Education fille/garçon: mixte ou genrée?

Je reçois régulièrement la newsletter du site Infobébés, un site plutôt bien fait et fourni sur la santé et l’éducation des enfants. L’autre jour, un test retient mon attention: « Donnez-vous la même éducation aux filles et aux garçons? »

Je n’ai qu’une fille, que j’éduque depuis… oulala, bien 4 mois… mais bon, on peut imaginer. Imaginons donc Miss Swing dans dix ans, grande soeur d’un petit Damoiseau Swing, sixantroismoisdeuxsemainestoutça. Seraient-ils éduqués de la même manière ? Dans mon idéal, oui. Si je raisonne trois minutes de plus, je sais déjà que non, parce que c’est utopique.

Soccer girl./ Photo Paul Falardeau

Une « soccer girl » (je retire ce que j’ai dit, c’est assez classe en fait, et au moins elles ne s’arrachent pas les oreilles)./ Photo Paul Falardeau

Je suis le genre de mère à taper du poing sur la table en râlant « je vais offrir à ma fille un ballon de foot pour Noël, comme ça, ça em**** (bêtera) les bien-pensant(e)s ». Mais est-ce vraiment ce que je veux pour elle, moi qui déteste le foot ? En typique habitante du Sud-Ouest, je chéris le rugby, mais est-ce pour autant un sport que je l’imagine pratiquer, alors qu’elle me reviendrait toute emmaselée ? Sauf que. Sauf que ce n’est pas non plus ce que je veux pour mon fils. Sauf que, pour l’un comme pour l’autre, j’accepterais le rugby, le foot, le hockey, la danse classique (je fais volontairement dans le cliché), la cuisine ou le tricot, si c’est une envie réelle et raisonnée.

Le risque, à être dans les clichés (« les petites filles aiment les poupées, les petits garçons aiment les outils »), ou à trop lutter contre (« Tiens chérie, cette Barbie fera un excellent marteau »), c’est d’oublier de faire ce qui est le mieux pour nos enfants: s’adapter à leur personnalité. Rassurer l’enfant anxieux, poser un cadre à l’enfant tête brûlée. Leur donner des limites, des responsabilités, et des libertés. Les pousser à se dépasser. Les laisser trébucher, et se relever, savoir se débrouiller seuls, sans nous, et leur tendre la main pour les remettre debout.

Finalement, le plus important à mes yeux, ce n’est pas ce qu’ils feront, mais qui ils seront. Qu’ils soient respectueux et tolérants, fiers de ce qu’ils sont. Et qu’ils aient le choix d’être qui ils veulent. Et puis qu’ils sachent tous, grands et (pas trop) petits, filles et garçons: cuisiner, repasser, faire le ménage, lire, calculer, écrire sans fautes d’orthographe, courir, sauter, faire du vélo, nager, monter à cheval, aimer, présenter des excuses, pardonner et profiter des petits instants comme des grands…

-Lexie Swing-

Focaccia au parmesan

Invités un midi chez un ami, lui-même tenu aux horaires un peu strictes de son travail, il nous fallait quelque chose à manger rapidement, sur le pouce, tout en restant goûteux. Un petit tour sur le Net et je tombe sur une recette de focaccia a l’air plus qu’appétissant! Son secret: un temps de repos à rallonge. Parfait lorsqu’on a le temps de s’y mettre la veille au soir. La préparation est rapide, seule la levée est longue. Les épisodes de série vus et revus diffusés en fin de soirée feront parfaitement l’affaire comme fond sonore.

Avec une huile d'olive de qualité, meilleure sera la focaccia./ Photo DR Lexie Swing

Avec une huile d’olive de qualité, meilleure sera la focaccia./ Photo DR Lexie Swing

Grande famille ou petite famille pourvue de grands estomacs, prévoyez au moins deux focaccias comme ici. S’il s’agit d’un dîner en tête-à-tête, une fera amplement l’affaire, divisez donc les quantités suivantes par deux. Pour vos courses: un demi-paquet de farine T55, du sel, de la levure de boulanger, du parmesan, des herbes de Provence, du thym et une bonne huile d’olive.

