Rhume de bébé: notre arsenal

Comment ça marche ce truc?/ Photo Thomas Kohler

Comment ça marche ce truc?/ Photo Thomas Kohler

Miss Swing n’a pas été beaucoup malade: une température de 19 degrés dans sa chambre, une maison bien aérée, des cheveux séchés et des vêtements adaptés ont eu raison des microbes. Les -20 degrés que nous avons parfois connus cet hiver aussi. Mais le printemps québécois et ses températures acrobatiques (26 degrés annoncés aujourd’hui, 5 mercredi), ajoutés aux quelques averses ont renversés toutes les barrières. Et depuis nous avons fait plus intimement connaissance avec le mouche-bébé et le sérum physiologique. Voici notre arsenal parfait pour vaincre les petits rhumes d’un toddler de 14 mois rapidement, créé à base de conseils et de « moi je n’utilise que ça ». – Un mouche bébé électronique et/ou un Pumpunel. J’affirme rarement officiellement qu’une façon de faire est meilleure qu’une autre, estimant que chacun fait comme il peut et s’adapte en fonction de ses propres mouflets. Mais le mouche-bébé manuel, tant vanté parce qu’il « vide vraiment le nez », est une aberration. Malgré le petit morceau de coton ou le je-ne-sais-quoi que vous allez mettre pour ne pas avaler le truc gluant que vous tenter de faire sortir du nez de votre progéniture, vous aurez quand même potentiellement droit aux microbes. Sans parler du fait que l’aspiration est vraiment forte pour un enfant de moins d’un an, ce qui explique les hurlements, les tortillements et autres gémissements. Un bon mouche-bébé électrique, éventuellement assorti d’un mouche-bébé suisse Pumpunel qui fonctionne comme une pompe manuelle, fera parfaitement l’affaire. Vous ne me croyez pas? Le bruit du mouche-bébé a un pouvoir apaisant, il suffit d’essayer de moucher bébé en pleine nuit pour s’en convaincre. Vous ne le trouvez pas assez efficace? Pas grave, vous n’avez à l’utiliser qu’en début ou fin de rhume. – Du sérum physiologique. Ou à défaut, une solution saline comme Hydrasense au Canada. L’intérêt majeur du sérum phy m’est apparu il y a peu. Alors que je textais en panique une amie à l’autre bout de l’Atlantique car je me retrouvais avec un bébé au nez plus que bouché à quelques minutes du coucher, sans mouche-bébé sous la main (hôtel oblige), elle m’a suggéré une technique infaillible: coucher la demoiselle sur le côté avec des mouchoirs sous le visage, et projeter un demi (ou un entier) flacon de serum phy dans la narine la plus en hauteur, tout en maintenant la bouche de bébé fermée pour qu’il n’avale pas. Rien qu’à voir la quantité de liquide qui est ressortie de la narine du bas, je suis convaincue aujourd’hui qu’il n’y a pas meilleure méthode. Comme c’est assez invasif cependant, je ne testerais pas avec un enfant de moins de 6 mois je pense, qui pourrait paniquer et avoir l’impression d’étouffer. Mais ce n’est que mon avis. – Du Kalium Bircromicum 9CH. Ce petit flacon de granules homéopathiques nous vient de la grand-mère de Miss Swing. Selon elle, il serait parfait pour limiter les nez qui coule (réduire la fluidité du moins). A raison de 3 granules par narine, ça fait 6 granules à faire fondre dans de l’eau. 9 ou 12 si Mère nature a été plus généreuse au niveau olfactif. A l’âge de ma demoiselle, les granules tendent à être avalées avant d’avoir eu un quelconque effet, je les fais donc fondre dans le bouchon du biberon qui devient un petit verre parfait… Et hop dans le gosier! – De l’extrait de pépins de pamplemousse. 3 gouttes 3 fois par jour à partir de 9 kilos. De quoi booster les défenses naturelles et accélérer la guérison!   Et vous? Quelles sont vos techniques infaillibles pour faire fuir le rhume de bébé?   -Lexie Swing-

Muchachas, de Katherine Pancol

Muchachas./ Photo Laeti

Muchachas./ Photo Laeti

Je n’étais pas partie pour l’aimer. J’avais lu ses trois précédents opus (plus quatre autres plus anciens) et j’avais sautillé entre les pages, attrapant au vol quelques lignes pour connaître le fin mot de l’histoire sans avoir à me plonger dedans.

