Concours de nouvelles d’aufeminin.com

« Je suis des yeux l’avion dans le ciel. C’est maintenant que tout commence. » Voilà le thème que j’ai choisi, parmi les trois proposés, pour participer au concours de nouvelles d’aufeminin.com qui se termine le 8 septembre.

Pour lire ma nouvelle, intitulée « Et tout recommencera », et voter pour moi, il vous suffit de cliquer ici.

Merci!

-Lexie Swing-

J’ai le gène de la couche sale, c’est Pécresse qui l’a dit

J’avais entendu un entrefilet à la radio. J’avais lu les commentaires déchainés de mes ami(e)s sur Facebook et Twitter. J’ai attendu pour comprendre. Pas pour comprendre s’il y avait une vérité derrière ces propos. Non, ça, définitivement, non. Mais pour comprendre comment de tels propos pouvaient être tenus aujourd’hui.

"Les pères préfereront s'occuper de problèmes plus compliqués (que de changer des couches)"./ Photo ThepeachPeddler

« Les pères préfèreront s’occuper de problèmes plus compliqués (que de changer des couches) »./ Photo ThepeachPeddler

Vous avez deviné… Je parle de ces quelques mots, jetés avec indifférence dans la mare de l’égalité hommes-femmes, par l’ancienne ministre Valérie Pécresse. « Pensez-vous que le plus grand nombre sont les pères qui ont envie de changer des couches ? Si on veut rééquilibrer les responsabilités des pères et des mères dans l’éducation, il faut certes inciter les pères à prendre un congé, mais ils le prendront d’autant plus volontiers avec un enfant un peu plus âgé, et cela sera socialement mieux vécu par les entreprises de voir les pères s’impliquer dans des problèmes un peu plus compliqués », a déclaré Valérie Pécresse, sur le site du Journal des Femmes.

Pour rappel, Valérie Pécresse réagissait à l’annonce de la loi du 3 juillet 2013, proposée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, qui prévoit notamment de réserver 6 mois du congé parental de trois ans au second parent (le papa est bien entendu directement visé). Ça fout la famille dans la mouise (je traduis) parce que les papas n’aiment pas quand l’enfant ne sait pas encore faire les divisions à huit chiffres et conjuguer le verbe « absoudre » au passé simple. Je sais c’est moche, mais c’est une réalité: en dessous de 3 ans, l’enfant préfère Popi à Proust. Mais comme, si on suit l’idée diablement sexuée de V. Pécresse, l’homme préfère le magazine Auto Plus à Sartre, ils peuvent peut-être se rejoindre. Y’a pas mal d’images dans les deux.

Non, sans rire. Les couches de caca, ça ne fait rêver personne. Ni la maman, ni le papa. Le chien si, mais il préfère manger la sale que d’en remettre une propre, du coup c’est compliqué. Nous on compte: « une couche pour toi, une couche pour moi ». Des fois, on en fait deux de suite mais on prévient: « Si bébé se réveille cette nuit, c’est pour ta pomme ». On est sympa, mais faut pas nous conter du Prévert non plus. On a jamais vu un porte-plume se transformer en oiseau. Et contrairement à ce qu’on raconte à nos charmants bambins, non, la jolie princesse joufflue ne fait pas que des pétales de roses. Donc on partage, c’est ça l’égalité des sexes. Et ses neurones sont tout aussi qualifiés que les miens pour savoir qu’il faut sortir les-petites-ailettes-sous-les-cuisses-sinon-ta-couche-elle-fuit.

