ne fait pas que des pétales de roses. Donc on partage, c’est ça l’égalité des sexes. Et ses neurones sont tout aussi qualifiés que les miens pour savoir qu’il faut sortir les-petites-ailettes-sous-les-cuisses-sinon-ta-couche-elle-fuit.

Emma Defaud, de mauvaisemère.fr, explique en quoi les propos de Valérie Pécresse sont une insulte pour elle, et pour les mères en général. J’en profiterais pour ajouter qu’ils sont une insulte pour nous tous, pères compris. Ces mères à qui l’ont dit sans cesse qu’elles ne sont bonnes qu’à changer des couches et à cuisiner des petits pots. Ces pères à qui l’on assène sans remords qu’ils n’ont pas les couilles, les gènes pardon, pour s’occuper d’un enfant en bas âge. Comme me l’a dit un ingénieur et super-papa rencontré il y a quelque temps: « L’âge, le métier, le sexe, tout ça est secondaire. A vrai dire, on a tous la même sale tête quand on est planté dans la cuisine, à 4h du matin, en train de faire chauffer le biberon du petit dernier. »

-Lexie Swing-

Parents : les dix choses que vous ne pensiez jamais faire

Il y a un fossé entre les non-parents et les parents. Pas d’incompréhension, parce que force est de constater que la plupart des non-parents font l’effort de comprendre, du moins tenter de concevoir, le quotidien des déjà-parents. Non il y a un fossé entre les « ça, je ne le ferai jamais » des pas-encore-parents, et les « tant pis » des parents-qui-n’ont-pas-fait-une-nuit-de-plus-de-six-heures-depuis-huit-ans.

Top 10:

– « Jamais je ne serai de ces parents qui sentent les fesses de leurs enfants ». Au début vous reniflez de loin. Vous êtes un loup. Vous humez l’air. Et puis le temps passant, et devenant pressant, vous devenez un chien renifleur de drogue: vous avez la tête dans le coltard et le nez dans le pantalon, à la recherche du « poop ». Vite trouvé, vite changé, vite recouché.

– « Jamais je lui donnerai de vin/de café/de cigarette avant ses dix-huit ans ». Proscrit, formellement interdit, durement sanctionné. Vous tenez à vos règles et tenez bon… à six mois vous lui faites goûtez votre doigt trempé dans le vin « pour rigoler », à huit mois vous le baptisez au champagne « parce que c’est la tradition », à deux ans vous lui faîtes gouter un sucre dans le café « parce que vous faisiez ça enfant », et à tout âge vous le laissez respirer votre cigarette « parce qu’il caille dehors ». Soyons honnête: pourquoi pas, mais la cigarette, ça reste un danger, même un peu, même de temps en temps, même une fois, c’est déjà trop. Je ne veux pas vous faire la morale mais puisque vous pensiez ne jamais le faire: continuez!

– « Jamais je ne dormirai avec mon enfant ». C’est un classique! On dit non non non, et puis la fatigue aidant, on ne dit plus rien. Attention! On ne dit pas « oui » pour autant. Juste, on ne dit pas non. Et subrepticement, l’enfant prend ça pour un oui (car l’enfant est fourbe). Et prend votre lit pour son lit. Réagissez: installez-vous dans le sien.

– « Jamais je ne lui donnerai mon petit doigt à téter ». Il ne faut pas. C’est la puéricultrice qui le dit. D’ailleurs c’est pas très propre. D’ailleurs il pourrait s’habituer. Et à 15 ans il pourrait ne pas arriver à s’en passer et, entre deux gorgées de Yop citron vous demander, « maman tu me prêtes 100 balles et ton petit doigt steplè? » Mais comme, à 1 an comme à 15, ça le fait taire, vous lui donnez quand même. D’ailleurs rapidement il préfère le sien, de petit doigt. Et puis il part de la maison…

