Le temps des fêtes 

Août est un mois chargé en célébrations chez nous. Outre le fait que mes neveux sont nés ce mois-ci, ainsi qu’une petite fille qui m’est très proche, nous enchaînons également en quelques jours notre anniversaire de rencontre, celui de l’arrivée de mon amoureux au Canada, l’anniversaire de naissance de notre cadette, ainsi que celui de l’arrivée de ma grande, du chien et de moi-même dans notre patrie d’adoption.
Août est un beau mois, il nous réussit certainement. Depuis dix ans désormais, nous célébrons donc chaque année notre rencontre, du moins nos retrouvailles si l’on tient compte du fait que l’on se connaît depuis l’adolescence. Nous avons tenté de nous souvenir de chacun de nos anniversaires, puisque nous les fêtons, mais sans succès! Il y a comme un creux aux alentours des années 2011 et 2012, une incertitude. Quand avez-nous mangé dans ce restaurant sur Saint-Laurent? Est-ce pour notre anniversaire que l’on s’est offert ce voyage? Impossible d’avoir la timeline parfaite. Le temps a fait son œuvre et effacé nos repères, à défaut de notre sentiment d’avoir, malgré tout, réussi. Puisque cela fait dix ans et que l’on débat toujours avec autant de plaisirs, que l’on rit, que l’on échange, et que l’on se choisirait encore certainement, pour une première danse. Bien sûr, les défauts sont devenus plus pesants, et l’habitude a parfois pris le pas sur le plaisir de la découverte. Le fait d’avoir des enfants a fait naître aussi, l’envie plus pressante d’être seul(e). Chez soi, et surtout dans sa tête. Quand les enfants se taisent, on n’a plus autant envie qu’autrefois de relancer une discussion et l’on apprécie la quiétude du silence, fut-il partagé à deux. Mais on a appris aussi à nommer cette évidence, à souligner les incohérences, souvent au prix d’éclats de voix, histoire d’éviter d’autres éclats, au niveau du cœur. Et c’est ça aussi, dix ans. L’âge de sagesse (bientôt la préadolescence! À nous les emportements hormonaux, les boutons pis les cellulaires au forfait bloqué!)

4 ans également passés ici, au Québec. 4 ans de rebondissements, de changements, de joie, de tristesse aussi, mais 4 ans passés dans la plus complète certitude : ici, c’est chez nous. Le Canada n’est pas un eldorado mais il est indubitablement notre petit paradis terrestre. Ses gens bien sûr, mais aussi ses perspectives, sa beauté inégalable, sa richesse, ses surprises, ses associations alimentaires, ses initiatives à destination des enfants et la manière dont la famille est valorisée, sa tolérance, son climat lunatique, sa faune étonnante, et surtout ce sentiment qu’il me procure de n’être jamais complètement arrivé chez moi. Comme si ma vie, depuis 4 ans, était un perpétuel voyage en terre inconnue.

Et puis deux ans d’elle, mon amour. Deux ans que tu ris aux éclats, que tu grimaces, que tu nous enchante. Un an bientôt que tu marches, que tu grimpes, que tu cours, que tu sautes, que tu grimpes encore, et toujours plus haut, que tu fais la sourde oreille, que tu fais des câlins, que tu parles désormais, que tu chantes «Maman les p’tits bateaux» même si tu ne te rappelles jamais de la partie avec le gros nigaud. Tu es mon soleil E. Je t’aime tellement.

-Lexie Swing-

 

 

 

 

Spiderman pour tous 

Hier, je me suis disputée avec ma fille de 4 ans. Elle affirmait quelque chose, j’assumais le contraire. Ce ne sera pas la dernière fois. Mais c’était la première fois sur ce sujet-là. Les princesses qui sont pour les filles et les super-héros qui sont pour les garçons.
Depuis sa naissance, nous lui rabâchons que tous les jouets sont pour tous les enfants. Que Sophie peut aimer Dora ou Batman, et que Gabriel a le droit de préférer Princesse Sophia aux méchants de Star Wars. C’est correct parce qu’en plus, comme dit Gabriel, «le méchant l’est moche alors que Princesse Sophia elle est belle et elle sent bon». Je pense qu’il a une édition spéciale de Princesse Sophia parce qu’elle sent les Caraïbes, mais passons.

Depuis sa naissance, nous lui avons laissé le choix le plus large possible : des poupées, des légos, des voitures, des outils de construction, une ferme… On a magasiné dans toutes les couleurs, pas trop aidés en ça par le grand Dieu des jouets pour qui une poussette est rose, sinon ce n’est pas une poussette, c’est une moto madame (et c’est pour les garçons).

B. a une préférence pour les poupées, et c’est bien correct parce qu’elle a eu le choix. On ne lui a pas imposé de poupées, elle a choisi d’elle-même de se diriger plutôt vers ce jouet-là. Depuis elle a ouvert une garderie, et elle squatte la pouponnière en regardant les bébés d’un air énamouré. Récemment elle a proposé à mon amie d’échanger sa sœur contre son bébé de 8 mois, je pense donc qu’elle est comme «faite pour aimer les bébés». Elle a ça en elle, et c’est beau à voir.