J’étais d’autant moins partie pour l’aimer que le premier contact que j’avais eu avec ce livre était un article dans lequel Pancol expliquait qu’elle avait saisi l’inspiration après avoir assisté à une scène de violence conjugale dans le Gers. Le Gers d’où je viens. « Merci de ton aide Katherine, on va encore passer pour des bouseux sans éducation », a donc été ma première réaction.

Mais Muchachas est quand même arrivé jusqu’à moi, par la voie des airs, bien rangé au fond de la valise de Belle-maman, qui le tenait elle-même de D., ma belle-soeur. Qui l’avait acheté… Pourquoi l’as-tu acheté d’ailleurs D.? Bref, je l’ai saisi et je l’ai emporté dans ma chambre. Je suis pire qu’un écureuil avec des noisettes fraîches au début de l’automne quand il s’agit de bouquins. Je les vois, je les convoite, je les empoigne et je les cache dans ma tanière.

Je l’ai donc lu, zappant parfois quelques passages pour échapper aux circonvolutions que je jugeais inutiles. J’ai tenu la main de Stella, l’héroïne, comme je le ferais pour une bonne copine. J’ai serré les dents quand sa mère se faisait cogner, enragée comme à chaque fois que j’entends parler de violence conjugale, et j’ai souri à la fin. Je l’ai quitté le coeur léger, nourrie d’une bonne histoire et d’un bon shot d’espoir. Avec des questions aussi, des tas, des pourquoi et des « j’imagine qu’on en saura plus au prochain opus ». C’est un peu un contrat forcé d’acheter le bouquin suivant mais tant pis, Stella vaut bien ça.

Je regrette simplement certaines pistes jetées en début de bouquin et jamais retrouvées, comme la dispute de Gary et Hortense ou les amours de Joséphine en Italie.  J’accuse toujours un peu la profusion de détails, de lieux et surtout de personnages qui noient systématiquement les Pancol et me fait me demander toutes les dix pages « Attends, c’est qui lui déjà? »

Mais je loue ses personnages principaux, toujours attachants, qui donnent envie d’aller plus loin dans le bouquin. Et je lui montre tout mon respect pour avoir osé aborder, elle qui a d’habitude le scénario assez léger, un thème aussi lourd et nécessaire que les violences conjugales.

Pour une autre critique et des extraits, rendez-vous chez Mes bulles d’air à qui j’ai piqué la photo.

-Lexie Swing-

La famille du vendredi: Fafa au Nigéria

Un vendredi sur deux, Lexie rencontre une famille, un couple, un voyageur en solo, des Français partis poursuivre leur vie loin de leurs contrées d’origine. Cette semaine, c’est Fafa, du blogue Expat Stuff by Fafa, qui s’invite dans la rubrique avec le quotidien de sa famille au Nigéria.

Lagos./

Lagos./

Quel est ton p’tit nom?

Faniry

De quel coin de France viens-tu?

J’ai fait mes études à Perpignan, mais quand je rentre en France je vais à Paris car c’est la où habite ma famille. C’est aussi la ville de mes premières expériences professionnelles.

Où es-tu parti(e) vivre ta vie?

A Lagos, au Nigeria

Mais surtout quand, comment et pourquoi?

Apres notre expatriation en Angleterre, nous étions censés nous installer à Paris, mais mon mari (fiancé à l’époque) s’est vu proposer un poste à haute responsabilité à Lagos, les avantages ont été plus nombreux que les inconvénients, alors on s’est lancé. On  a déposé nos valises en juin 2011. Nous sommes partis avec seulement 4 valises, aujourd’hui nous avons de quoi remplir un conteneur!