Versez 15 cl d’eau tiède dans un bol, et ajoutez 5g de levure sèche (un sachet), ou 24g de levure de boulanger fraîche émiettée (un cube généralement), selon la recette initiale. Attendez une dizaine de minutes que le mélange mousse et ajoutez encore 15cl d’eau (150g donc) et 80ml d’huile d’olive. Oui c’est beaucoup. Mais sinon ce n’est pas une focaccia, ça s’appelle des cracottes allégées.

Mettez le mélange dans la cuve d’une machine à pain (programme « focaccia », ça n’existe pas ça sur les machines à pain? Bah à quoi ça sert d’avoir une map alors??) ou dans le bol d’un robot qui sait pétrir, ou dans les mains d’une personne qui sait aussi pétrir (on préfèrera ici le robot, qui lui, ne se plaint pas au bout de trois minutes sous prétexte qu’il a mal aux bras). Versez-y 2 cuillères à café de sel et 500g de farine, et lancez le programme pâte/ enclenchez le robot/ donnez une petite tape sur le biceps de l’aide cuisinier.

Pétrissez 15 minutes, laissez reposez le temps d’une pub et pétrissez 15 nouvelles minutes. J’ajoute ici que j’ai personnellement zappé les 15 dernières minutes car, après la pub, on apprenait la véritable identité du méchant et mon pauvre neurone n’a pas su revenir à ce qu’il faisait avant, tout concentré qu’il était sur le dénouement de l’épisode. La focaccia va bien quand même, merci pour elle. Mais je pense que ces 15 minutes supplémentaires peuvent apporter plus de moelleux.

Réservez au frais et allez vous coucher.

Le matin est là, vous êtes douché, repu, les enfants ont été déposés chez Papi-Mami dès le premier générique de Clifford le gros chien rouge (6h45 pour les non initiés), il est temps de réenfiler son tablier (pour un bref instant). Sortez la pâte, dégazez-la en y enfonçant le poing, puis séparez-la en deux pâtons. Farinez le plan de travail et étalez votre pâte à la main sur une épaisseur de deux centimètres environ. Déposez-la sur du papier sulfurisé, et saupoudrez dessus du parmesan rapé, des herbes de Provence et de thym tout seul (puisqu’il y en a déjà dans le mélange « herbes de Provence »). Faîtes la même chose avec le second pâton. Couvrez et laissez reposer deux heures de plus.

Préchauffez votre four à 180°. Pendant ce temps, faîtes des puits avec votre pouce dans vos focaccias et faîtes-y couler un filet d’huile d’olive (on en a jamais assez).

Enfournez pour 20 minutes.

L’auteur de la recette recouvre pour sa part la focaccia d’une légère couche de pulpe de tomates.

Vous pouvez faire réchauffer votre focaccia au four, enveloppée dans du papier alu. Dégustez-la avec une salade composée et du jambon cru ou blanc. N’hésitez pas à ouvrir en deux votre part pour vous en servir comme pain à sandwich, c’est délicieux.

-Lexie Swing-

En balade avec bébé : vos essentiels

Depuis quelques jours, hier disons-le, le soleil semble revenu parmi les vivants. Au lieu des 12 degrés non-usuels en cette période, des 22, 23 voire 27 degrés pointent leur nez sur la carte des températures françaises. L’occasion de chausser baskets, lunettes et crème solaire et de partir faire un tour avec les monstres. Ca les défoule, avec un peu de bol vous réussissez à en perdre un quelques heures, et vous rentrerez tous le soir crottés mais contents. Pour les petits monstres qui ne daignent pas marcher (à 6 mois il paraît que c’est normal, moi je pense que c’est uniquement de l’entêtement ;-)) – les bébés comme on les appelle – il existe un attirail d’essentiel à avoir toujours sur soi. Testés et approuvés.