Reste que, aussi fou que ça puisse te paraître, Miss Swing, ma grande fille de 4 ans et demi, aime aussi Spiderman. Moi aussi ça me choque un peu qu’elle adule autant un gars qui pense que le body rouge et les collants bleus sont un bon match, mais on ne choisit pas les gens qu’on aime.

En vrai, je crois qu’elle aime plutôt ce qu’il est «en dedans» : courageux, tolérant… et puis il sait voler, ou du moins se balancer d’immeubles en immeubles, et j’avoue qu’on aimerait tous savoir faire ça, surtout à l’heure de pointe quand les saumons remontent René Lévesque et qu’on met 30 minutes pour faire Peel – Metcalfe.

Fait que, tu vois, ça m’a un peu chiffonnée de l’entendre me dire qu’hier, elle n’avait pas choisi le verre Spiderman parce que c’était pour les garçons. Ce qui m’a encore plus chiffonnée, pour ne pas dire que je contenais courageusement le hurlement qui résonnait dans ma poitrine, c’est que j’ai compris qu’elle n’avait pas eu le choix. Qu’elle avait choisi entre Elsa et Cendrillon, quand Gabriel a dû se décider entre Spiderman et Star Wars.

Mais là où j’ai atteint mon point de non-retour, et que le hurlement est sorti pour de bon, c’est lorsque ma petite fille de 4 ans et demi à qui je répète depuis l’aube de ses jours que les filles, comme les garçons, sont égaux et que tous les jouets sont pour tous les enfants… c’est lorsque cette petite fille là m’a dit «j’ai compris maman ce que tu dis, tout le monde peut jouer avec tout… Regarde on sait que les légos et la construction c’est pour les garçons mais je joue quand même avec, je joue aussi à des jeux de garçons.»

«Pourquoi ce serait pour les garçons?», j’ai demandé.

«Parce que regarde, il y a du bleu, du marron, du vert. Et puis les jeux de construction, c’est plutôt pour les garçons, et puis les poupées pour les filles», elle m’a répondu. Ma petite fille, qui construit chaque soir des immeubles de légos, avec des spidermen qui sautent entre les tours, pensent qu’elle «joue à des jeux de garçons.»

Parfait (je ne te remercie pas).

-Lexie Swing-

Le nouveau LOV de Montréal

Frites et ketchupIn LOV with, je suis LOV de… Il y a bien des jeux de mots que l’on pourrait faire avec le deuxième opus dans l’histoire d’un restaurant vegan très aimé à Montréal : le LOV.

L’original, comme les gens l’appellent, est situé dans le Vieux-Montréal. Suffisamment bas sur la rue McGill pour qu’il soit inaccessible aux travailleurs du centre-ville, comme moi. C’est donc avec beaucoup de ravissement que j’ai appris l’ouverture d’une deuxième succursale, à l’angle de De La Montagne et Sainte-Catherine.

Sans être complètement sous le charme de la deco intérieure – il y a un petit côté années 50-60 de certains items et motifs qui n’est pas à mon goût – je suis déjà accro aux plats proposés.

Pour moi qui suis veggie et qui adore les plats véganes pour la complexité des préparations et la nouveauté des associations, je suis servie avec le LOV.

J’ai testé le Grilled Cheese à la confiture camerise et aux courgettes. En accompagnement, nous avons fait le choix des frites et ketchup maisons (avec de la cannelle, incroyablement bon selon mon amoureux qui a eu honte quand j’ai demandé « mais y’a quoi dans votre sauce tomate ») (il paraît que le ketchup maison, ça ne se compare pas à de la vulgaire sauce tomate ). Un goûteux smoothie accompagnait le tout.

Gâteau veganePour les besoins de la cause uniquement nous avons succombé à la carte des desserts. Mon verdict positif est sans appel et la photo ci-dessus devrait parler d’elle-même.

Plusieurs personnes de mon entourage ont testé le LOV avec toujours la même réflexion : « on ne dirait pas que c’est un végane ». Parce que les plats sont originaux, les alliances recherchées et que les restaurateurs restent à l’écoute des clients en proposant notamment des options de fromage et d’oeufs bios.

La bonne bouffe, en parfaite harmonie et en belle compagnie.

Les prix du midi : entre 6 et 14 dollars pour une entrée, 11 dollars pour un burger et 14 dollars pour un plat de gnocchis.

Un plat sur la carte : la casserole des Indes, un plat mêlant aubergine au cari, pancakes de pois chiches et chutney d’abricots.

Bon à savoir : le LOV est aussi ouvert le soir, et pour le brunch la fin de semaine. Les ingrédients utilisés sont majoritairement locaux et/ou bios.

