Ce n’était pas prévu pour tout de suite. Nous voulions attendre mai, lui laisser le temps d’abandonner son lit à barreaux pour le léguer sans regrets à sa petite soeur, mais pas trop tôt non plus, elle qui est si petite encore.
Et puis, au détour du coin enfants chez Ikea, elle a plongé dans un lit. Pas un de ces lits tout petits, qui accueillent nos toddlers qui grandissent. Un lit suffisamment large pour en accueillir trois comme elle, mais aussi suffisamment bas pour que notre toute petite puisse y grimper sans encombres. En faire un lieu de repos certes, mais aussi une cabane, un radeau ou même un paquebot.
Alors on est reparti avec, comme souvent chez Ikea. On vient pour trois assiettes et l’on repart avec un salon de jardin. Logique implacable du grand magasin suédois.
Son papa l’a monté, tandis qu’elle trépignait à ses côtés, essayant de grimper dans le carton et d’assembler elle-même les morceaux. Et puis le moment est venu : elle a pris son élan et a sauté dedans. Après s’y être roulée, à plat dos, puis à plat ventre, et encore à plat dos, elle est redescendue et a couru chercher couverture et doudous dans son lit de bébé. La rupture était consommée!
Tout n’est pas encore idéal. Les deux siestes de la fin de semaine se sont faites dans le lit à barreaux, à sa demande. Et c’est un peu perdue qu’elle a suivi le déménagement de celui-ci dans ce qui sera la chambre de sa soeur. Mais le plaisir du grand lit est évident. Elle y reste tard le matin, faisant mine de ne pas entendre nos appels. Et elle en sort par elle-même lorsqu’elle l’a décidé.
Aucun regret de notre côté. Ce nouveau lit lui apporte une belle autonomie. C’est ainsi que ce matin, tandis que je pensais devoir la tirer par les pieds la soulever doucement de son lit pour l’emmener petit déjeuner, je l’ai retrouvée debout dans sa chambre, à moitié nue, enfilant chaussettes et culotte que j’avais préparées la veille. Épatant!
Et chez vous, comment s’est passé le passage dans le grand lit?
-Lexie Swing-