Qui as-tu emmené dans ta valise?

Mon homme! La famille s’est agrandie sur place.

Où travailles-tu, avec quels horaires, tu déjeunes sur place? Je veux tout savoir de ton job!

La première année j’ai bosse dans une école bilingue en tant qu’instit, je ramenais ma lunch box pour déjeuner sur place, et quand je suis tombée enceinte j’envoyais mon chauffeur m’acheter de la junk food (oui je sais c’est mal!!!!). Et sinon, depuis la naissance de ma princesse, je me suis lancée dans l’écriture (scénario, livre.) Je tâtonne un peu, je m’instruis, via des ouvrages sur les techniques narratives du cinéma, et diverses lectures … et bien sur je geek pas mal avec mon blog :)

Marché de Lago./ Photo The Guardian

Marché de Lago./ Photo The Guardian

Comment est la rue où tu vis?

C’est une rue très calme avec quelques résidences où logent notamment beaucoup d’expats, au bout de la rue on trouve quelques boutiques, un supermarché et des restaurants.

Quelles sont les choses nouvelles pour toi au Nigéria? 

– Voir de temps en temps un petit gecko se balader dans la salle de bain comme si de rien n’était.

– Le doggy bag. Que ce soit dans un resto cheap ou un établissement très chic, quand tu ne finis pas ton assiette, on met tes restes dans une petite boite et ça te fait un deuxième repas à la maison!  Cette pratique est peu courante en France, les gens ont peur de passer pour des radins, ici, c’est la normalité, et puis c’est moche de gâcher de la nourriture.

Où vas-tu manger lorsque tu n’as pas le temps (ou l’envie) de faire le repas?

Sans hésitation a Chocolat Royal, c’est une institution ici pour les expats. C’est un mélange de resto-salon de thé -boulangerie-pâtisserie. Les menus n’ont rien d’exceptionnels, mais c’est frais, et de bonne qualité. On y retrouve pas mal de viennoiseries et de desserts français, on peut même y commander sa galette des rois et sa bûche de Noël!

Quel rythme ont tes enfants à l’école, quelles sont les différences avec la France?

Ma pepette a 1 an et demi donc pour le moment pas d’école pour elle, nous avons une nanny/maid qui s’occupe d’elle lorsque je suis occupée. Par contre chaque mardi, une animatrice (qui travaillait avec moi dans l’école bilingue)  vient a la maison pour faire un atelier bricolage avec elle et les enfants des voisins.

La famille de Fafa./

La famille de Fafa./

Est-ce qu’il y a du bon fromage où tu vis? Et du bon vin?

Oui, et même de la bonne charcuterie! Un Français a ouvert une épicerie fine dans le quartier des affaires. Par contre ça fait transpirer le portefeuille, les produits importes sont très chers.

Tu pars où en vacances?

Pour le moment rien de prévu, comme nous emménageons normalement au Congo en juin/juillet, on ne sait pas encore si il y aura de la place pour un petit voyage “touristique” cet été. Par contre nous ferons évidemment un saut en France  pour voir la famille et les amis of course!

Et, last but not least, que fais-tu le vendredi?

Le programme du vendredi est identique à celui des autres jours de la semaine, sauf qu’en général mon mari rentre un peu plus tôt du travail donc on va a la salle de sport ensemble.

A part ça c’est le jour où je me met en mode boulangère. En fin d’après midi je mets la main à la pâte pour préparer mes baguettes “home made” pour le weekend… C’est bon et bien moins cher que les baguettes traditions précuites importes de France!

 

-Lexie Swing-

 

Québec: échange de permis français

Carte de permis québécois./

Carte de permis québécois./

Nous avons notre précieux! C’est un simple papier, que j’ai indélicatement plié en trois pour le glisser dans la pochette de mon permis français. D’ici 10 jours au maximum, je devrais recevoir la précieuse carte en plastique qui me permet de conduire ici, au Québec.