Le porte-bébé

A moins d’une petite sortie dominicale sur les bords de Seine (tout à fait envisageable ceci dit, surtout quand on est Parisien), laissez votre poussette au garage et sortez votre porte-bébé. Echarpe, porte-bébé classique ou dits « ergonomiques » comme les Ergobaby ou les Boba Carrier, n’importe lequel peut convenir. Attention cependant, une longue balade nécessitera un portage dans le dos, surtout si c’est en montagne. Pourquoi ? C’est physique: quand on grimpe, le corps se penche vers l’avant, et si le bébé est alors attaché à votre ventre comme un bébé kangourou, vous risquez de trouver la pente vraiment raide. D’ailleurs le kangourou ne grimpe pas de montagnes. Si, si, c’est sûrement prouvé quelque part. On porte donc dans le dos, dès que bébé tient bien sa tête. Des techniques faciles de portage en écharpe existent, surtout si vous avez quatre bras (si, comme la plupart des humains, vous n’en avez que deux, votre conjoint pourra peut être vous servir à quelque chose).

Départ en balade./ Photo DR Lexie Swing

Départ en balade./ Photo DR Lexie Swing

La babynomade

Ce n’est pas un type de couverture, mais bien UNE couverture en particulier. La Babynomade de Redcastle, c’est la couverture qu’il faut avoir lorsqu’on est de sortie. Elle s’adapte au porte-bébé, au siège-auto et au cosy, elle est particulièrement chaude dans sa version polaire et facile à enfiler à bébé.

Le manteau en laine tricotée par une âme charitable

Accessoire bien pratique lorsque l’enfant devient plus facile à habiller – disons vers 3 mois – le manteau en laine avec capuche est particulièrement utile. La maille généralement lâche permet d’enfiler la veste par dessus un pyjama, ou un petit pull. Le petit cou tout plissé est bien au chaud, tout comme la nuque protégée par le pli de la capuche. Attention à bien choisir les boutons qui seront cousus sur le manteau, le bébé de trois mois et plus a une fâcheuse tendance à téter, mâchouiller et donc, potentiellement, avaler, tout ce qui lui tombe sur la bouche. On privilégiera donc les gros boutons. Si vous n’avez pas lu ce conseil à temps et que vous avez déjà fait le choix de petits-boutons-amusants-en-forme-de-Trotro (aux « sans-enfants » ou aux « possédent enfants de + de 15 ans », je rappelle que Trotro est un personnage de dessin animé en forme d’âne, communément appelé « l’âne Trotro »), optez pour le rouge, plus facile à retrouver ensuite dans une couche sale que le vert.

Le maxi-lange

Une maman très voyageuse avait recommandé il y a quelques années l’investissement dans un maxi-lange, peu utile pour servir de couche (quoique, les as de l’origami devraient même réussir à en faire un body), mais génial pour remplir tout un tas d’autres fonctions. En vrac, le maxi-lange peut faire office de: couverture d’emmaillotage, de couverture pour soirées d’été un peu fraîches, de pare-soleil, de couverture de jeu, de doudou… Un investissement sûr.

Le doseur de lait de voyage

Petites boites de couleur surmontées d’un bec pour verser le lait dans le biberon, ou dosettes tournantes pour trois biberons bien tassés… un accessoire bon marché et très bien pensé pour se simplifier la vie. Les parents qui n’ont pas choisi l’option « bébé-boit-à-température-ambiante » devront penser à investir dans un chauffe-bébé de voiture.

L’écran total

Crème solaire indice 50 spéciale bambin… Si vous devez avoir un seul accessoire, c’est celui là. Méfiez-vous du soleil qui tourne, des rayons qui tombent sur un petit pied nu, et de la chaleur. Evitez les sorties entre 10h et 16h si possible, et prévoyez un biberon d’eau dès les premières chaleurs, à proposer régulièrement à bébé, dès la naissance.

-Lexie Swing-

Financiers aux amandes

Pour remercier une amie (et sa maman) d’avoir gardé Miss Swing pendant que je prenais du bon temps avec Sacha Guitry*, je leur ai concocté un petit ballotin de financiers. « Fais simple mais efficace » m’avait demandé Monsieur Swing, qui avait pour mission de déposer le monstre.