Et vous, votre avis sur le LOV?

-Lexie Swing-

Restaurant LOV, 1232 Rue de la Montagne, Montréal, QC H3G 1Z1. Autre succursale rue McGill. Réservations au (514) 287-1155 ou en ligne : http://www.lov.com/

Crédit photo : Lexie Swing

FaceTime family

FaceTime expat enfantsQuand j’étais enfant, mes grands-parents appelaient chaque mardi, le soir venu. «Que fais-tu cette semaine?» et « C’est tout ce que tu me racontes?» étaient probablement des questions rituelles. Avec les années, mon envie de leur confier mon quotidien a connu quelques avaries, mais la constance de leur appel, elle, a demeuré.

C’est avec la quasi même constance que nous appelons les grands-parents de nos filles, chaque semaine. Il y a quelques oublis et des semaines aussi plus prolifiques, mais la répétition est là, généralement la fin de semaine, décalage horaire oblige. La différence est que Miss Swing n’a jamais su porter un téléphone à son oreille. Dans le monde de ma grande, le téléphone a un visage et on le regarde avec ses yeux.

Nos relations sont des «FaceTime ones». Comme beaucoup d’expatriés ou d’immigrés, mais aussi finalement comme des millions de parents dans le monde. Parce que Clermont-Ferrand est à 4 heures de Paris, et que ça prend autant de temps de faire Montréal-Vancouver que de traverser l’Atlantique. Nous sommes tous des parents au bout du monde, au bout d’un monde. Combien d’entre nous ont encore la chance d’avoir leurs parents, les grands-parents de ses enfants, à distance de marche?

Alors à défaut d’être à distance de marche, ils sont à portée de voix. Il n’y a rien comme un tout-petit du XXIe siècle pour déverrouiller un téléphone ou une tablette et reconnaître le nom de ses grands-parents dans la liste des derniers appels vidéos. Plus ils grandissent, plus les choses racontées s’étoffent et plus les appels durent.

On les trimballe dans la maison, et les visages virevoltent au gré des idées de l’enfant qui les transporte. Il devrait y avoir un nom pour cette nausée qui gagne la personne ainsi bringuebalée. Ils ne voient souvent de leur petit-enfant que le haut des yeux, le front et la pointe des cheveux. Beaucoup de plafond aussi. Ils sont retournés à demi, vers le jeu qu’on voulait leur montrer ou le dernier dessin créé. Et ils essayent de deviner. Ponctuent de « oh c’est joli » et de « ah oui vraiment » les réflexions de leurs petits-enfants, qui comme tous les enfants ont le verbiage aléatoire et les histoires un peu trop longues.

Parfois, ils sont juste posés là, en travers de la table du petit déjeuner, appuyés sur le pot de confiture, entre deux tartines beurrées. Ils partagent un peu de notre quotidien, tentant de comprendre entre les bouchées et les postillons. Sans parler de cette fichue tablette qui s’affale sans cesse, le pot de confiture glissant imperceptiblement sous le poids de l’écran. Personne ne connaît aussi bien le plafonnier de la cuisine que les grands-parents.

Reste alors le perpétuel questionnement. Tempête reconnaît-elle ces grands-parents nés de l’autre côté de la grande flaque? Qu’y a-t-il de similaire entre ces faces un peu pixellisées et les visages de chair et d’os qu’elle malaxe entre ses petites mains potelées, lors des retrouvailles.

La voix.

J’ai mis longtemps à deviner à quoi mes filles reconnaissaient leurs grands-parents, et j’ai fini par comprendre. Leur voix est unique. A peu près inchangée entre l’appareil et la réalité. La voix de mon père a créé le souvenir nécessaire à B., lorsqu’à 18 mois elle s’est retrouvée face à lui, qui l’attendait sur le perron de notre maison. La voix de ma mère est imprimée dans la mémoire de Tempête, qui galope à travers la maison lorsque je l’appelle en catimini depuis ma chambre. Celle de ma belle-sœur, leur tante, est inimitable. Tout comme les rires de leurs cousins, «venus dîner chez Mamie».

Au Québec, on dit souvent que ça prend un village pour élever un enfant. Désormais, ça prendra un peu plus que ça. Quelques états, un océan, des milliers de kilomètres, des trajets en avion, et des grands-parents à portée de voix. FaceTime en plus.

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

 

Aider un enfant de 4 ans à changer son comportement 

Prendre l'avion à 4 ans J’ignore comment vous percevez Miss Swing, mais c’est peu dire que le surnom de «Tempête» lui conviendrait parfaitement à elle aussi ces temps-ci. Elle crie, elle tape, elle bouillonne, elle coupe la parole, elle répond… Je peux dater assez précisément nos premiers déboires : le jour où je suis tombée enceinte de sa petite sœur. Son sixième sens lui a fait comprendre avant moi les chamboulements à venir. Depuis, nos journées ont connu leur lot de cris et de tornades.Cela fait donc deux ans et demi, mais les choses sont devenues plus compliquées il y a an. Le combo «ma sœur est en fait un véritable individu»/«j’entre dans le fucking four» a eu raison de …sa raison. Comme tous les parents modernes, nous avons lu, expliqué, crié, pleuré, puis recommencé. On en est de nouveau au début. Nous avons lu. Nous nous sommes mis ensemble, et nous avons décidé d’aborder le problème différemment. Avec ce que ça prenait de psychologie et de patience, de rabâchage et de «conséquences» (punitions).