Pour rappel, vous pouvez conduire six mois au Québec après avoir validé votre résidence permanente. Et vous avez un an pour changer votre permis. Au delà, vous repassez l’examen.

J’ai testé pour vous: prendre le rendez-vous à l’aube de la fin du 6e mois, se tromper d’endroit, ne pas pouvoir se rendre à la bonne adresse, et devoir reprendre un autre rendez-vous. Or sachez que pour avoir ledit RDV, c’est environ 40 jours de délai. J’ai donc abusé des transports en commun durant un mois, faute de pouvoir continuer à utiliser mon permis français.

La bonne adresse, c’est 855 rue Henri-Bourrassa Ouest, à Montréal. Ne croyez pas, comme moi, que n’importe quel bureau de la SAAQ fait l’affaire. A cette adresse, où vous trouverez un grand parking (mais seulement une gare de train proche, et pas de métro), vous devrez d’abord faire la queue pour obtenir un ticket. Puis rendez-vous dans un grande salle où les chiffres défilent (et où ce n’est jamais le vôtre bien entendu!). L’agent vérifie vos papiers. Vous avez donc besoin:

– De votre confirmation de résidence permanente

– De votre carte de résident, si vous l’avez

– De votre permis français

– D’une preuve de domicile, type facture d’Hydroquébec

L’agent vérifie le tout, vous fait lire et signer divers papiers. Vous demande de déclarer si vous n’avez pas: de problèmes de vue, de diabète, d’alcoolisme, etc. Je n’avais rien à déclarer, je ne sais pas ce qu’il est advenu des gens qui l’ont fait (mais il paraît qu’on ne les a jamais revus ;) ).

Quelques minutes d’attente supplémentaires et c’est le moment de la photo. L’agent a à peine le temps de dire « Regardez l’appareil s’il-vous-plaît » qu’il vous shoote. J’ai peur du résultat!

Vous payez chaque année à votre anniversaire. La première fois, vous payez donc en fonction du temps qu’il vous reste jusqu’à votre prochaine fête. Pour ma part, c’est ce mois-ci, j’ai donc déboursé un peu plus de 100$. Pour Mr Swing, qui sera un peu plus vieux dans six mois, c’était environ 65$.

La carte est à renouveler dans quatre ans, je vais m’entraîner pour la photo!

 

-Lexie Swing-

 

Bébé: les derniers bons achats

C’est a priori très féminin comme comportement, mais la venue de Miss Swing m’a jeté dans une frénésie d’achats. Au 6e mois de grossesse, j’avais suffisamment de vêtements pour l’habiller en naissance, un mois et trois mois. Au 7e, j’attaquais les vêtements pour l’été suivant.

Miss Swing est née, on nous a offert des tonnes de vêtements, on nous en a donnés beaucoup aussi (la belle a 4 cousines, j’aurais pu ouvrir un magasin). Ma frénésie a ralenti mais je shoppe toujours avec un bonheur non feint dans les boutiques pour enfants. Voici mes dernières trouvailles.

– Des bavoirs Ikea. A 13 mois et demi, plus besoin des grands bavoirs qui couvrent les genoux. On est un bébé adroit, qui sait boire un biberon sans en renverser sur son tee-shirt et sans en vomir le contenu dans la minute qui suit. Le must du chic, c’est donc d’arborer un bavoir façon cow-girl, triangulaire et rayée, parfait pour se tamponner le coin d’la bouche après un p’tit jus.

Bavoir Ikea./

Bavoir Ikea./

– Un verre à bec Avent. A 13 mois et demi, le biberon c’est has-been (même si on refuse de boire avec d’autres tétines que celles estampillées “3 mois et +”). Pour boire de l’eau, vive le verre à bec Avent, avec une petite vache mignonne sur le devant et surtout un bec qui ne fuit pas, même en le secouant sauvagement dans tous les sens au dessus de la tête du chien.