Des lingots parfaits./ Photo DR Lexie Swing

Des lingots parfaits./ Photo DR Lexie Swing

Voici donc la recette « simple, mais efficace » des meilleurs financiers aux amandes qu’il m’ait été donné de préparer. Pour 6 financiers de taille raisonnable (entendez « gros »), achetez de la farine, du sucre glace, du beurre salé, un petit sachet de poudre d’amandes (75g suffisent), de l’extrait d’amande amère et trois petits blancs d’oeufs (si ce sont de gros oeufs, deux blancs feront l’affaire).

Faîtes préchauffer votre four à 200°. Tamisez 28g de farine (c’est précis hein? Votre verre doseur ne va pas s’en remettre) et 125g de sucre glace. Mélangez dans un grand saladier. Ajoutez 75g de poudre d’amandes. Mettez le blanc de vos trois oeufs (ou deux, si ce sont des oeufs obèses) dans un bol et détendez-les en les battant durant une minute avec une fourchette. Mélangez-les au reste de la préparation, ajoutez 100g de beurre salé fondu et 3 gouttes d’extrait d’amande amère. Versez dans des moules rectangulaires en silicone (ou dans des moules traditionnels, ça fait plus grand chef, mais vous pourrez alors rajouter une petite demi-heure au temps de préparation, demi-heure qui vous sera nécessaire pour décoller vos financiers de leurs superbes moules… vous faites moins les malins hein?). Enfournez pour 18 à 20 minutes. Comptez 12 à 15 minutes si vous réalisez des mini-financiers pour une dinette de poupées (petits veinards, vous vous êtes fait embobiner par vos gosses non?)

Pendant que ça chauffe, raclez les bords du saladier et enfournez… dans votre bec! C’est fin, sucré et l’amande amère apporte ce je-ne-sais-quoi qui change tout. Faîtes le teste en goûtant avant l’extrait d’amande amère, et après, et dîtes-moi ce que vous en pensez…

– Lexie Swing-

* Dans « Une lettre bien tapée »…

Mois de mai: mes sens en éveil

Chaque mois fourmille de découvertes, de coups de coeur, de surprises et de coups de gueule. En mai, bravant la pluie ou la contemplant depuis mon canapé, j’ai ainsi noté plein de choses.

Chez le pédiatre, j’ai vu… deux papas solos qui jouaient dans la salle d’attente avec leurs fillettes respectives. Mouchoirs dans la poche, dosettes de lait dépassant du sac, ils patientaient, sortant sans s’énerver les jeux du bac toujours trop plein, les yeux rivés sur leur progéniture, attentifs. Un vrai pied de nez aux clichés et aux diktats sociaux.

Chez moi, j’ai entendu… ma nièce me dire « Tatie, t’es belle avec ton rouge à lèvres, on dirait une poupée! »

Lac de brouillard en ce joli mois de mai./ Photo DR Lexie Swing

Lac de brouillard en ce joli mois de mai./ Photo DR Lexie Swing

Et lors d’un repas, j’ai aussi entendu… une connaissance qui affirmait « qu’on pouvait bien donner aux homosexuels les mêmes droits qu’aux autres, mais pourquoi s’embêter à appeler ça mariage? On avait qu’à élargir le PACS, après tout le mariage c’est historiquement entre un homme et une femme… Non et puis moi, j’ai des copains homosexuels et ils s’en fichent du mariage… » Et la moutarde m’est montée au nez…

A propos du Canada, j’ai lu… un blog qui disait: « Lors d’une réunion d’information à laquelle j’avais assisté à l’ambassade du Canada à Paris avant d’émigrer, l’intervenante, Québécoise, nous avait prévenus : « Dans une réunion au Québec, quand le ton monte, la réunion s’arrête. En France, c’est là qu’elle commence. ». Ca m’a fait réfléchir…

– Lexie Swing-

Stérilisation des biberons : incontournable ou effet de mode?