"Jamais je ne déguiserai mon enfant juste pour me marrer"./ Photo K.B. Owen

« Jamais je ne déguiserai mon enfant juste pour me marrer »./ Photo K.B. Owen

– « Jamais je ne lui donnerai de petits noms ridicules ». Minou, chouchou, chouminou, mongroslapinrose… très peu pour vous. D’ailleurs les surnoms ce n’est pas votre truc. Votre cher(e) et tendre, vous l’appelez par son nom de baptême… ou vous ne l’appelez pas; quand on est que deux, « hep » ou « au fait » attire toujours l’attention de la bonne personne. Mais voilà, ce bébé joufflu, dodu, souriant et baveux… ça vous inspire des petits mots doux, de la poésie, du Ronsard dans le texte. Vous commencez par « oh mon joli Thomas », puis vous proposez « Tom », déviez vers « Tommy », faîtes un crochet par « Tominouche », pour finir par « Nouchnouch ». Nouchnouch a 15 ans, il a une copine (un copain), fait l’important devant la porte du frigo, propose « Yop fraise ou Yop Citron », vous lancez « Nouchnouch ne propose pas à ton ami du Yop, Mimine (ta soeur) l’a fini avant hier ». Nouchnouch vous fait la gueule, Mimine vous fait la gueule, vous vous en voulez, vous aviez promis… C’est pas grave, moi j’ai lu un jour: « Quand on aime un enfant, on lui donne mille noms ».

– « Jamais je n’applaudirai quand mon enfant rotera ». Mais en vrai si, vous le faîtes, parce que le monde extérieur trouve peut-être ça crade mais vous vous savez ce que ça signifie: et hop une tenue qu’il portera plus de deux heures d’affilée sans vomir dessus… youpi!

– « Jamais je ne prendrai mon enfant à témoin des défauts de son père/sa mère ». Ca c’est marrant. Un peu. Genre: « Mais Papa il a pas été très gentil, il a pas étendu la machine alors que Maman lui avait répété 18 fois en deux heures ». Réponse du père, s’adressant à l’enfant: « Mais maman elle casse les couilles, les pieds pardon mon chéri, de Papa, qui vient de faire 4 heures de repassage, culottes comprises, pendant que Madame prenait son bain ». Réponse de l’enfant: « C’est qui Madame? » Prendre l’enfant à témoin a ses limites. Surtout lorsqu’il se rend compte du jeu et avance son propre pion en tentant de retourner la partie à son avantage pour se resservir de la glace pendant que ses parents s’affrontent.

– « Jamais je ne laisserai mon chien lécher le visage de mon enfant ». Au début on dit « non, au panier ». Ensuite on passe à « non, couche-toi là ». Puis « sur les pieds seulement ». Et puis, après deux ans, le chien débarbouille l’enfant, l’enfant mord le chien, ils dorment côte à côte dans le lit et on renonce en maugréant devant la réjouissante perspective d’une couette à dépoiler minutieusement.

– « Jamais je ne le laisserai regarder la télé avant d’aller à l’école ». Mais Dora, c’est bien Dora. Elle a un sac à dos. Elle l’initie aux langues, aux voyages, aux animaux. A m’attendre pendant que je me douche, déjeune, dors cinq petites minutes de plus. D’ailleurs, depuis il connait bien les plantes d’Amérique Latine. Et les prix du Téléachat.

– « Jamais je ne pleurerai devant mon enfant ». Jamais. Il aurait peur. Il croirait que son parent est faillible. Il m’aimerait moins. Ca le ferait pleurer. Il saurait que parfois on pleure. Même quand on est adulte. Il saurait que pleurer ça fait partie de la vie. Il saurait que c’est aussi une force, de savoir pleurer. Il comprendrait que je suis fort, comme parent. Et que s’il m’arrive parfois de pleurer devant lui c’est aussi parce que je l’aime. Terriblement.

-Lexie Swing-

Financiers aux noisettes

Un paquet de poudre de noisettes, c’est un produit utile à avoir dans son placard. Une visite amicale et seulement trente minutes devant soi ? Hop, on dégaine de la farine, trois oeufs, de la cassonade, du beurre salé, son fameux sachet de poudre de noisettes, on mélange, et on enfourne! Simple non? Allez, on reprend. Je me suis basée sur cette excellente recette pour réaliser une dizaine de financiers.

Pour dix financiers taille muffins./ Photo DR Lexie Swing

Pour dix financiers taille muffins./ Photo DR Lexie Swing

Faîtes préchauffer votre four à 190°.

Mélangez 50g de farine tamisée, 62,5g de poudre de noisettes (un sachet) et 100g de cassonade. Gardez seulement le blanc de vos trois oeufs. Battez vos trois blancs à la fourchette durant une minute pour les détendre. Ajoutez-les à la préparation. Faîtes fondre 100g de beurre salé et versez-les dans le reste de la préparation. Mélangez le tout et répartissez votre pâte dans des moules à muffins. Enfournez de 15 à 20 minutes.

Et voilà, 30 minutes pour les préparer (cuisson comprise), 5 lignes pour les décrire !

Vite aux fourneaux !

-Lexie Swing-