Emma Defaud, de mauvaisemère.fr, explique en quoi les propos de Valérie Pécresse sont une insulte pour elle, et pour les mères en général. J’en profiterais pour ajouter qu’ils sont une insulte pour nous tous, pères compris. Ces mères à qui l’ont dit sans cesse qu’elles ne sont bonnes qu’à changer des couches et à cuisiner des petits pots. Ces pères à qui l’on assène sans remords qu’ils n’ont pas les couilles, les gènes pardon, pour s’occuper d’un enfant en bas âge. Comme me l’a dit un ingénieur et super-papa rencontré il y a quelque temps: « L’âge, le métier, le sexe, tout ça est secondaire. A vrai dire, on a tous la même sale tête quand on est planté dans la cuisine, à 4h du matin, en train de faire chauffer le biberon du petit dernier. »

-Lexie Swing-

Parents : les dix choses que vous ne pensiez jamais faire

Il y a un fossé entre les non-parents et les parents. Pas d’incompréhension, parce que force est de constater que la plupart des non-parents font l’effort de comprendre, du moins tenter de concevoir, le quotidien des déjà-parents. Non il y a un fossé entre les « ça, je ne le ferai jamais » des pas-encore-parents, et les « tant pis » des parents-qui-n’ont-pas-fait-une-nuit-de-plus-de-six-heures-depuis-huit-ans.

Top 10:

– « Jamais je ne serai de ces parents qui sentent les fesses de leurs enfants ». Au début vous reniflez de loin. Vous êtes un loup. Vous humez l’air. Et puis le temps passant, et devenant pressant, vous devenez un chien renifleur de drogue: vous avez la tête dans le coltard et le nez dans le pantalon, à la recherche du « poop ». Vite trouvé, vite changé, vite recouché.

– « Jamais je lui donnerai de vin/de café/de cigarette avant ses dix-huit ans ». Proscrit, formellement interdit, durement sanctionné. Vous tenez à vos règles et tenez bon… à six mois vous lui faites goûtez votre doigt trempé dans le vin « pour rigoler », à huit mois vous le baptisez au champagne « parce que c’est la tradition », à deux ans vous lui faîtes gouter un sucre dans le café « parce que vous faisiez ça enfant », et à tout âge vous le laissez respirer votre cigarette « parce qu’il caille dehors ». Soyons honnête: pourquoi pas, mais la cigarette, ça reste un danger, même un peu, même de temps en temps, même une fois, c’est déjà trop. Je ne veux pas vous faire la morale mais puisque vous pensiez ne jamais le faire: continuez!

– « Jamais je ne dormirai avec mon enfant ». C’est un classique! On dit non non non, et puis la fatigue aidant, on ne dit plus rien. Attention! On ne dit pas « oui » pour autant. Juste, on ne dit pas non. Et subrepticement, l’enfant prend ça pour un oui (car l’enfant est fourbe). Et prend votre lit pour son lit. Réagissez: installez-vous dans le sien.

– « Jamais je ne lui donnerai mon petit doigt à téter ». Il ne faut pas. C’est la puéricultrice qui le dit. D’ailleurs c’est pas très propre. D’ailleurs il pourrait s’habituer. Et à 15 ans il pourrait ne pas arriver à s’en passer et, entre deux gorgées de Yop citron vous demander, « maman tu me prêtes 100 balles et ton petit doigt steplè? » Mais comme, à 1 an comme à 15, ça le fait taire, vous lui donnez quand même. D’ailleurs rapidement il préfère le sien, de petit doigt. Et puis il part de la maison…

"Jamais je ne déguiserai mon enfant juste pour me marrer"./ Photo K.B. Owen

« Jamais je ne déguiserai mon enfant juste pour me marrer »./ Photo K.B. Owen

– « Jamais je ne lui donnerai de petits noms ridicules ». Minou, chouchou, chouminou, mongroslapinrose… très peu pour vous. D’ailleurs les surnoms ce n’est pas votre truc. Votre cher(e) et tendre, vous l’appelez par son nom de baptême… ou vous ne l’appelez pas; quand on est que deux, « hep » ou « au fait » attire toujours l’attention de la bonne personne. Mais voilà, ce bébé joufflu, dodu, souriant et baveux… ça vous inspire des petits mots doux, de la poésie, du Ronsard dans le texte. Vous commencez par « oh mon joli Thomas », puis vous proposez « Tom », déviez vers « Tommy », faîtes un crochet par « Tominouche », pour finir par « Nouchnouch ». Nouchnouch a 15 ans, il a une copine (un copain), fait l’important devant la porte du frigo, propose « Yop fraise ou Yop Citron », vous lancez « Nouchnouch ne propose pas à ton ami du Yop, Mimine (ta soeur) l’a fini avant hier ». Nouchnouch vous fait la gueule, Mimine vous fait la gueule, vous vous en voulez, vous aviez promis… C’est pas grave, moi j’ai lu un jour: « Quand on aime un enfant, on lui donne mille noms ».