La stérilisation des biberons, c’est l’une des questions incontournables que l’on se pose pendant la grossesse. Sauf si l’on souhaite allaiter. J’ai d’ailleurs lu, une fois, le témoignage d’une fille qui disait « j’ai choisi l’allaitement parce que les nichons, c’est pratique, ça s’emmène partout, et ça ne se stérilise pas ». Soit.

En tant que « biberonnants », nous nous sommes donc demandés si nous allions stériliser les biberons de Miss Swing, et si oui, par quels moyens, et à quelle fréquence. Mais pour cela, il fallait d’abord savoir pourquoi on stérilise. Selon un pédiatre cité par Pédiablog, la stérilisation jusqu’à 4 mois environ permettrait de laisser la flore intestinale du nourrisson se développer progressivement, « aidant son organisme à être moins sensible aux bactéries pathogènes ».

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Pourtant, selon un article de Graine de curieux, reprenant l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, la stérilisation à domicile pour un enfant en bonne santé ne serait pas nécessaire. « Après utilisation, le biberon est vidé de son éventuel contenu résiduel, rincé à l’eau froide et lavé en lave-vaisselle en utilisant un cycle spécifique complet (haute température à 65°C au minimum et séchage impératif). Les bagues, les capuchons et les tétines en silicone peuvent également être mis au lave-vaisselle. Les tétines en caoutchouc ne peuvent pas être mises au lave-vaisselle ; elles sont rincées et nettoyées minutieusement avec un écouvillon propre en les retournant. En l’absence de lave-vaisselle, après utilisation, le biberon et les annexes sont rincés à l’eau froide et nettoyés par immersion dans de l’eau additionnée de produit détergent (liquide vaisselle) avec un écouvillon propre, puis rincés. Le biberon et ses annexes doivent être mis à sécher. L’utilisation du torchon est proscrite. D’une façon générale, à domicile, il n’y a pas lieu de stériliser les biberons. Il n’y a donc pas lieu d’utiliser les procédés chimiques dits de stérilisation, ni les dispositifs à micro-ondes, ni les « stérilisateurs » du commerce. Les caractéristiques techniques de ces derniers ne leur permettent pas, au sens de la normalisation européenne (CEN) ou française (AFNOR), d’être qualifiés de procédés de stérilisation. »

Devant tous ces bons conseils, nous avons choisi de stériliser nos biberons après leur achat, puis à chaque fois que nous les laissions sales plus d’une heure. Après chaque sortie, ou à chaque moment de flemme, hop stérilisation. Comme nous stérilisons peu, nous avons opté pour l’option sans frais « faire bouillir dans une casserole ». 20 minutes pour les biberons, 10 minutes pour les tétines. Elle va avoir 4 mois et nous ne stérilisons aujourd’hui qu’à de rares occasions: nouvelles tétines ou station prolongée du biberon dans un endroit pas très propre, par exemple le vide-poches de la voiture.

Pourquoi si peu? Parce qu’une stérilisation quotidienne serait, chez nous, vaine, Miss Swing vivant avec un chien, et parfois deux (comme cette semaine), à la campagne où les gens traînent sur leurs chaussures boue, herbe et autre poussière. Les seules bactéries contre lesquelles nous souhaitions lutter étaient donc celles susceptibles de se développer dans le lait stagnant, d’où un lavage à l’eau chaude et au produit vaisselle quasi immédiat. Pour laver au mieux: investissez dans l’incontournable goupillon surmonté du mini-goupillon spécial tétines, et laissez sécher sur un arbre à biberons (ou un jardin à biberons comme chez nous).

Et chez vous? Stérilisation or not stérilisation?

-Lexie Swing-

Mariage pour tous : on écrit l’Histoire

L’Histoire de France telle qu’on l’apprend aujourd’hui sur les bancs de l’école est en marche. Les écoliers français de 2100 et des brouettes apprendront ainsi que le 29 mai 2012 (au siècle dernier donc), le maire de Montpellier a célébré le premier mariage homosexuel du pays. Dans les petites lignes qui suivront, ils apprendront que les heureux élus s’appelaient Vincent Autin et Bruno Boileau, que de nombreux policiers avaient été appelés en renfort, peut-être même que la porte-parole du gouvernement d’alors, Najat Vallaud-Belkacem, était présente au mariage.

