Mariage pour tous : on écrit l’Histoire

L’Histoire de France telle qu’on l’apprend aujourd’hui sur les bancs de l’école est en marche. Les écoliers français de 2100 et des brouettes apprendront ainsi que le 29 mai 2012 (au siècle dernier donc), le maire de Montpellier a célébré le premier mariage homosexuel du pays. Dans les petites lignes qui suivront, ils apprendront que les heureux élus s’appelaient Vincent Autin et Bruno Boileau, que de nombreux policiers avaient été appelés en renfort, peut-être même que la porte-parole du gouvernement d’alors, Najat Vallaud-Belkacem, était présente au mariage.

L'Hôtel de Ville de Montpellier imaginé par Jean Nouvel./

L’Hôtel de Ville de Montpellier imaginé par Jean Nouvel./

Pour écrire la suite de l’Histoire, il faudrait connaître l’avenir. A l’heure où moi j’écris, le champ des possibles est encore vaste. Je croise les doigts pour que le petit chiffre, à gauche, celui qui met en exergue un événement particulier, évoque le nombre de mariages gays qui ont été célébrés depuis lors et non le nombre de personnes mises en garde à vue ce jour-là. J’invoque les étoiles pour que le Nota Bene, tout en bas, n’explique pas que ce mariage fut le début de longues manifestations qui plongèrent la France dans le chaos, juste parce que certains Français auraient préféré que leurs concitoyens ne se voient pas attribuer les mêmes droits qu’eux.

Si j’ai de la chance, et si les Français sont plus tolérants et ouverts que les médias le laissent à penser, la photo de gauche montrera une foule en liesse, la grande de droite des visages heureux. Et en petit, tout en haut, on verra un arbre généalogique. Avec des tas de branches. A l’intérieur, il y aura des noms d’hommes, des noms de femmes, des gens qui ont réussi, d’autres qui se sont perdus, des bons, des lâches… Et tout en haut de cet arbre, il y aura deux noms: Autin-Boileau.

Et si le futur m’exauce, alors le professeur demandera « qui dans cette classe a des arrières grands parents, des grands-parents, des grands-oncles ou des grandes-tantes, qui se sont mariés avec quelqu’un du même sexe? » Et plusieurs enfants, un quart, la moitié ou même tous, lèveront la main. Non pas honteux, mais ravis au contraire, comme peuvent l’être les enfants qui sont contents quand leur histoire, la petite, la leur, s’inscrit dans l’Histoire, avec un grand H.

-Lexie Swing-

Mon histoire d’amour avec Norman Rockwell

Norman Rockwell… ce n’est pas un acteur en vogue, ni un tennisman en devenir. Il n’a rien d’un chanteur de pop, rien, non plus, d’un chef trois fois étoilé à la célébrité télévisuelle montante. Et, non, ce n’est pas un ex ;-).

J’ai fait sa connaissance à Philadelphie, il y a plus de dix ans. Là, déjà, ça sent l’histoire classe, le petit café au coin d’une rue pavée. Je lève les yeux, il me regarde, je le regarde, il se lève… Wow, on s’emballe là. Je rembobine. J’ai fait sa connaissance à Philadelphie, il y a plus de dix ans, lors d’une exposition temporaire qui lui était consacrée. Il était mort depuis vingt ans.

Doctor and Doll - 1929

Doctor and Doll (Norman Rockwell) – 1929

Norman Rockwell, c’est cet illustrateur américain de génie qui fut une célébrité en son temps. Wikipédia le décrit comme un « peintre naturaliste de la vie américaine du XXe siècle ». Pendant plus de quarante ans, il a ainsi croqué le quotidien de ses compatriotes pour les couvertures du Saturday Evening Post.

Lorsque je contemple son travail, je ressens la même émotion qu’en découvrant le travail de l’illustrateur français Sempé (le dessinateur du Petit Nicolas) ou les photos d’Elliott Erwitt. J’aime ces dessins qui croquent des vies que je ne côtoierais jamais, mais qui me donnent la possibilité d’imaginer ce qui a été et comment vivaient les gens. J’aime cet illustrateur qui se passionnait plus pour ses voisins de palier que pour les célébrités de son temps, ou pour les grands patrons. J’aime son regard, vif et juste, jamais réducteur, et parfois cynique. Et j’aime plus que tout ce dessin sur lequel une petite fille noire se rend à l’école des blancs, escortée par des agents fédéraux, cernée par des lancers de tomates mûres, en pleine période ségrégationniste.