– « Jamais je n’applaudirai quand mon enfant rotera ». Mais en vrai si, vous le faîtes, parce que le monde extérieur trouve peut-être ça crade mais vous vous savez ce que ça signifie: et hop une tenue qu’il portera plus de deux heures d’affilée sans vomir dessus… youpi!

– « Jamais je ne prendrai mon enfant à témoin des défauts de son père/sa mère ». Ca c’est marrant. Un peu. Genre: « Mais Papa il a pas été très gentil, il a pas étendu la machine alors que Maman lui avait répété 18 fois en deux heures ». Réponse du père, s’adressant à l’enfant: « Mais maman elle casse les couilles, les pieds pardon mon chéri, de Papa, qui vient de faire 4 heures de repassage, culottes comprises, pendant que Madame prenait son bain ». Réponse de l’enfant: « C’est qui Madame? » Prendre l’enfant à témoin a ses limites. Surtout lorsqu’il se rend compte du jeu et avance son propre pion en tentant de retourner la partie à son avantage pour se resservir de la glace pendant que ses parents s’affrontent.

– « Jamais je ne laisserai mon chien lécher le visage de mon enfant ». Au début on dit « non, au panier ». Ensuite on passe à « non, couche-toi là ». Puis « sur les pieds seulement ». Et puis, après deux ans, le chien débarbouille l’enfant, l’enfant mord le chien, ils dorment côte à côte dans le lit et on renonce en maugréant devant la réjouissante perspective d’une couette à dépoiler minutieusement.

– « Jamais je ne le laisserai regarder la télé avant d’aller à l’école ». Mais Dora, c’est bien Dora. Elle a un sac à dos. Elle l’initie aux langues, aux voyages, aux animaux. A m’attendre pendant que je me douche, déjeune, dors cinq petites minutes de plus. D’ailleurs, depuis il connait bien les plantes d’Amérique Latine. Et les prix du Téléachat.

– « Jamais je ne pleurerai devant mon enfant ». Jamais. Il aurait peur. Il croirait que son parent est faillible. Il m’aimerait moins. Ca le ferait pleurer. Il saurait que parfois on pleure. Même quand on est adulte. Il saurait que pleurer ça fait partie de la vie. Il saurait que c’est aussi une force, de savoir pleurer. Il comprendrait que je suis fort, comme parent. Et que s’il m’arrive parfois de pleurer devant lui c’est aussi parce que je l’aime. Terriblement.

-Lexie Swing-

Financiers aux noisettes

Un paquet de poudre de noisettes, c’est un produit utile à avoir dans son placard. Une visite amicale et seulement trente minutes devant soi ? Hop, on dégaine de la farine, trois oeufs, de la cassonade, du beurre salé, son fameux sachet de poudre de noisettes, on mélange, et on enfourne! Simple non? Allez, on reprend. Je me suis basée sur cette excellente recette pour réaliser une dizaine de financiers.

Pour dix financiers taille muffins./ Photo DR Lexie Swing

Pour dix financiers taille muffins./ Photo DR Lexie Swing

Faîtes préchauffer votre four à 190°.

Mélangez 50g de farine tamisée, 62,5g de poudre de noisettes (un sachet) et 100g de cassonade. Gardez seulement le blanc de vos trois oeufs. Battez vos trois blancs à la fourchette durant une minute pour les détendre. Ajoutez-les à la préparation. Faîtes fondre 100g de beurre salé et versez-les dans le reste de la préparation. Mélangez le tout et répartissez votre pâte dans des moules à muffins. Enfournez de 15 à 20 minutes.