L'Hôtel de Ville de Montpellier imaginé par Jean Nouvel./

L’Hôtel de Ville de Montpellier imaginé par Jean Nouvel./

Pour écrire la suite de l’Histoire, il faudrait connaître l’avenir. A l’heure où moi j’écris, le champ des possibles est encore vaste. Je croise les doigts pour que le petit chiffre, à gauche, celui qui met en exergue un événement particulier, évoque le nombre de mariages gays qui ont été célébrés depuis lors et non le nombre de personnes mises en garde à vue ce jour-là. J’invoque les étoiles pour que le Nota Bene, tout en bas, n’explique pas que ce mariage fut le début de longues manifestations qui plongèrent la France dans le chaos, juste parce que certains Français auraient préféré que leurs concitoyens ne se voient pas attribuer les mêmes droits qu’eux.

Si j’ai de la chance, et si les Français sont plus tolérants et ouverts que les médias le laissent à penser, la photo de gauche montrera une foule en liesse, la grande de droite des visages heureux. Et en petit, tout en haut, on verra un arbre généalogique. Avec des tas de branches. A l’intérieur, il y aura des noms d’hommes, des noms de femmes, des gens qui ont réussi, d’autres qui se sont perdus, des bons, des lâches… Et tout en haut de cet arbre, il y aura deux noms: Autin-Boileau.

Et si le futur m’exauce, alors le professeur demandera « qui dans cette classe a des arrières grands parents, des grands-parents, des grands-oncles ou des grandes-tantes, qui se sont mariés avec quelqu’un du même sexe? » Et plusieurs enfants, un quart, la moitié ou même tous, lèveront la main. Non pas honteux, mais ravis au contraire, comme peuvent l’être les enfants qui sont contents quand leur histoire, la petite, la leur, s’inscrit dans l’Histoire, avec un grand H.

-Lexie Swing-

Mon histoire d’amour avec Norman Rockwell

Norman Rockwell… ce n’est pas un acteur en vogue, ni un tennisman en devenir. Il n’a rien d’un chanteur de pop, rien, non plus, d’un chef trois fois étoilé à la célébrité télévisuelle montante. Et, non, ce n’est pas un ex ;-).

J’ai fait sa connaissance à Philadelphie, il y a plus de dix ans. Là, déjà, ça sent l’histoire classe, le petit café au coin d’une rue pavée. Je lève les yeux, il me regarde, je le regarde, il se lève… Wow, on s’emballe là. Je rembobine. J’ai fait sa connaissance à Philadelphie, il y a plus de dix ans, lors d’une exposition temporaire qui lui était consacrée. Il était mort depuis vingt ans.

Doctor and Doll - 1929

Doctor and Doll (Norman Rockwell) – 1929

Norman Rockwell, c’est cet illustrateur américain de génie qui fut une célébrité en son temps. Wikipédia le décrit comme un « peintre naturaliste de la vie américaine du XXe siècle ». Pendant plus de quarante ans, il a ainsi croqué le quotidien de ses compatriotes pour les couvertures du Saturday Evening Post.

Lorsque je contemple son travail, je ressens la même émotion qu’en découvrant le travail de l’illustrateur français Sempé (le dessinateur du Petit Nicolas) ou les photos d’Elliott Erwitt. J’aime ces dessins qui croquent des vies que je ne côtoierais jamais, mais qui me donnent la possibilité d’imaginer ce qui a été et comment vivaient les gens. J’aime cet illustrateur qui se passionnait plus pour ses voisins de palier que pour les célébrités de son temps, ou pour les grands patrons. J’aime son regard, vif et juste, jamais réducteur, et parfois cynique. Et j’aime plus que tout ce dessin sur lequel une petite fille noire se rend à l’école des blancs, escortée par des agents fédéraux, cernée par des lancers de tomates mûres, en pleine période ségrégationniste.