On galère toujours à mort…

… mais moins quand même. On voit une lueur d’espoir. On gratte un peu et on s’aperçoit que la petite B. est bien là, sous la fureur née de la jalousie et la rage de tout comprendre et de ne rien pouvoir faire seule. Elle a une petite voix flûtée que je ne comprends pas toujours tant elle est haut perchée. Et des raisonnements qui laissent pantois.

« Je peux avoir encore du lait?

– Non chérie, tu n’auras plus faim pour le souper.

– Mais papa, le lait ça se boit. Si je bois encore du lait, je n’aurais plus soif. Mais j’aurais toujours faim!»

CQFD.

C’est en googlant « mon enfant de 4 ans tape» que j’ai trouvé mes premières réponses utiles. Car sa violence est, à date, notre principal problème. Le plus visible en tout cas. Les solutions que l’on a trouvées, celles auxquels on a réfléchies ensemble, évolueront sans doute. En attendant, les voici.

Être parents ensemble

Miss Swing a un soleil, moi. Je dis ça sans rire. Et avec un peu de désarroi. Mais pour bien éduquer, il faut que les adultes de la maison travaillent ensemble et de façon cohérente. Pas seulement physiquement, mais aussi dans le cerveau de son enfant. Malgré le temps dévolu à nos enfants (quasiment égal), les temps de jeu (égaux), les fois où l’un ou l’autre allait les chercher à la garderie (égales), Miss Swing se tourne toujours vers moi. Par automatisme certainement, et aussi parce qu’elle semble penser que j’ai la réponse pour toute son existence. Nous nous employons à déconstruire ça en repensant nos rôles et notre implication respective. Il n’est pas juste que ce soit toujours le même qui soit le bad cop, et toujours le même qui propose d’aller manger une glace ou de repousser l’heure du coucher. À côté de ça, mon chum a augmenté le temps consacré à notre fille : plus de partage, plus de jeux, plus de discussions. Nous voulons qu’elle comprenne que nous sommes deux, inséparables dans son existence, avec un discours commun.

Atténuer la jalousie

C’est un travail de longue haleine et il mériterait un article à lui seul. En substance, il passe notamment par le fait de lui consacrer du temps rien qu’à elle, de tenter de rester juste au maximum (pas de la punir elle seulement, en laissant à sa sœur le bénéfice du doute), de passer du temps séparément la fin de semaine, et de la valoriser comme grande sœur.

Sœur de 4 ansRéapprendre à parler normalement

«Fais la petite voix». C’est en entendant mon amoureux dire cette phrase que j’ai su qu’il avait lu à fond le dernier article que j’avais trouvé. Notre problème : Miss Swing ne parle pas, elle crie. Est-ce dû à la garderie? À son besoin de parler par-dessus sa sœur? Peut-être. Reste que cela fait vite monter la pression chez nous, avec la fatigue de la journée, les cris de la petite sœur et les tâches à accomplir au milieu de ça. «Fais la petite voix», nous lui demandons maintenant. Son papa lui a montré. Elle a reproduit. Nous recommencerons au besoin mais désormais c’est un infaillible. «Fais la petite voix, que je t’entende mieux…» Et tout le monde respire.

Se faire aider de la garderie

Lorsque Miss Swing avait la trouille des camions poubelles, je me suis fait aider de la garderie pour que nous expliquions ensemble, et avec des méthodes différentes, qu’il n’y avait pas de danger. Alors comme depuis un an Miss Swing s’endort à 22h lorsqu’elle a fait la sieste, nous avons fini par demander de l’aide de nouveau. Plus de sieste, mais un temps lecture. Et une fillette qui s’endort à 20h, fait une nuit complète et se réveille (pas toujours quand même!) de bonne humeur. Un point pour tous.

Contrôler ses émotions

Pour contrôler sa voix, encore faut-il qu’elle ne soit pas en pleine crise de nerfs. Lorsque j’ai recherché pour la première fois des informations concernant les enfants qui perdent ainsi le contrôle de leurs nerfs, je ne suis tombée que sur des articles concernant les «enfants de deux ans» qui étaient incapables de «gérer leurs émotions faute de vocabulaire». Rien ne pouvait être plus faux de notre côté. Une enfant plus âgée, un vocabulaire très élaboré pour son âge… Alors quoi penser? Finalement, en cherchant plus autour du Fucking four, je me suis aperçue que la gestion des émotions restait difficile à cet âge également. On parlait de «coups dans la porte», «d’objets qui volent», «d’enfant capable de hurler à en shaker de nervosité». Là, ça me parlait. On est donc revenu à la base : exprimer ses émotions, rappeler qu’il est correct d’être en colère, évoquer l’idée de la frustration, trouver ensemble des solutions pour gérer ces débordements. C’est notre difficulté la plus intangible et la plus difficile à gérer. Lorsque nous atteignons un certain point de colère, un bouton «non retour» se met en place et il est alors quasiment impossible de la faire revenir rapidement à un seuil de contrôle. On y travaille!