Et voilà, 30 minutes pour les préparer (cuisson comprise), 5 lignes pour les décrire !

Vite aux fourneaux !

-Lexie Swing-

Education fille/garçon: mixte ou genrée?

Je reçois régulièrement la newsletter du site Infobébés, un site plutôt bien fait et fourni sur la santé et l’éducation des enfants. L’autre jour, un test retient mon attention: « Donnez-vous la même éducation aux filles et aux garçons? »

Je n’ai qu’une fille, que j’éduque depuis… oulala, bien 4 mois… mais bon, on peut imaginer. Imaginons donc Miss Swing dans dix ans, grande soeur d’un petit Damoiseau Swing, sixantroismoisdeuxsemainestoutça. Seraient-ils éduqués de la même manière ? Dans mon idéal, oui. Si je raisonne trois minutes de plus, je sais déjà que non, parce que c’est utopique.

Soccer girl./ Photo Paul Falardeau

Une « soccer girl » (je retire ce que j’ai dit, c’est assez classe en fait, et au moins elles ne s’arrachent pas les oreilles)./ Photo Paul Falardeau

Je suis le genre de mère à taper du poing sur la table en râlant « je vais offrir à ma fille un ballon de foot pour Noël, comme ça, ça em**** (bêtera) les bien-pensant(e)s ». Mais est-ce vraiment ce que je veux pour elle, moi qui déteste le foot ? En typique habitante du Sud-Ouest, je chéris le rugby, mais est-ce pour autant un sport que je l’imagine pratiquer, alors qu’elle me reviendrait toute emmaselée ? Sauf que. Sauf que ce n’est pas non plus ce que je veux pour mon fils. Sauf que, pour l’un comme pour l’autre, j’accepterais le rugby, le foot, le hockey, la danse classique (je fais volontairement dans le cliché), la cuisine ou le tricot, si c’est une envie réelle et raisonnée.

Le risque, à être dans les clichés (« les petites filles aiment les poupées, les petits garçons aiment les outils »), ou à trop lutter contre (« Tiens chérie, cette Barbie fera un excellent marteau »), c’est d’oublier de faire ce qui est le mieux pour nos enfants: s’adapter à leur personnalité. Rassurer l’enfant anxieux, poser un cadre à l’enfant tête brûlée. Leur donner des limites, des responsabilités, et des libertés. Les pousser à se dépasser. Les laisser trébucher, et se relever, savoir se débrouiller seuls, sans nous, et leur tendre la main pour les remettre debout.

Finalement, le plus important à mes yeux, ce n’est pas ce qu’ils feront, mais qui ils seront. Qu’ils soient respectueux et tolérants, fiers de ce qu’ils sont. Et qu’ils aient le choix d’être qui ils veulent. Et puis qu’ils sachent tous, grands et (pas trop) petits, filles et garçons: cuisiner, repasser, faire le ménage, lire, calculer, écrire sans fautes d’orthographe, courir, sauter, faire du vélo, nager, monter à cheval, aimer, présenter des excuses, pardonner et profiter des petits instants comme des grands…

-Lexie Swing-

Focaccia au parmesan

Invités un midi chez un ami, lui-même tenu aux horaires un peu strictes de son travail, il nous fallait quelque chose à manger rapidement, sur le pouce, tout en restant goûteux. Un petit tour sur le Net et je tombe sur une recette de focaccia a l’air plus qu’appétissant! Son secret: un temps de repos à rallonge. Parfait lorsqu’on a le temps de s’y mettre la veille au soir. La préparation est rapide, seule la levée est longue. Les épisodes de série vus et revus diffusés en fin de soirée feront parfaitement l’affaire comme fond sonore.