Tasse Avent./

Tasse Avent./

 

– Des patous. Ces chaussettes-jambières-pantoufles sont multifonctions. Elles s’enfilent par dessus un pyjama l’hiver pour tenir au chaud les gambettes en attendant la chaleur de la gigoteuse. Elles se portent l’été avec un body (cache-couche) pour éviter que les genoux rapent sur le sol et que les échardes du plancher menacent les petits pieds. Et en plus, elles sont antidérapantes.

Patou./ Photo Les trois taquins

Patou./ Photo Les trois taquins

 

– Le petit collectionneur de couleurs. Ce n’est pas un achat personnel mais celui de A., envoyé à l’occasion de l’anniversaire de Miss Swing. Chantant, lumineux, il parle de jaune, de rouge, de bleu, il parle de voyage, de baleine et de bulles de savon. Une vraie machine à rêves ce petit livre! Aux éditions Les belles histoires.

Le petit collectionneur de couleurs./

Le petit collectionneur de couleurs./

 

-Des chaussures Pediped. A 13 mois et demi, on explore sur ses deux pieds. Le printemps venu (s’il vient), Miss Swing pourra faire ses premiers pas dehors. Pour cette future grande occasion, nous avons cherché des chaussures souples, adaptés aux premiers pas. Pas de Kickers ici au Québec, nous avons donc déniché LA super marque pour enfants (qui existe aussi en France par ailleurs), Pediped. Pointure 19, puisqu’il-faut-pouvoir-passer-un-doigt-derrière-le-talon, collection Grip’n’go, grises et à scratchs (on aurait vendu le chien pour éviter le rose paillette). Elle a fière allure!

Pediped Grip'n'go./

Pediped Grip’n’go./

 

 

 

-Lexie Swing-

 

Mon amour de doudou

Doudous./ Photo DR Lexie Swing

Doudous./ Photo DR Lexie Swing

Miss Swing a une dizaine de doudous. Elle a commencé par un lapin qui la fixait de loin, de ses yeux en coton. Il était assis au bord du moïse, veilleur tranquille inatteignable pour ses petits bras. Quand elle a pris ses quartiers dans le lit à barreaux, dix doudous supplémentaires se sont alors invités. Notre volonté cachée: éviter de devoir vivre au rythme d’une seule et même peluche déchirée et dégoûtante, recouverte par les poils du chien et fréquemment perdue entre les coussins. Miss Swing avait donc des peluches à profusion et une seule consigne: le doudou est au dodo ce que la brioche est au nutella, deux indispensables qu’on ne peut séparer. Force est de constater qu’elle a bien intégré la règle! J’ai voulu prendre une peluche dans son lit hier pour qu’elle joue sur le canapé en attendant le petit déjeuner, elle me l’a arrachée des mains et l’a jetée sur son matelas :)

Miss Swing n’avait pas, jusqu’ici, de préférence. Elle attrapait au gré de ses nuits les peluches les plus près de sa menotte. Et puis A. a envoyé un doudou. Un doudou tout doux, une mini couverture avec de la peluche blanche d’un côté et un tissu Liberty de l’autre. Un doudou avec des étiquettes. Un doudou qu’elle avait elle-même cousu. Miss Swing a-t-elle apprécié l’effort? A-t-elle le même goût que sa mère pour le Liberty? Est-elle séduite par le tissu pelucheux contre sa joue et les étiquettes multicolores qu’elle triture de ses doigts libres?

C’est son doudou préféré. Préféré à la manière de ma fille. Elle ne pleure pas quand elle le laisse, ne le réclame pas lorsqu’il dort sur le séchoir, se saisit d’un autre lorsqu’il a été oublié entre deux bodys à ranger. Mais lorsqu’il est là, elle l’aime tout entier. Elle le glisse sous sa tête, l’enfouit sous sa joue, le colle contre son nez. C’est son compagnon de rêves, celui qui donne le feu vert au marchand de sable. Lorsqu’elle pleurniche à la faveur d’un cauchemar, il suffit de lui glisser ledit doudou dans la main pour qu’elle se rendorme. Il est le signal que la nuit peut continuer, en tout quiétude, apaisée.