The problems we all share. - 1964

The problems we all share (Norman Rockwell) – 1964

Sa femme et lui-même ont créé un musée dans le Massachussetts, à Stockebridge, n’hésitez pas à aller y faire un tour si vous êtes de passage…

J’ai fait sa connaissance à Philadelphie, il y a presque quinze ans, et je ne me lasse pas, depuis, de redécouvrir son travail…

-Lexie Swing-

Courgettes farcies: feta, jambon, boulghour

Le boulghour, c’est la version chic du riz. En accompagnement de légumes farcis, il est délicieux. Alors quand il devient à la fois la farce et l’accompagnement, il est juste sublime. Les adeptes du « sans gluten » pourront le remplacer par du quinoa, en adaptant le temps de cuisson.

Pour deux personnes, prévoyez quatre courgettes rondes de taille moyenne, un fond de boulghour, de la feta, des herbes de Provence, du jambon blanc (ou des lardons).

Duo de courgettes farcies./ Photo DR Lexie Swing

Duo de courgettes farcies./ Photo DR Lexie Swing

Préchauffez votre four à 180°. Lavez puis évidez les courgettes après avoir mis leurs chapeaux de côté. Conservez 100g de chair de courgettes. Placez vos courgettes dans un plat allant au four, faîtes couler dans chacune d’elle un filet d’huile d’olive et ajoutez une pincée de sel. Enfournez pour 20 minutes.

Profitez-en pour faire un truc utile, la vaisselle par exemple. Un ordinateur à proximité? Je vous laisse (re)découvrir l’impro de Bruno Mars durant le défilé Victoria Secret de décembre 2012. Deux ou trois pas de danse et on se remet au boulot.

Faîtes cuire un demi-verre de boulghour avec un bouillon-cube dans un grand volume d’eau salée durant huit minutes. Pendant ce temps, mélangez aux 100g de chair de courgettes, 60g de feta et une tranche de jambon blanc coupée en petits morceaux. Ajoutez la moitié du boulghour et une cuillère à café d’herbes de Provence. Salez et poivrez. Répartissez dans les courgettes évidées. Dispersez le reste du boulghour dans le plat et ajoutez un demi-verre d’eau.

Enfournez pour une quinzaine de minutes à 180°.

Bon alors, « Bruno », vous le trouvez comment? ;-)

-Lexie Swing-

Soupe new-yorkaise pour mois de mai hivernal : carottes et céleri

Lorsqu’il fait 10 degrés dehors, on rêve de se chauffer les mains au dessus d’un bol de soupe. Même si l’on est en mai. Et on l’imagine veloutée et pleine de peps. Surtout si l’on est en mai.

Voici donc la recette de la soupe new-yorkaise, découverte sur un coin de bar à Dublin (faut être cosmopolite). Un petit bijou de vitamines, ronde en bouche et rapide à faire.

Soupe carottes-céleri./ Photo DR Lexie Swing

Soupe carottes-céleri./ Photo DR Lexie Swing

Pour deux personnes, il vous faudra deux grosses branches de céleri, 8 à 10 carottes moyennes, un bouillon cube, huile d’olive, sel et poivre.

Lavez et émincez vos branches de céleri après avoir retiré les fils, et faîtes-les revenir rapidement dans une cuillère à café d’huile d’olive. Epluchez les carottes, coupez-les en gros morceaux et mettez-les dans une cocotte-minute avec le céleri. Recouvrez les légumes d’eau et ajoutez le bouillon-cube. Laissez cuire 20 minutes à partir du sifflement de la cocotte.

Lorsque vos légumes sont cuits et que vous avez passé sous l’eau la main que vous vous êtes brulée en ouvrant la cocotte trop vite, mixez vos légumes en ajoutant suffisamment d’eau pour que votre soupe ait la consistance que vous souhaitez. Accompagnez-la d’un pain complet ou au céréales, couvert d’une fine couche de beurre salé ou de fromage frais.