The problems we all share. - 1964

The problems we all share (Norman Rockwell) – 1964

Sa femme et lui-même ont créé un musée dans le Massachussetts, à Stockebridge, n’hésitez pas à aller y faire un tour si vous êtes de passage…

J’ai fait sa connaissance à Philadelphie, il y a presque quinze ans, et je ne me lasse pas, depuis, de redécouvrir son travail…

-Lexie Swing-

Courgettes farcies: feta, jambon, boulghour

Le boulghour, c’est la version chic du riz. En accompagnement de légumes farcis, il est délicieux. Alors quand il devient à la fois la farce et l’accompagnement, il est juste sublime. Les adeptes du « sans gluten » pourront le remplacer par du quinoa, en adaptant le temps de cuisson.

Pour deux personnes, prévoyez quatre courgettes rondes de taille moyenne, un fond de boulghour, de la feta, des herbes de Provence, du jambon blanc (ou des lardons).

Duo de courgettes farcies./ Photo DR Lexie Swing

Duo de courgettes farcies./ Photo DR Lexie Swing

Préchauffez votre four à 180°. Lavez puis évidez les courgettes après avoir mis leurs chapeaux de côté. Conservez 100g de chair de courgettes. Placez vos courgettes dans un plat allant au four, faîtes couler dans chacune d’elle un filet d’huile d’olive et ajoutez une pincée de sel. Enfournez pour 20 minutes.

Profitez-en pour faire un truc utile, la vaisselle par exemple. Un ordinateur à proximité? Je vous laisse (re)découvrir l’impro de Bruno Mars durant le défilé Victoria Secret de décembre 2012. Deux ou trois pas de danse et on se remet au boulot.

Faîtes cuire un demi-verre de boulghour avec un bouillon-cube dans un grand volume d’eau salée durant huit minutes. Pendant ce temps, mélangez aux 100g de chair de courgettes, 60g de feta et une tranche de jambon blanc coupée en petits morceaux. Ajoutez la moitié du boulghour et une cuillère à café d’herbes de Provence. Salez et poivrez. Répartissez dans les courgettes évidées. Dispersez le reste du boulghour dans le plat et ajoutez un demi-verre d’eau.

Enfournez pour une quinzaine de minutes à 180°.

Bon alors, « Bruno », vous le trouvez comment? ;-)

-Lexie Swing-

Soupe new-yorkaise pour mois de mai hivernal : carottes et céleri

Lorsqu’il fait 10 degrés dehors, on rêve de se chauffer les mains au dessus d’un bol de soupe. Même si l’on est en mai. Et on l’imagine veloutée et pleine de peps. Surtout si l’on est en mai.

Voici donc la recette de la soupe new-yorkaise, découverte sur un coin de bar à Dublin (faut être cosmopolite). Un petit bijou de vitamines, ronde en bouche et rapide à faire.

Soupe carottes-céleri./ Photo DR Lexie Swing

Soupe carottes-céleri./ Photo DR Lexie Swing

Pour deux personnes, il vous faudra deux grosses branches de céleri, 8 à 10 carottes moyennes, un bouillon cube, huile d’olive, sel et poivre.

Lavez et émincez vos branches de céleri après avoir retiré les fils, et faîtes-les revenir rapidement dans une cuillère à café d’huile d’olive. Epluchez les carottes, coupez-les en gros morceaux et mettez-les dans une cocotte-minute avec le céleri. Recouvrez les légumes d’eau et ajoutez le bouillon-cube. Laissez cuire 20 minutes à partir du sifflement de la cocotte.

Lorsque vos légumes sont cuits et que vous avez passé sous l’eau la main que vous vous êtes brulée en ouvrant la cocotte trop vite, mixez vos légumes en ajoutant suffisamment d’eau pour que votre soupe ait la consistance que vous souhaitez. Accompagnez-la d’un pain complet ou au céréales, couvert d’une fine couche de beurre salé ou de fromage frais.

Dégustez en narguant, votre bol à la main, l’orage qui gronde dehors.

Oooh joli mois de mai…

-Lexie Swing-