Et chez vous, y a-t-il un doudou phare, ou bien une cargaison?

-Lexie Swing-

PS: A l’heure où j’écris ces lignes, le doudou vient de choir à côté du lit, abruptement jeté par une petite main énervée, il faut croire que la rupture est consommée!

Galette de sarrasin home-made

Une de mes collègues est Nantaise. Vous savez, les Nantais, ces gens qui ont l’air horrifiés quand on a le malheur de les confondre avec les Bretons… alors qu’ils sont dopés au caramel au beurre salé par intraveineuse :) (pas taper les Nantais)… En bonne Nantaise-pas-Bretonne, elle adore les galettes de sarrasin. Ici la farine de sarrasin se trouve aussi bien en magasin bio qu’à l’épicerie du coin type Provigo ou IGA. Lorsqu’elle m’a dit qu’en dix minutes à peine, c’était prêt (fromage fondu compris), je lui ai fait les yeux doux et j’ai récupéré sa recette.

C’était peine perdue, elle fait tout « à l’oeil ». Elle m’a donc expliqué qu’il y avait trois ingrédients principaux: un oeuf, de la farine de sarrasin, de l’eau. Sa recette était donc: « tu casses l’oeuf, tu verses de la farine au pif, et puis de l’eau jusqu’à ce que ça ait la bonne consistance ».

Voilà, débrouillez-vous :)

Galette complète (avant pliage et dégustation)./ Photo DR Lexie Swing

Galette complète (avant pliage et dégustation)./ Photo DR Lexie Swing

Bon, je vais juste vous donner un petit coup de pouce: pour deux personnes et demi (un couple et un gnome donc), cassez un oeuf dans un cul-de-poule, ajoutez une cup de farine (150g) de sarrasin et trois bonnes pincées de sel. Mélangez au fouet. Ajoutez de l’eau froide jusqu’à ce que votre pâte soit bien souple et coulante.

Préchauffez votre poêle à crêpes avec quelques gouttes d’huile ou un morceau de beurre (tant qu’à être Bretons, enfin Nantais, par là quoi). Versez une belle louche de pâte. Celle-ci va s’étaler difficilement, n’hésitez pas à la tirer vers les bords avec le dos de la louche ou une spatule en bois.

Dès qu’elle est bien cuite côté pile, retournez-la et garnissez-la selon vos envies. Lorsque le fromage a fondu ou que votre oeuf a pris, c’est prêt! Repliez-la, faites-la glissez dans une assiette et dégustez!

 

-Lexie Swing-

Balade au Mont-Saint-Hilaire

Sentiers./ Photo DR Lexie Swing

Sentiers./ Photo DR Lexie Swing

Un soleil radieux et une belle neige (oui oui, de la nei-geuh) nous ont donné l’enthousiasme nécessaire à un chouette dimanche. Après avoir barboté à la piscine, et fait quelques courses au petit magasin local-bio-gourmet de Monkland, nous avons déjeuné (ou dîné, en bons Québécois) et pris la route direction le Mont-Saint-Hilaire. Après quelques tours de quartier à admirer les belles maisons, nous avons enfin trouvé la bonne route, la rue de la montagne, pour nous présenter à l’entrée du Centre de la nature. 12$ (2 adultes – grominou ne marche pas donc elle ne compte pas :))  et une levée de portillon plus tard, nous avons investi l’accueil et ses toilettes pour un changement de couche et un équipement anti-moins-dix-degrés-un-23-mars : veste, jambières, tuque et combinaison.

La balade est ultra agréable avec ses petits sentiers bien aménagés et ses voies pour skis de fond. Nous avons piqué vers le lac, avant de suivre le sentier du ruisseau et de remonter vers le Pain de sucre. Nous avons rebroussé chemin au bout d’une quarantaine de minutes de peur de se retrouver avec un Mister Freeze dans le porte-bébé!