Dégustez en narguant, votre bol à la main, l’orage qui gronde dehors.

Oooh joli mois de mai…

-Lexie Swing-

Liste de maternité : vos essentiels

A quelques jours de l’accouchement (et on n’oublie pas que le terme, c’est le terme), on potasse, on arpente les forums, on demande des infos à la maternité mais au final, on a souvent trop, et rarement ce dont on aurait eu besoin à tout prix. Voici de quoi vous aider à remplir votre valise pour le séjour à la maternité.

Pour la salle d’accouchement, prévoyez un petit sac, modèle sac de week-end ou sac à dos. Vous pouvez y mettre:

– La tenue de naissance de bébé: pyjama, body, bonnet, chaussettes ou chaussons, une brassière en coton (à mettre sous le pyjama) ou en laine (que vous mettrez dessus). La taille 1 mois reste la plus usitée, mais vous pouvez prévoir un body et un pyjama naissance en plus, si votre bébé est censé naître à moins de 3 kilos. L’estimation de poids est généralement réalisée à l’écho du dernier trimestre.

– Une petite bouteille d’eau pour le papa et vous. Selon les maternités, boire de l’eau vous sera interdit, ou seulement pour tremper les lèvres, ou seulement pour quelques gorgées.

– Un brumisateur

– Des mouchoirs

– Un appareil photo

– Des magazines, un livre, de quoi écouter de la musique

– Des chaussettes

– Le dossier du suivi de grossesse

– Un doudou avec lequel vous aurez dormi pour le cas où votre bébé ne pourrait pas rester avec vous dans la chambre ensuite.

– Votre trousse de maquillage: indispensable sous peine de revoir les photos de naissance avec votre enfant dans dix ans et d’avoir droit à « c’est quoi cette dame qui ressemble à Maman, mais en moche? » S’il est déjà trop tard, n’oubliez pas que Photoshop existe.

Pour le conjoint accompagnant (ces bêtes-là se nourrissent et se soignent aussi, au risque sinon de les voir tourner de l’oeil au moindre bout d’ongle planté dans leur bras):

– Des pièces pour la machine à café

– De la lecture et/ou de la musique

– De quoi grignoter

Juste sortis de l'oeuf./ Photo Theseanster93

Juste sortis de l’oeuf./ Photo Theseanster93

Le séjour à la maternité, que les sage-femmes soient à vos petits soins ou que les choses se passent un peu moins bien (mais même si c’est le cas, le petit bout de vous qui roupillera à vos côtés vous fera oublier toutes les méchancetés que vous font les vilains docteurs), ne sera jamais une sinécure. Prévoyez donc de quoi vous chouchouter. Selon les cas et le copines, certaines ont pris un bon bouquin, leur tablette tactile, de la musique, du vernis, le magazine Cosmopolitan, le magazine Parents pour faire bonne mesure, un gommage, du chocolat… A vous de penser à ce qui vous fait envie et vous réconforte. Dans les indispensables, pensez à:

– Un pyjama

– Des tenues confortables mais pas trop moches (pour vous sentir bien, et pour les photos): des tee-shirts manches courtes ou des débardeurs (il fait toujours chaud dans les maternités) avec des ouvertures spéciales si vous allaitez, un ou deux gilets, des pantalons souples type sarouels, leggins ou pantalons de coton élastiqués.

– Des sous-vêtements: soutiens-gorge d’allaitement ou vos soutiens-gorge habituels si vous n’allaitez pas. C’est important car, dans le deuxième cas, cela devrait réduire votre montée de lait. Pour les culottes, vous pouvez prévoir un lot de slips filets, ou de grandes culottes en coton si vous préférez. Les slips jetables sont plutôt à éviter.

– Des grandes serviettes hygiéniques (spéciales nuit par exemple). Si vous n’avez pas peur du ridicule, les culottes hygiéniques type Tena sont très pratiques. Elles évitent les plis aux endroits douloureux, genre les 2 cm2 où vous avez les points de l’épisiotomie. Ca fait de très jolies couches, et si votre sage-femme a de l’humour, ça peut même vous faire de bonnes anecdotes pour la suite.