Routiniser, décrire et expliquer

Pour prévenir les crises, nous essayons d’annoncer ce qui vient ensuite dans la journée et de respecter un certain rythme. «Nous allons arriver à la maison, je vais te détacher et tu monteras sur le perron pour m’attendre pendant que je détache ta sœur et que je prends les sacs. Tu marches directement et tu vas jusqu’en haut» fonctionne nettement mieux désormais que «Voilà, tu es sortie de la voiture, va en haut allez, non ne t’arrête pas au milieu de la route! Monte je te dis! Pourquoi tu reviens? Bon sang la moto, attention…!!»

Parc des aviateurs Utiliser des phrases positives

C’est beta comme tout et pourtant nous nous sommes aperçus que dire «marche sur le trottoir» était plus efficace que «ne marche pas sur la route». C’est pourquoi «Fais la petite voix» a trouvé enfin un écho alors que «parle moins fort» pouvait être répété jusqu’à 45 fois sans succès. On a naturellement tendance à utiliser la négation, qui est certainement plus difficile à comprendre pour un enfant. «Range après avoir joué», «mange avec tes couverts» et «utilise un mouchoir» devraient donc être plus efficaces que «Ne laisse pas tout traîner!», «Ne mange pas avec tes doigts» et «Ne mets pas tes doigts dans ton nez!». C’est particulièrement vrai, je pense, lorsque l’enfant a une capacité d’attention moindre et qu’il a tendance à écouter seulement certains mots de la phrase.

Montrer l’exemple

J’ai rendu à B. une gifle qu’elle venait de me mettre. J’écris ça là. Vous en pensez ce que vous voulez, vous condamnez, vous reconnaissez que ça vous est arrivé une fois aussi, vous admettez, vous ne pouvez pas concevoir, etc… Le fait est que, c’est arrivé alors qu’elle venait de taper violemment sa sœur et que je l’ai saisie par le bras en criant «on ne tape pas dans cette famille». Elle m’a tapée, et je lui ai rendue. Si je suis parfaitement honnête, j’ai réagi d’instinct, je ne me souviens pas avoir réfléchi à quoi que ce soit. J’étais très en colère devant la violence et la gratuité de son premier geste (envers sa sœur). La gifle qu’elle m’a mise m’a surprise (dans le mauvais sens du terme) et les guts ont fait le reste.

Reste que… A quel point est-ce abscons de crier «on ne tape pas dans cette famille!» pour ensuite gifler son enfant? Je sais, je sais… Moi aussi je me suis trouvée cave. Si je donne cette règle, je dois pouvoir l’appliquer en premier lieu. Désormais, je me calme d’abord, ça m’apprendra!

La règle des trois R

Pour bien éduquer il faut être capable de se contrôler. Et Dieu sait que ce n’est pas toujours évident. La règle des trois R est donc : Recule, respire, réagis. En d’autres termes : tu sens que tu vas décapsuler, tu recules un peu, tu t’isoles, tu prends une marche si nécessaire. Lorsque tu es prêt à jouer ton rôle de parent patiemment et efficacement, tu reviens.

Et tu recommences deux minutes plus tard parce que les cris suraigus de ton petit dernier ont eu raison de tes bonnes résolutions.

À la nôtre hein! On s’en sortira…

-Lexie Swing-

Intégration à la nouvelle garderie 

Garderie CPEC’était hier. Pas comme dans l’expression mais en vrai. C’était hier. Nous avions fait le lobbying qu’un changement de garderie mérite : il y aura de supers nouveaux jouets, les amis seront formidables, as-tu vu la belle bibliothèque, regarde il y a une toilette pour chaque local (on a les arguments qu’on peut).

On était tellement bons que Miss Swing, il y a une semaine, fanfaronnait auprès des éducatrices qu’elle allait quitter. « Je pars, je m’en vais, la nouvelle garderie est tellement mieux, il y a même des VÉLOS ». Un sens du comico-tragique digne d’un Feydeau.

Le public s’est contenté de serrer les dents et de hocher la tête, en nous souhaitant bonne continuation.

Nous voilà donc, devant les portes de la nouvelle garderie. On a préparé les mouchoirs et offert des bouteilles Paw Patrol pour attirer les filles vers la cour. Les enfants jouent en criant dans le soleil déjà chaud de l’été (une rareté ces jours-ci). 