Avec une huile d'olive de qualité, meilleure sera la focaccia./ Photo DR Lexie Swing

Avec une huile d’olive de qualité, meilleure sera la focaccia./ Photo DR Lexie Swing

Grande famille ou petite famille pourvue de grands estomacs, prévoyez au moins deux focaccias comme ici. S’il s’agit d’un dîner en tête-à-tête, une fera amplement l’affaire, divisez donc les quantités suivantes par deux. Pour vos courses: un demi-paquet de farine T55, du sel, de la levure de boulanger, du parmesan, des herbes de Provence, du thym et une bonne huile d’olive.

Versez 15 cl d’eau tiède dans un bol, et ajoutez 5g de levure sèche (un sachet), ou 24g de levure de boulanger fraîche émiettée (un cube généralement), selon la recette initiale. Attendez une dizaine de minutes que le mélange mousse et ajoutez encore 15cl d’eau (150g donc) et 80ml d’huile d’olive. Oui c’est beaucoup. Mais sinon ce n’est pas une focaccia, ça s’appelle des cracottes allégées.

Mettez le mélange dans la cuve d’une machine à pain (programme « focaccia », ça n’existe pas ça sur les machines à pain? Bah à quoi ça sert d’avoir une map alors??) ou dans le bol d’un robot qui sait pétrir, ou dans les mains d’une personne qui sait aussi pétrir (on préfèrera ici le robot, qui lui, ne se plaint pas au bout de trois minutes sous prétexte qu’il a mal aux bras). Versez-y 2 cuillères à café de sel et 500g de farine, et lancez le programme pâte/ enclenchez le robot/ donnez une petite tape sur le biceps de l’aide cuisinier.

Pétrissez 15 minutes, laissez reposez le temps d’une pub et pétrissez 15 nouvelles minutes. J’ajoute ici que j’ai personnellement zappé les 15 dernières minutes car, après la pub, on apprenait la véritable identité du méchant et mon pauvre neurone n’a pas su revenir à ce qu’il faisait avant, tout concentré qu’il était sur le dénouement de l’épisode. La focaccia va bien quand même, merci pour elle. Mais je pense que ces 15 minutes supplémentaires peuvent apporter plus de moelleux.

Réservez au frais et allez vous coucher.

Le matin est là, vous êtes douché, repu, les enfants ont été déposés chez Papi-Mami dès le premier générique de Clifford le gros chien rouge (6h45 pour les non initiés), il est temps de réenfiler son tablier (pour un bref instant). Sortez la pâte, dégazez-la en y enfonçant le poing, puis séparez-la en deux pâtons. Farinez le plan de travail et étalez votre pâte à la main sur une épaisseur de deux centimètres environ. Déposez-la sur du papier sulfurisé, et saupoudrez dessus du parmesan rapé, des herbes de Provence et de thym tout seul (puisqu’il y en a déjà dans le mélange « herbes de Provence »). Faîtes la même chose avec le second pâton. Couvrez et laissez reposer deux heures de plus.

Préchauffez votre four à 180°. Pendant ce temps, faîtes des puits avec votre pouce dans vos focaccias et faîtes-y couler un filet d’huile d’olive (on en a jamais assez).

Enfournez pour 20 minutes.

L’auteur de la recette recouvre pour sa part la focaccia d’une légère couche de pulpe de tomates.

Vous pouvez faire réchauffer votre focaccia au four, enveloppée dans du papier alu. Dégustez-la avec une salade composée et du jambon cru ou blanc. N’hésitez pas à ouvrir en deux votre part pour vous en servir comme pain à sandwich, c’est délicieux.

-Lexie Swing-

En balade avec bébé : vos essentiels

Depuis quelques jours, hier disons-le, le soleil semble revenu parmi les vivants. Au lieu des 12 degrés non-usuels en cette période, des 22, 23 voire 27 degrés pointent leur nez sur la carte des températures françaises. L’occasion de chausser baskets, lunettes et crème solaire et de partir faire un tour avec les monstres. Ca les défoule, avec un peu de bol vous réussissez à en perdre un quelques heures, et vous rentrerez tous le soir crottés mais contents. Pour les petits monstres qui ne daignent pas marcher (à 6 mois il paraît que c’est normal, moi je pense que c’est uniquement de l’entêtement ;-)) – les bébés comme on les appelle – il existe un attirail d’essentiel à avoir toujours sur soi. Testés et approuvés.