– Des coussinets d’allaitement, même si vous n’allaitez pas.

– Un sèche-cheveux, pour vos cheveux et pour sécher les points de l’épisio après la douche.

– Une serviette de bain et une pour vos cheveux.

– Des pantoufles ou des tongs, surtout pour sortir de la douche.

– Vos produits de toilette et vos éventuels médicaments.

– Des mouchoirs

– Une petite lampe pour allaiter ou donner le biberon, car les chambres ne sont généralement pourvues que d’un plafonnier, parfait pour réveiller la marmotte hurleuse en plein milieu de la nuit parce que vous avez fait glisser votre portable sous la table de chevet et que vos trente minutes de recherches à tâtons n’ont rien donné.

– Un sac pour le linge sale

– Le chargeur du téléphone

Pour votre précieux à naître:

– 6 pyjamas, et deux tenues type combis pour les visites et les photos

– 8 bodys

– Des chaussons ou des chaussettes

– Des mouffles anti-griffures

– Des draps-housses (2) et une gigoteuse si la maternité le demande

– 4 langes pour les régurgitations

– 8 bavoirs

– Des couches 2-5 kilos, sauf si le poupon est le 5e de la lignée et que ses frères et soeurs faisaient tous plus de 4 kilos à la naissance. On peut raisonnablement imaginer que ce sera le cas de la nouvelle merveille et investir directement dans le 3-6 kilos.

Dans le genre « liste racontée de manière croustillante », vous pouvez regarder celle de Marie, mise à jour il y a un an.

– Lexie Swing –

Vestiaire neutre, fausse bonne idée?

L’autre jour, un article de Courrier International m’a interpellé. Un lycée suédois, après approbation du conseil des élèves de l’établissement, s’apprête à mettre à disposition de ses élèves un vestiaire neutre. La présidente du conseil des élèves explique ainsi que «  »C’est pour les élèves qui ne souhaitent s’identifier ni comme hommes, ni comme femmes ».

La Suède envisage des vestiaires "sans genre"./ Photo Alex G.

La Suède envisage des vestiaires « sans genre »./ Photo Alex G.

J’ai essayé d’imaginer, et je n’ai pas compris. Il s’agit, à l’origine, d’une demande de l’association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer et transgenre) du lycée. Un besoin donc sans doute. Ces jeunes ne se sentent-ils à l’aise qu’avec des gens qui partagent leurs préférences sexuelles? En quoi celles-ci peuvent-elle déterminer avec qui on peut, ou non, se changer? Et est-ce que cela ne revient pas à « parquer » tous ensemble des jeunes, non pas parce qu’ils se ressemblent entre eux, mais parce qu’ils sont différents des autres? Ne devrait-on pas, au contraire, tout faire pour faciliter leur (ré)intégration?

De tout temps, des jeunes se sont sentis gênés de se changer devant d’autres. Parce qu’ils avaient trop de poids, ou pas assez de seins, des boutons et de trop grands pieds. La vraie gêne, à mes yeux, est là, et elle est directement liée à l’adolescence, à la difficulté de se faire une place dans la société et à affronter le regard des autres sur soi. Qu’on soit homo comme hétéro. Lorsque l’on a 15 ans et des cuisses un peu trop rondes, on a envie de les cacher, quels que soient les personnes avec qui l’on partage le vestiaire.

Et vous, qu’en pensez-vous?

-Lexie Swing-

Crousti-moelleuse: la baguette de semoule

La baguette à la semoule de blé fine est à l’image ce que certains gourmands adorent: un pain blanc croustillant à l’extérieur, moelleux et aéré à l’intérieur. Un coup de lame et la baguette se découpe, découvrant sa mie blanche, légèrement granuleuse et fondante. Un excellent pain pour les tartines du matin, et les sandwichs. Je me suis basée sur la recette de « Mes brouillons de cuisine« .

Pour deux bonnes baguettes ou trois petites, prévoyez de la farine, de la semoule de blé fine, un sachet de levure de boulanger, du sucre, du sel et de l’huile d’olive.