Un endroit à découvrir donc, et à reparcourir lorsque les beaux-jours-chauds auront enfin pointés leur nez!

Lac gelé au Mont-Saint-Hilaire./ Photo DR Lexie Swing

Lac gelé au Mont-Saint-Hilaire./ Photo DR Lexie Swing

-Lexie Swing-

La famille du vendredi: Isabelle au Luxembourg

Un vendredi sur deux, Lexie rencontre une famille, un couple, un voyageur en solo, des Français partis poursuivre leur vie loin de leurs contrées d’origine. Cette semaine, c’est Isabelle, du blogue Sous-douée en gestion familiale, qui s’invite dans la rubrique avec le quotidien de sa famille au Luxembourg.

Luxembourg./ Photo Tony B.

Luxembourg./ Photo Tony B.

Quel est ton p’tit nom?

Isa

De quel coin de France viens-tu?

Lorraine

Où es-tu parti(e) vivre ta vie?

Luxembourg

Mais surtout quand, comment et pourquoi?

Après ma dernière année d’étude à Berlin, j’ai travaillé en France où le contexte multiculturel et multilinguistique me manquait énormément, j’ai pensé que le Luxembourg offrait cette opportunité. J’y ai trouvé un travail et j’ai décidé de m’y installer.

Qui as-tu emmené dans ta valise?

Personne. Même pas un chat.

Où travailles-tu, avec quels horaires, tu déjeunes sur place? Je veux tout savoir de ton job!

Je travaille chez Mercedes-Benz Financial Services, horaires de bureau, une heure de pause que je passe souvent à l’extérieur pour un déjeuner express. Je ne travaille pas le mercredi ce qui me permet de consacrer du temps à mon fils et aller chercher ma fille à l’école.

Comment est la rue où tu vis?

Quartier résidentiel, un appartement qui fait face à d’autres appartement et jolies maisons contemporaines. Ça fait un peu Wisteria Lane me disent  les visiteurs. Il y a beaucoup d’aires de jeux et de parc dans la commune, nous en avons une à deux minutes, bien entretenue, avec des jeux sympathiques qui ravissent les enfants : tyrolienne, mini-mur d’escalade, toboggans à gogo …

Quelles sont les choses nouvelles pour toi au Luxembourg? 

Le fait que les Luxembourgeois parlent tous, au minimum, trois langues qui sont le luxembourgeois, le français et l’allemand. A l’école, les enfants apprennent à écrire en allemand et en 3ème année de primaire. ils passent au français ! Le fait qu’il y ait tellement d’étrangers me ravit, quand on se promène au parc avec les enfants, on entend l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le chinois, l’italien … etc

Où vas-tu manger lorsque tu n’as pas le temps (ou l’envie) de faire le repas?

Ici, la note est parfois salée, mais nous avons de supers restaurants, d’excellents restaurants italiens et français. J’ai un faible pour la cuisine asiatique, j’adore les restaurants japonais. Avec les enfants, on cherche le coté pratique. On a beaucoup de choix, du coup on varie les plaisirs.

Quel rythme ont tes enfants à l’école, quelles sont les différences avec la France?

Ma fille est en maternelle, classe tous les jours sauf le mardi et le jeudi après-midi. L’école n’est obligatoire qu’a partir de quatre ans, du coup par souci d’organisation, beaucoup de parents laissent les enfants en crèche jusqu’à cet âge. Les vacances scolaires sont décalées, vacances d’été du 15 juillet au 15 septembre.

Est-ce qu’il y a du bon fromage où tu vis? Et du bon vin?

Chez nous, il y a quasiment tout.

On est proche de la France, de la Belgique et de l’Allemagne, donc accès fromage, vin et bières à volonté… et en plus, comme il y a beaucoup d’étrangers, les supermarchés sont achalandés avec des produits de partout comme le sirop d’érable, marmite, membrillo, etc.

Tu pars où en vacances?