Le porte-bébé

A moins d’une petite sortie dominicale sur les bords de Seine (tout à fait envisageable ceci dit, surtout quand on est Parisien), laissez votre poussette au garage et sortez votre porte-bébé. Echarpe, porte-bébé classique ou dits « ergonomiques » comme les Ergobaby ou les Boba Carrier, n’importe lequel peut convenir. Attention cependant, une longue balade nécessitera un portage dans le dos, surtout si c’est en montagne. Pourquoi ? C’est physique: quand on grimpe, le corps se penche vers l’avant, et si le bébé est alors attaché à votre ventre comme un bébé kangourou, vous risquez de trouver la pente vraiment raide. D’ailleurs le kangourou ne grimpe pas de montagnes. Si, si, c’est sûrement prouvé quelque part. On porte donc dans le dos, dès que bébé tient bien sa tête. Des techniques faciles de portage en écharpe existent, surtout si vous avez quatre bras (si, comme la plupart des humains, vous n’en avez que deux, votre conjoint pourra peut être vous servir à quelque chose).

Départ en balade./ Photo DR Lexie Swing

Départ en balade./ Photo DR Lexie Swing

La babynomade

Ce n’est pas un type de couverture, mais bien UNE couverture en particulier. La Babynomade de Redcastle, c’est la couverture qu’il faut avoir lorsqu’on est de sortie. Elle s’adapte au porte-bébé, au siège-auto et au cosy, elle est particulièrement chaude dans sa version polaire et facile à enfiler à bébé.

Le manteau en laine tricotée par une âme charitable

Accessoire bien pratique lorsque l’enfant devient plus facile à habiller – disons vers 3 mois – le manteau en laine avec capuche est particulièrement utile. La maille généralement lâche permet d’enfiler la veste par dessus un pyjama, ou un petit pull. Le petit cou tout plissé est bien au chaud, tout comme la nuque protégée par le pli de la capuche. Attention à bien choisir les boutons qui seront cousus sur le manteau, le bébé de trois mois et plus a une fâcheuse tendance à téter, mâchouiller et donc, potentiellement, avaler, tout ce qui lui tombe sur la bouche. On privilégiera donc les gros boutons. Si vous n’avez pas lu ce conseil à temps et que vous avez déjà fait le choix de petits-boutons-amusants-en-forme-de-Trotro (aux « sans-enfants » ou aux « possédent enfants de + de 15 ans », je rappelle que Trotro est un personnage de dessin animé en forme d’âne, communément appelé « l’âne Trotro »), optez pour le rouge, plus facile à retrouver ensuite dans une couche sale que le vert.

Le maxi-lange

Une maman très voyageuse avait recommandé il y a quelques années l’investissement dans un maxi-lange, peu utile pour servir de couche (quoique, les as de l’origami devraient même réussir à en faire un body), mais génial pour remplir tout un tas d’autres fonctions. En vrac, le maxi-lange peut faire office de: couverture d’emmaillotage, de couverture pour soirées d’été un peu fraîches, de pare-soleil, de couverture de jeu, de doudou… Un investissement sûr.

Le doseur de lait de voyage

Petites boites de couleur surmontées d’un bec pour verser le lait dans le biberon, ou dosettes tournantes pour trois biberons bien tassés… un accessoire bon marché et très bien pensé pour se simplifier la vie. Les parents qui n’ont pas choisi l’option « bébé-boit-à-température-ambiante » devront penser à investir dans un chauffe-bébé de voiture.

L’écran total

Crème solaire indice 50 spéciale bambin… Si vous devez avoir un seul accessoire, c’est celui là. Méfiez-vous du soleil qui tourne, des rayons qui tombent sur un petit pied nu, et de la chaleur. Evitez les sorties entre 10h et 16h si possible, et prévoyez un biberon d’eau dès les premières chaleurs, à proposer régulièrement à bébé, dès la naissance.