Parfait pour un sandwich./ Photo DR Lexie Swing

Parfait pour un sandwich./ Photo DR Lexie Swing

Si vous possédez une machine à pain, déposez tous les ingrédients qui suivent dans la cuve, en séparant la levure du sel (la levure dans un coin, le sel dans l’autre) et lancer le programme avant de partir vous avachir dans le canapé. Pour les moins chanceux… faîtes tiédir 50 ml d’eau, versez-la dans un bol et ajoutez-y le sachet de levure de boulanger. Mélangez à la fourchette et attendez une dizaine de minutes que la levure mousse. Pendant ce temps, versez 100g de farine et 200g de semoule de blé fine dans un saladier ou dans le bol du robot. Ajoutez 130ml d’eau et le bol contenant la levure. Mélangez. Ajouter une demi-cuillère à soupe de sucre et une cuillère à soupe de sel (moins si vous aimez le pain peu salé). Puis une cuillère à soupe d’huile d’olive. Pétrissez dix minutes au robot ou à la main. Bon courage à ceux qui pétrissent à la main… vos dix minutes n’auront jamais été aussi longues. Pour les amateurs de robot, c’est le moment de prendre une pause caféinée (ou alcoolisée, c’est selon) bien méritée.

Faîtes une boule et laissez gonfler dans un endroit chaud (un four préchauffé à 50° par exemple) pendant 45 minutes. Le replay de « Body of proof » visionné, sortez la boule, déposez-la sur un plan de travail fariné et façonnez vos baguettes. Laissez-les gonfler de nouveau 30 minutes dans un endroit chaud (45 minutes si un deuxième épisode est en route). Préchauffez votre four à 240°. Déposez un ramequin d’eau au milieu de vos baguettes. Faîtes cuire vos baguettes 10 minutes à 240°, puis de 5 à 10 minutes à 110°.

Laissez refroidir et tartinez.

-Lexie Swing-

De 1975 à 2010 : les soeurs Brown

Parmi les jolis travaux photographiques, celui de Nicholas Nixon est particulièrement émouvant. En 1975, il photographie sa femme Bebe avec ses trois soeurs cadettes. L’année suivante, il recommence la photo de groupe. Les quatre soeurs Brown sont dans la même ordre, et l’histoire commence. Chaque année, le rendez-vous est ainsi honoré, toujours en noir et blanc pour laisser le spectateur se concentrer sur les visages. La vie suit son cours, concentrée dans les traits, l’éclat des yeux, la moue d’une bouche.

En 2002, un premier ouvrage reproduisant son travail est publié. Il a été réactualisé en 2010. Vous pourrez trouver sur Konbini l’ensemble des photos. En attendant en voici quelques-unes.

1975./ Photo Nicholas Nixon

1975./ Photo Nicholas Nixon

1989./ Photo Nicholas Nixon

1989./ Photo Nicholas Nixon

2010./ Photo Nicholas Nixon

2010./ Photo Nicholas Nixon

-Lexie Swing-

Lait infantile bio: notre expérience

A l’aube de la maternité, après s’être posé les questions « berceau ou cododo? », « cosy ou siège-auto? », on se demande invariablement « allaitement maternel ou artificiel? »

Parfois, pour des raisons de santé par exemple, le choix n’est pas possible. D’autres fois, il s’agit seulement d’une question d’envie, de temps, de moments. Et lorsque l’on a fait le choix de l’allaitement artificiel se pose alors une dernière question: « quel lait? »