Arrivée au Luxembourg, j’ai rencontré et épousé… un Espagnol! Du coup vacances dans la péninsule ibérique. On part en convoi exceptionnel avec les loulous comme je raconte dans mon blog : voyage épique en avion avec deux bébés, deux poussettes, un maxi cosi, deux valises… Cet été, on tente la voiture, ça promet encore beaucoup d’aventures et de posts …

Et, last but not least, que fais-tu le vendredi?

Programme trés varié qui va de la soirée en amoureux au restaurant en famille, en passant par la visite aux copains ou la soirée tranquille, plus rare, on bouge pas mal!

-Lexie Swing-

Vie(rtuelle)

J’ai un groupe de copines, vous l’ai-je déjà dit? Ce sont des mamans, comme moi, des mères de bébés de 13 mois, comme moi. C’est un peu ce qui nous a réunies, en fait. Par quel heureux hasard? Par un forum. Sur internet, il n’y a pas de coïncidences, rien que du bon référencement.

On se connait depuis 21 mois environ: 13 mois + 8 de grossesse (moins un mois le temps de se trouver). On a une relation bizarre, intime et lointaine, tout à la fois. Une relation virtuelle. On connaît la date de nos règles respectives mais pas nos noms de famille. On se raconte par le menu nos repas du jour mais on ne connaît nos salons que sur des photos. On se soutient les jours de pluie, à toute heure et surtout la nuit, pendant les insomnies; mais aucune de nous ne sera là aux mariages des autres.

Pourquoi en parler tout à coup? Parce qu’il y a quelques semaines encore, nous étions 12. Et que désormais, nous ne sommes que 11. L’une de nous a fait sécession, en silence. Dans la vie virtuelle, nul besoin de claquer la porte, un désabonnement suffit. Je l’aimais beaucoup, et si elle passe par là, je voudrais lui dire encore que je regrette son départ. Elle dit qu’elle ne se reconnaissait plus dans les conversations, qu’elle ne se sentait pas intégrée.

Cinq amies./ Pub Diet Coke

Cinq amies./ Pub Diet Coke

Et là, ça m’a sauté aux yeux: était-ce vraiment si important, tout ça? Assez pour qu’elle prenne la peine de quitter notre groupe, quand elle aurait pu se contenter d’y naviguer en sous-marin, picorant dans les conversations et affichant quelques photos de son joli dernier-né? La vie virtuelle est-elle devenue la vie réelle? Et si demain je dois appeler mes 15 meilleures copines, seront-elles seulement mes bonnes amies de l’école, du lycée et de quelques boulots, ou compterais-je dans mes rangs ces mamans, forumeuses ou blogueuses, qui font mon quotidien à coup de notifications?

J’ai passé ces dernières années à dire des phrases qui commençaient par « oui mais dans la vraie vie… » Mais c’est la vraie vie, la vie physique et la vie virtuelle sont aujourd’hui solidement imbriquées. Et certains ont beau se dissimuler derrière des pseudonymes et de l’anonymat pour abuser des commentaires insultants et du cyber-harcèlement, tous nos actes virtuels ont un impact, exactement comme nos actes physiques. Si demain je traite de salope ma voisine dans la rue, elle sera blessée. Si je le fais sur son profil Facebook, elle le sera également, et peut-être même plus. Car d’une rue peu passante et d’une insulte lâchée dans le vent, on sera passé à un site monté comme Big Browser sur lequel mon insulte serait affichée au su et vu de tout le monde et livrée à la vindicte populaire.

Les amitiés virtuelles ne sont pas moins réelles. Mais tant que l’on n’en maîtrisera pas mieux les codes, ces amitiés-là resteront plus difficiles à gérer. A nous d’apprendre à communiquer, à nous de nous demander « Vais-je vexer quelqu’un? », à nous, surtout, de ne pas oublier qu’il existe aussi une autre vie, physique, faite de contacts, de mélodies et de sourires. Une vie où l’on peut moins tricher, une vie où l’anonymat n’a pas droit de cité. Une vie où la vie(rtuelle) a une vraie place, mais pas TOUTE la place.

-Lexie Swing-