-Lexie Swing-

Financiers aux amandes

Pour remercier une amie (et sa maman) d’avoir gardé Miss Swing pendant que je prenais du bon temps avec Sacha Guitry*, je leur ai concocté un petit ballotin de financiers. « Fais simple mais efficace » m’avait demandé Monsieur Swing, qui avait pour mission de déposer le monstre.

Des lingots parfaits./ Photo DR Lexie Swing

Des lingots parfaits./ Photo DR Lexie Swing

Voici donc la recette « simple, mais efficace » des meilleurs financiers aux amandes qu’il m’ait été donné de préparer. Pour 6 financiers de taille raisonnable (entendez « gros »), achetez de la farine, du sucre glace, du beurre salé, un petit sachet de poudre d’amandes (75g suffisent), de l’extrait d’amande amère et trois petits blancs d’oeufs (si ce sont de gros oeufs, deux blancs feront l’affaire).

Faîtes préchauffer votre four à 200°. Tamisez 28g de farine (c’est précis hein? Votre verre doseur ne va pas s’en remettre) et 125g de sucre glace. Mélangez dans un grand saladier. Ajoutez 75g de poudre d’amandes. Mettez le blanc de vos trois oeufs (ou deux, si ce sont des oeufs obèses) dans un bol et détendez-les en les battant durant une minute avec une fourchette. Mélangez-les au reste de la préparation, ajoutez 100g de beurre salé fondu et 3 gouttes d’extrait d’amande amère. Versez dans des moules rectangulaires en silicone (ou dans des moules traditionnels, ça fait plus grand chef, mais vous pourrez alors rajouter une petite demi-heure au temps de préparation, demi-heure qui vous sera nécessaire pour décoller vos financiers de leurs superbes moules… vous faites moins les malins hein?). Enfournez pour 18 à 20 minutes. Comptez 12 à 15 minutes si vous réalisez des mini-financiers pour une dinette de poupées (petits veinards, vous vous êtes fait embobiner par vos gosses non?)

Pendant que ça chauffe, raclez les bords du saladier et enfournez… dans votre bec! C’est fin, sucré et l’amande amère apporte ce je-ne-sais-quoi qui change tout. Faîtes le teste en goûtant avant l’extrait d’amande amère, et après, et dîtes-moi ce que vous en pensez…

– Lexie Swing-

* Dans « Une lettre bien tapée »…

Mois de mai: mes sens en éveil

Chaque mois fourmille de découvertes, de coups de coeur, de surprises et de coups de gueule. En mai, bravant la pluie ou la contemplant depuis mon canapé, j’ai ainsi noté plein de choses.

Chez le pédiatre, j’ai vu… deux papas solos qui jouaient dans la salle d’attente avec leurs fillettes respectives. Mouchoirs dans la poche, dosettes de lait dépassant du sac, ils patientaient, sortant sans s’énerver les jeux du bac toujours trop plein, les yeux rivés sur leur progéniture, attentifs. Un vrai pied de nez aux clichés et aux diktats sociaux.

Chez moi, j’ai entendu… ma nièce me dire « Tatie, t’es belle avec ton rouge à lèvres, on dirait une poupée! »

Lac de brouillard en ce joli mois de mai./ Photo DR Lexie Swing

Lac de brouillard en ce joli mois de mai./ Photo DR Lexie Swing

Et lors d’un repas, j’ai aussi entendu… une connaissance qui affirmait « qu’on pouvait bien donner aux homosexuels les mêmes droits qu’aux autres, mais pourquoi s’embêter à appeler ça mariage? On avait qu’à élargir le PACS, après tout le mariage c’est historiquement entre un homme et une femme… Non et puis moi, j’ai des copains homosexuels et ils s’en fichent du mariage… » Et la moutarde m’est montée au nez…

A propos du Canada, j’ai lu… un blog qui disait: « Lors d’une réunion d’information à laquelle j’avais assisté à l’ambassade du Canada à Paris avant d’émigrer, l’intervenante, Québécoise, nous avait prévenus : « Dans une réunion au Québec, quand le ton monte, la réunion s’arrête. En France, c’est là qu’elle commence. ». Ca m’a fait réfléchir…

– Lexie Swing-

Stérilisation des biberons : incontournable ou effet de mode?