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Après avoir comparé des avis, lu les compositions des boîtes, demandé leurs usages aux copains, on n’est parfois guère plus avancé. On nous avait dit d’attendre le séjour à la maternité, pour acheter le même lait que celui donné après la naissance. Mais nous sommes têtus. Et nous lorgnions avidement sur le lait Hipp de notre supermarché, bio et au même prix que les autres laits infantiles plus courants, comme Gallia ou Guigoz. Soucieux de faire au mieux, nous avons tout de même posé la question à la puéricultrice venue faire la visite de sortie de la maternité de Miss Swing: « Pas besoin d’y aller progressivement, vous enchaînez avec le lait que vous avez choisi. Pour moi, tous les laits infantiles se valent. Il faudra patienter quelques semaines pour voir si ce lait lui convient bien. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le stock de petits biberons de la maternité épuisé, nous enchaînons sur le Hipp. Aucune réticence de la part du bébé, aucune grimace, elle encaisse le changement. A la visite du premier mois, j’évoque quelques régurgitations. Aussitôt on me répond: « Si ce n’est pas abondant, qu’elle grossit et que ça ne semble pas douloureux, il n’y a aucun problème. Les rejets, c’est normal. En poids comparé, c’est comme si vous, vous absorbiez chaque jour une dizaine de litres d’eau. Vous auriez sûrement quelques petits rejets. » On décide de conserver notre lait (qui, quoique relativement épais dans sa composition, n’est pas un lait épaissi au même titre que les laits dits de confort). Deux mois plus tard, elle grossit tranquillement, est très éveillée et a des selles quotidiennes. La pédiatre, après avoir reconnu les visibles bienfaits de ce lait qu’elle ne connaissait que de nom, nous a dit que la bonne digestion de Miss Swing venait notamment des probiotiques qu’il contenait. Des éléments compris dans d’autres laits, y compris non bio. A rechercher donc!

Les laits bios, contrairement aux autres laits infantiles, ne contiennent pas de taurine. Par contre, nombre d’entre eux contiennent de l’huile de palme bio. Il semblerait que le « Prémilait bio » n’en contienne pas.

Nous n’avons testé qu’un seul lait infantile bio pour le moment. Mais une internaute a fait ici un rapide récapitulatif. Des nombreux avis que l’on a pu lire, le lait Holle semble le plus apprécié. Mais il présente le défaut, à mes yeux, de ne se trouver qu’en magasin bio ou sur commande.

Et vous, un lait infantile à recommander?

-Lexie Swing-

Brunch maison: muffins anglais, oeufs et pancakes

On a tous notre brunch préféré: oeufs brouillés ou sur le plat, beans, tomates, muffins, gâteaux, fruits, pancakes… Ici, notre brunch parfait – si j’ose dire – ce serait muffins anglais/oeufs/fromage pour le salé, et pancakes pour le sucré. Voici nos recettes.

Durant vos courses de la semaine, vous aurez acheté: un paquet de farine, un paquet de sucre, de la levure de boulanger sèche, du lait, des oeufs, de la levure chimique ou du bicarbonate de soude, un peu de beurre et d’huile végétale pour les cuissons, et tout ce que vous jugez nécessaire pour accompagner vos pancakes et votre brunch en général.

Pour un brunch à midi, on se lève, disons, vers 9h30 (douche comprise). Première étape fondamentale: on se sert un café. Vous avez votre tasse fumante au creux de la main? Alors c’est parti!

Pancakes time./ Photo DR Lexie Swing

Pancakes time./ Photo DR Lexie Swing

Pour les pancakes, j’ai testé au fil des années plusieurs recettes. Ma préféré, celle qui fait les jolies bulles à la cuisson, c’est une recette trouvé sur le « Journal des femmes ». Elle se compte en « mug », à l’image des recettes américaines et canadiennes. Pour une quinzaine de pancakes, mélangez un mug de farine tamisée, 3 cuillères à soupe de sucre, une cuillère à soupe de levure chimique (ou une cuillère à café de bicarbonate de soude) et une pincée de sel. Puis ajoutez un mug de lait et une cuillère à soupe d’huile végétale. Bien mélanger, et réserver dans un endroit sec.

On s’attaque aux muffins anglais maison… Pour trouver LA bonne recette, je me suis plongée dans un petit livre édité par Pascale Weeks: « Cookies, Muffins and Co… » J’ai divisé les quantités par deux pour faire une demi-douzaine de muffins anglais.