Je m’arc-boute, prête à traîner mes enfants… et Tempête me fausse compagnie pour enfourcher un vélo trop grand pour elle. Accrochée à ma main, B. disparaît soudain, ne résistant plus à l’appel du carré de sable, de la petite butte d’herbe, des ballons qui rebondissent et de la maisonnette dans laquelle se cacher.  La fontaine d’eau constitue à elle seule un nouveau passe-temps. Plus de chandail trempé par une gourde mal vissée (ou mal visée, selon les jours, les éducatrices tentant d’abreuver les enfants « à distance » pour éviter la contagion), mais de l’eau à profusion en appuyant sur un simple bouton.

J’attendais les grands cris, du mélodrame et des jupes déchirées (la mienne), je n’ai récolté que des regards fuyants et des « oui oui ok maman à tout à l’heure ». Tempête n’a même pas daigné lever les yeux à notre départ. 

Leur grand-mère les a récupérées ébouriffées et ravies trois heures plus tard. L’une avait fait du vélo, l’autre des jeux dans la cour. Les deux avaient su utiliser les salles de bains et sentaient bon la crème solaire.

Quant à la garderie elle-même, Miss Swing est formelle, il y a un truc incroyable, « ils servent du lait avec la collation, t’imagines ça Maman! ».

Par contre elle a trouvé la balade en vélo trop fatiguante.

Intégration 1 – doutes 0. Mais on m’a prévenu, il y a toujours un petit coup de mou quelques jours plus tard. Reste que l’intégration-en-trois-semaines-de-pleurs-c’est-normal-madame-tous-les-enfants-font-ça n’est plus qu’un mauvais souvenir.

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Un p’tit vélo dans la tête {Remorque Coaster XT/Stroll de Thule}

Remorque enfantLe Canada, la Rive-Sud, Saint-Bruno, ses enfants et ses vélos partout… Il n’en a pas fallu plus pour que je me mette moi aussi à rêver d’un monde que je parcourrai à dos de bicyclette après avoir durant tant d’années chevauché une selle de cheval. Le vélo de mes rêves offert par mon amoureux, il restait une autre inconnue pour résoudre l’équation : que faire des enfants ? Le chariot Coaster XT/Stroll de Thule est alors entré en scène.

Ladite remorque, affectueusement appelée la chariotte chez nous, venait de faire son apparition chez MEC, enseigne incontournable au Canada pour les sports d’extérieurs.

Thule, marque suédoise, avait passé haut la main la barrière des critiques et avis Internet. Réputés solides, confortables et bien pensés, les chariots Thule avaient tout pour plaire… sauf leur prix! 600 dollars pour une remorque une place lorsque j’avais besoin de deux. C’était encore plus que ce que je payais chaque semaine pour la garderie, ce qui n’était pas peu dire !

La nouvelle Coaster était peut être moins passe-partout. Elle n’avait pas non plus la possibilité de se travestir en poussette de jogging ou en traîneau de ski de fond. Mais elle était moins dispendieuse et pouvait aussi bien tenir lieu de remorque à vélo que de poussette.

Dans le magasin, nous avons mis dedans fille de trois ans et bébé de 10 mois et nous sommes repartis avec le lot. L’enfant, le bébé et la chariotte. L’histoire d’amour ne s’est jamais démentie depuis.

La remorque est bien équipée : voile de protection pour les moustiques, voile imperméable pour la pluie. Les deux se roulent de manière indépendantes si l’on ne souhaite pas les utiliser. Assises confortables (à ce qu’on m’a dit ;)), ceintures trois points et drapeau à glisser à l’arrière, suffisamment haut pour être aperçu au dessus des voitures en stationnement.

vélo enfant siègeLa roue avant se déplace afin de ne pas gêner lorsque le chariot est tracté par le vélo, et se remet facilement lorsque l’on veut repasser en mode poussette. L’arrière présente un espace de bonne taille pour ranger toute sorte d’affaires.

Nous pouvons la mettre ouverte dans le coffre de notre SUV, mais il est aussi facile de retirer les roues (elles se déclipsent) et de replier la remorque afin de gagner de la place.

A date, nous l’avons utilisée par tout temps, toute l’année, dès que nous sortions à pied ou en vélo quelque part. Nous avons commencé avec un adaptateur pour bébé (*à vendre*) en allant tranquillement à pied, puis nous avons pris la route lorsque Tempête s’est endurcie.

C’est l’un des investissements pour enfants le plus rentable que nous avons faits. La prochaine fois que l’on me demande ce qui est indispensable avec un enfant: exit le lit à barreaux, bye bye les pull-ups… Place à la chariotte!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Conseils vitaux pour déboires parentaux

4 ans et quelque de gestion parentale m’ont appris beaucoup de choses sur moi-même, et la vie en général. Qu’un instant de silence peut-être aussi vital qu’un verre de vin à 15h30. Qu’un instant de silence à 15h30 est aussi suspect qu’une chambre d’enfant rangée plus de deux minutes trente post-ménage. Qu’une chambre d’enfant rangée est en fait une illusion Pinterest, etc.