La stérilisation des biberons, c’est l’une des questions incontournables que l’on se pose pendant la grossesse. Sauf si l’on souhaite allaiter. J’ai d’ailleurs lu, une fois, le témoignage d’une fille qui disait « j’ai choisi l’allaitement parce que les nichons, c’est pratique, ça s’emmène partout, et ça ne se stérilise pas ». Soit.

En tant que « biberonnants », nous nous sommes donc demandés si nous allions stériliser les biberons de Miss Swing, et si oui, par quels moyens, et à quelle fréquence. Mais pour cela, il fallait d’abord savoir pourquoi on stérilise. Selon un pédiatre cité par Pédiablog, la stérilisation jusqu’à 4 mois environ permettrait de laisser la flore intestinale du nourrisson se développer progressivement, « aidant son organisme à être moins sensible aux bactéries pathogènes ».

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Jardin de biberons./ Photo DR Lexie Swing

Pourtant, selon un article de Graine de curieux, reprenant l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, la stérilisation à domicile pour un enfant en bonne santé ne serait pas nécessaire. « Après utilisation, le biberon est vidé de son éventuel contenu résiduel, rincé à l’eau froide et lavé en lave-vaisselle en utilisant un cycle spécifique complet (haute température à 65°C au minimum et séchage impératif). Les bagues, les capuchons et les tétines en silicone peuvent également être mis au lave-vaisselle. Les tétines en caoutchouc ne peuvent pas être mises au lave-vaisselle ; elles sont rincées et nettoyées minutieusement avec un écouvillon propre en les retournant. En l’absence de lave-vaisselle, après utilisation, le biberon et les annexes sont rincés à l’eau froide et nettoyés par immersion dans de l’eau additionnée de produit détergent (liquide vaisselle) avec un écouvillon propre, puis rincés. Le biberon et ses annexes doivent être mis à sécher. L’utilisation du torchon est proscrite. D’une façon générale, à domicile, il n’y a pas lieu de stériliser les biberons. Il n’y a donc pas lieu d’utiliser les procédés chimiques dits de stérilisation, ni les dispositifs à micro-ondes, ni les « stérilisateurs » du commerce. Les caractéristiques techniques de ces derniers ne leur permettent pas, au sens de la normalisation européenne (CEN) ou française (AFNOR), d’être qualifiés de procédés de stérilisation. »

Devant tous ces bons conseils, nous avons choisi de stériliser nos biberons après leur achat, puis à chaque fois que nous les laissions sales plus d’une heure. Après chaque sortie, ou à chaque moment de flemme, hop stérilisation. Comme nous stérilisons peu, nous avons opté pour l’option sans frais « faire bouillir dans une casserole ». 20 minutes pour les biberons, 10 minutes pour les tétines. Elle va avoir 4 mois et nous ne stérilisons aujourd’hui qu’à de rares occasions: nouvelles tétines ou station prolongée du biberon dans un endroit pas très propre, par exemple le vide-poches de la voiture.

Pourquoi si peu? Parce qu’une stérilisation quotidienne serait, chez nous, vaine, Miss Swing vivant avec un chien, et parfois deux (comme cette semaine), à la campagne où les gens traînent sur leurs chaussures boue, herbe et autre poussière. Les seules bactéries contre lesquelles nous souhaitions lutter étaient donc celles susceptibles de se développer dans le lait stagnant, d’où un lavage à l’eau chaude et au produit vaisselle quasi immédiat. Pour laver au mieux: investissez dans l’incontournable goupillon surmonté du mini-goupillon spécial tétines, et laissez sécher sur un arbre à biberons (ou un jardin à biberons comme chez nous).

Et chez vous? Stérilisation or not stérilisation?

-Lexie Swing-