Versez 137 ml de lait dans une casserole et laissez tiédir. Versez ensuite dans un bol, puis ajoutez une demi cuillère à café bombée de sucre, deux pincées de sel et 6g de levure (selon les marques, il existe des sachets de ce poids, comme chez Francine par exemple, sinon comptez un demi-sachet). Mélangez à la fourchette et laissez reposer jusqu’à ce qu’une mousse se forme sur le dessus (10 minutes environ). C’est le moment de prendre des vitamines avec un jus de fruits, de faire un brin de vaisselle et de murmurer « chut, c’est encore la nuit » à vos enfants. Manquerait plus qu’ils veuillent goûter la pâte! Et le timing alors? Pesez 225g de farine dans un cul-de-poule, faîtes un puits et versez la préparation au lait. Ici, trois options s’offrent à vous. Soit vous avez investi dans un robot et il va pétrir pour vous, soit vous adorez mettre la main à la pâte – au sens propre du terme – et vous pouvez retrousser vos manches; soit vous pouvez recruter quelqu’un… tiens pourquoi pas cet enfant que vous n’avez pas réussi à duper avec le coup de la nuit et qui est suspendu à votre jambe de pantalon?

Mélangez à la cuillère en bois puis pétrissez au robot/ à la main/ avec la main de l’enfant, pendant dix minutes. Faîtes une boule et laissez gonfler pendant 45 minutes dans un endroit chaud. Pour ma part, je n’ai jamais cet endroit chaud qu’évoquent mystérieusement tous les fans de boulange. Donc chez moi l’endroit chaud c’est mon four préchauffé à 70°.

Sortez votre pâte à pancakes. Faîtes chauffer une poêle à crêpes légèrement huilé à l’aide d’un essuie-tout. Déposez une petite louche de pâte sans chercher à l’étaler. Attendez que des petites bulles se soient formées sur toute sa surface et retournez le pancake. Laissez cuire encore une minute et réservez sur une assiette. Recommencez l’opération jusqu’à épuisement de l’opération. Huilez de nouveau la poêle tous les 3 ou 4 pancakes environ. Réservez.

Pendant ce temps, votre boule de pâte doit avoir doublé de volume. Enfoncez-y votre poing pour enlever l’air qu’elle contient, puis sortez-la et abaissez-la sur un plan fariné, à l’aide d’un rouleau, sur une épaisseur d’environ 1 cm. Déposez un ramequin (c’est important que ce soit un ramequin, vous découvrirez pourquoi ensuite) sur votre pâte et servez vous-en comme d’un emporte-pièce. Refaîtes une boule avec les chute, et abaissez-la de nouveau pour découper de nouveaux muffins. Déposez vos ronds de pâte sur un papier sulfurisé et laissez-les gonfler une demi-heure dans « un endroit chaud » (aaah la plage, les cocotiers, l’orteil vernis qui s’enfonce dans le sable légèrement mouillé…)

Préparez votre table avec tout ce qui vous fait envie. Ici nous avions prévu: jambon, fromage frais et oeufs pour les muffins anglais, sirop d’érable, sucre, lemon curd et chocolat pour les pancakes…

Faîtes chauffer une poêle anti-adhésive à feu moyen. Déposez-y vos muffins. Laissez-les gonfler 7 minutes, et retournez pour faire cuire 7 minutes également de l’autre côté. Ils seront cuits lorsqu’ils auront blondi et sonneront creux lorsque vous les tapoterez avec une cuillère. Coupez-les en deux dans la longueur.

Reprenez le ramequin qui vous a servi d’emporte-pièce, et cassez-y un oeuf. Assaisonnez de sel, de poivre, de thym et de basilic et faîtes-le cuire 35 secondes au micro-ondes (c’est précis hein? Mais levez votre nez du compteur et éloignez-vous un peu, je ne veux pas être tenue responsable du shot d’ondes que vous êtes en train de prendre dans le minois). Retournez le ramequin sur une des tranches de votre muffin (préalablement recouverte de fromage frais et de jambon, ou de bacon, et/ou de fromage à croque-monsieur), recouvrez du second pain… l’oeuf s’ajuste parfaitement!!! Ah ah! Vous êtes bluffés hein?

Bon appétit!/ Photo DR Lexie Swing

Bon appétit!/ Photo DR Lexie Swing

PS: Si vous n’avez pas le temps de boulanger, sachez qu’il existe de très bons muffins anglais dans le commerce, au rayon du pain de mie et des pains à cuire. Il vous suffira alors de les toaster au grille-pain avec de les déguster. Vos muffins maison peuvent également être toastés le lendemain, si vous ne les avez pas mangés avant…

-Lexie Swing-