J’ai été en criss jusqu’au bout de mes ongles pas faits (mais pas rongés), souvent, mille fois par jour. J’ai été merveilleuse d’inventivité, méchante à force d’être tannée. Tour à tour mère parfaite et Folcoche exacerbée, tenant par un bout de pied le poupon au-dessus de la poubelle et criant «je compte jusqu’à trois, si tu ne ranges pas ces légos tu peux lui dire ADIEU». (Reposez ce téléphone, je parle d’une vraie poupée, en plastique noir, avec deux yeux qui se ferment dont un, un peu croche). Une bipolarité parfaite, au rythme des cris, des rires, des supplications et des «je t’aime maman, tu es mon amour de ma vie maman».

À date, j’ai survécu. Et croyez-moi il y a des jours où je me trouve héroïque. Où j’aurais le goût de chialer tellement le salon est crade et rempli de jouets poilus – merci le chien – et que ce fichu lave-vaisselle est encore, ENCORE bon sang, à vider. Et je ne chiale pas. Parce que j’en ai juste pas le courage, parce que je suis trop fatiguée, rendu là.

Il y a aussi d’autres jours parfaits, où on fait les choses dans le bon ordre, où la maison est correcte, où les enfants chantent et où je fais des superbes chorégraphies dès potron-minet sur l’air de «Sardine à l’huile, que fais-tu là? Ouachichi, ouachacha…»

Il y a des astuces au quotidien pour donner à la routine un semblant d’efficacité, et pour ne pas vivre à mille à l’heure la main sur le buzzer et l’autre sur le col de la veste de sa cadette à hurler «descends pas l’escalier j’te dis!!». Voici 5 conseils que j’essaye d’appliquer, pas toujours, mais j’essaie, et quand j’y pense, ça marche (CQFD).

Préparer les habits la veille, avec les enfants. Avant l’heure du coucher, on consulte la météo du lendemain et on prépare les vêtements dans un coin de la chambre. On a le temps de se chamailler, d’éteindre les incendies du type «je mettrais que des jupes qui tournent TOUTE ma vie durant et tu pourrais RIEN faire pour m’en empêcher» et penser au passage à préparer le sac de piscine qu’on aurait probablement oublié dans la tempête du lendemain matin. On se lève serein, ceux qui ont un enfant autonome apprécieront qu’il puisse arriver au petit déjeuner déjà tout vêtu-les-chaussettes-dépareillées (la gauche a mystérieusement disparu pendant la nuit) et c’est dix minutes de cris économisées pour tout le monde.

Avoir une boîte-à-tout. J’ai une boîte-à-tout à l’entrée de la maison. C’est la boîte des choses à ne pas oublier. Les clés. La tenue de rechange. Le courrier à traiter dans la semaine. On y pitche l’essentiel et ça marche bien mieux que de se coller des post-its sur le frigo ou de lancer «Dis, tu me rappelleras de prendre…». Et ça évite de perdre certaines choses. «Elles sont où les casquettes?», «Dans la boîte!». «T’as pas vu mes lunettes?» «Si, dans la boîte!». «On devait pas penser à…» «DANS LA BOÎTE!». «Il est où le chien?» «Euh…?» (Pneus qui crissent, demi-tour au feu rouge, déboulement dans le jardin pour retrouver le chien qui mouette devant la porte).

Préparer le repas la veille ou le matin. Eille, je vous entends déjà rouspéter! J’admets que ça prend du temps que l’on n’a pas toujours, le soir ou le matin. Mais rappelez-vous de cette sensation délicieuse d’un retour à la maison en sachant que le repas vous attend tranquillement dans le bac du frigo? Les chanceux lanceront leur Thermomix ou leur mijoteuse programmable. Les autres (dont moi, qui n’aime pas savoir que quelque chose cuit lorsque je suis absente de la maison) commenceront leur préparation la veille ou le matin pour rentrer à la maison plus serein. On arrive, on enfourne les lasagnes précuites et on va donner le bain. Les enfants se lavent seuls? On s’assoit sur le sofa, les pieds nus sur la table basse et on savoure un verre bien mérité.

Tout ramener devant les chambres. Je me retrouve toujours à ranger une fois les enfants couchés. Et en attendant qu’elles soient complètement endormies, je ne sais jamais que faire du linge que j’ai plié et des jouets que j’ai ramenés. Désormais, je les empile à l’entrée de la chambre, si nécessaire dans une boite dédiée ou sur une petite chaise. Je profite de ma soirée dans un salon et une cuisine dégagés, et je range dans leurs chambres en allant me coucher. J’oublie? Pas grave, ça fera un excellent exercice de «montre-moi comme tu es autonome et range bien ta chambre mon grand». Miss Swing a parfaitement compris le concept : elle empile dans un coin sombre et place son pouf au-dessus en attendant que la motivation la gagne.

Apprendre à lâcher prise. L’état de la cuisine me met à l’envers. Ma chambre ne reste une chambre, à savoir un espace sans linge à plier et peluches variées, que 2h seulement par quinzaine, le sous-sol est bon à karsheriser, le jardin est une forêt vierge et ça fait déjà trois fois que je demande une copie de ce reçu super important qui disparaît sans cesse dans la pile du «à ranger». Mais mes enfants sont propres (pas le soir à 17h45, là, elles sont souillées de sable et de tâches non identifiées), elles mangent à leur faim (trois petits pois et huit gâteaux). Nous sommes en bonne santé (avec trois kilos de cellulite en trop) et surtout nous avons un évier cosmique tellement immense qu’on peut continuer à s’y laver les mains après huit jours à y empiler de la vaisselle. «Je suis TELLEMENT chanceuse» me dit souvent Miss Swing en collant son 3501e autocollant Paw Patrol. Et elle a bien raison.

N’oubliez pas. No job is too big, no mum/dad is too small. You’ll figure it out.

-Lexie Swing-

Vivre de fruits et de salade {idées recettes}

Je ne voue pas un culte aux salades. « Oh si l’été c’est si frais! », « je mangerai de la salade toute l’année » et « moi une petite tomate mozza ça me fait ma journée » sont des phrases qui ne trouvent aucun écho. Je pourrais manger un camembert rôti en toute saison, ça oui. Mais les salades non.

Cependant, depuis quelque temps, je suis véritablement tombée en amour avec  les mélanges salades à feuilles – légumes – fruits. Plein de fruits.

Ça apporte de la couleur, du goût, de la fantaisie. Ça satisfait mon amour récent pour le sucré salé (brie-pommes-canneberge, chèvre-raisins…) et ça plait aussi aux enfants. Pour un barbecue avec des amis, j’ai simplement rempli pour les enfants un grand Tupperware de légumes et fruits coupés, avec quelques noix et du fromage. Grand succès! (Le plat de service est rapidement devenu l’assiette de Tempête qui y avait vidé l’intégralité du contenant.)

RecetteLa première salade est celle du barbecue. L’idée m’est venue après avoir dégusté quelque chose de très similaire dans un restaurant. Elle était tellement grosse que j’ai été incapable de finir et que j’ai emporté le restant dans un doggy bag… pour faire goûter à la maisonnée.

Dans ma propre version, j’ai donc mis du quinoa, du kale, des feuilles d’épinards, des noix, de la fêta, du concombre, des radis du jardin, des poivrons de différentes couleurs, des pommes, du raisin, et du kiwi jaune (celui dont le goût est plus doux et sucré). J’ai saupoudré de flocons d’érable et j’ai servi avec une vinaigrette à l’érable. Dans une première version effectuée plus tôt, quand j’avais tenté de copié la recette du restaurant, j’avais remplacé le kiwi par des oranges (des clémentines seraient délicieuses aussi) et ajouté des pois chiches pour un plat très complet!

RecetteJe trouve que ces salades se marient à merveille avec un barbecue, qu’ils soient fait de saucisses de porc ou de saucisses veganes. Hier, j’en ai imaginé une nouvelle pour accompagner du halloumi grillé au bbq, un fromage que je n’avais jamais testé. J’ai détesté le halloumi (peut être la marque ? N’est ce pas affreusement salé et caoutchouteux ?) mais j’ai adoré la salade.

La salade de base était faite de pousses d’épinards ajoutées à un « mélange printanier ». J’y ai ajouté des framboises, des amandes effilées, copiant une ancienne recette,  avant de disposer sur le dessus quelques tranches de poires que j’avais d’abord fait revenir à la poêle dans un peu d’huile et de sirop d’érable. Délicieux !

Découper et poêler des fruits est un peu fastidieux mais réaliser ce genre de salades ne l’est pas! Devant la mine un peu déconfite du hot-dog qu’était censé amener pour son lunch mon amoureux, j’ai pris le parti de faire un petit quelque chose de plus, pour accompagner.

J’aime ce moment où l’on se retrouve devant le frigo en choisissant tout ce qui pourrait agrémenter au mieux sa salade. Il en a résulté un mélange de feuilles, des fraises, des raisins, du kiwi jaune,  de la fêta, des noix et quelques radis.

Et vous, avez-vous des mélanges pas trop secrets à partager ?

-Lexie Swing-

Crédit photos : Lexie Swing

Enthousiasme et sportivité : mon Canada

C’était un rainy sunny day. Un de ces jours typiquement irlandais comme l’été québécois en est ponctué cette année. J’étais arrivée sous un soleil brûlant, regrettant déjà la crème solaire oubliée dans la voiture. La nourriture tout juste sortie des frigos, l’orage a tonné, sonnant le glas du temps d’été et de l’insouciance. Lire la suite →