Liste de maternité : vos essentiels

A quelques jours de l’accouchement (et on n’oublie pas que le terme, c’est le terme), on potasse, on arpente les forums, on demande des infos à la maternité mais au final, on a souvent trop, et rarement ce dont on aurait eu besoin à tout prix. Voici de quoi vous aider à remplir votre valise pour le séjour à la maternité.

Pour la salle d’accouchement, prévoyez un petit sac, modèle sac de week-end ou sac à dos. Vous pouvez y mettre:

– La tenue de naissance de bébé: pyjama, body, bonnet, chaussettes ou chaussons, une brassière en coton (à mettre sous le pyjama) ou en laine (que vous mettrez dessus). La taille 1 mois reste la plus usitée, mais vous pouvez prévoir un body et un pyjama naissance en plus, si votre bébé est censé naître à moins de 3 kilos. L’estimation de poids est généralement réalisée à l’écho du dernier trimestre.

– Une petite bouteille d’eau pour le papa et vous. Selon les maternités, boire de l’eau vous sera interdit, ou seulement pour tremper les lèvres, ou seulement pour quelques gorgées.

– Un brumisateur

– Des mouchoirs

– Un appareil photo

– Des magazines, un livre, de quoi écouter de la musique

– Des chaussettes

– Le dossier du suivi de grossesse

– Un doudou avec lequel vous aurez dormi pour le cas où votre bébé ne pourrait pas rester avec vous dans la chambre ensuite.

– Votre trousse de maquillage: indispensable sous peine de revoir les photos de naissance avec votre enfant dans dix ans et d’avoir droit à « c’est quoi cette dame qui ressemble à Maman, mais en moche? » S’il est déjà trop tard, n’oubliez pas que Photoshop existe.

Pour le conjoint accompagnant (ces bêtes-là se nourrissent et se soignent aussi, au risque sinon de les voir tourner de l’oeil au moindre bout d’ongle planté dans leur bras):

– Des pièces pour la machine à café

– De la lecture et/ou de la musique

– De quoi grignoter

Juste sortis de l'oeuf./ Photo Theseanster93

Juste sortis de l’oeuf./ Photo Theseanster93

Le séjour à la maternité, que les sage-femmes soient à vos petits soins ou que les choses se passent un peu moins bien (mais même si c’est le cas, le petit bout de vous qui roupillera à vos côtés vous fera oublier toutes les méchancetés que vous font les vilains docteurs), ne sera jamais une sinécure. Prévoyez donc de quoi vous chouchouter. Selon les cas et le copines, certaines ont pris un bon bouquin, leur tablette tactile, de la musique, du vernis, le magazine Cosmopolitan, le magazine Parents pour faire bonne mesure, un gommage, du chocolat… A vous de penser à ce qui vous fait envie et vous réconforte. Dans les indispensables, pensez à:

– Un pyjama

– Des tenues confortables mais pas trop moches (pour vous sentir bien, et pour les photos): des tee-shirts manches courtes ou des débardeurs (il fait toujours chaud dans les maternités) avec des ouvertures spéciales si vous allaitez, un ou deux gilets, des pantalons souples type sarouels, leggins ou pantalons de coton élastiqués.

– Des sous-vêtements: soutiens-gorge d’allaitement ou vos soutiens-gorge habituels si vous n’allaitez pas. C’est important car, dans le deuxième cas, cela devrait réduire votre montée de lait. Pour les culottes, vous pouvez prévoir un lot de slips filets, ou de grandes culottes en coton si vous préférez. Les slips jetables sont plutôt à éviter.

– Des grandes serviettes hygiéniques (spéciales nuit par exemple). Si vous n’avez pas peur du ridicule, les culottes hygiéniques type Tena sont très pratiques. Elles évitent les plis aux endroits douloureux, genre les 2 cm2 où vous avez les points de l’épisiotomie. Ca fait de très jolies couches, et si votre sage-femme a de l’humour, ça peut même vous faire de bonnes anecdotes pour la suite.

– Des coussinets d’allaitement, même si vous n’allaitez pas.

– Un sèche-cheveux, pour vos cheveux et pour sécher les points de l’épisio après la douche.

– Une serviette de bain et une pour vos cheveux.

– Des pantoufles ou des tongs, surtout pour sortir de la douche.

– Vos produits de toilette et vos éventuels médicaments.

– Des mouchoirs

– Une petite lampe pour allaiter ou donner le biberon, car les chambres ne sont généralement pourvues que d’un plafonnier, parfait pour réveiller la marmotte hurleuse en plein milieu de la nuit parce que vous avez fait glisser votre portable sous la table de chevet et que vos trente minutes de recherches à tâtons n’ont rien donné.

– Un sac pour le linge sale

– Le chargeur du téléphone

Pour votre précieux à naître:

– 6 pyjamas, et deux tenues type combis pour les visites et les photos

– 8 bodys

– Des chaussons ou des chaussettes

– Des mouffles anti-griffures

– Des draps-housses (2) et une gigoteuse si la maternité le demande

– 4 langes pour les régurgitations

– 8 bavoirs

– Des couches 2-5 kilos, sauf si le poupon est le 5e de la lignée et que ses frères et soeurs faisaient tous plus de 4 kilos à la naissance. On peut raisonnablement imaginer que ce sera le cas de la nouvelle merveille et investir directement dans le 3-6 kilos.

Dans le genre « liste racontée de manière croustillante », vous pouvez regarder celle de Marie, mise à jour il y a un an.

– Lexie Swing –

Vestiaire neutre, fausse bonne idée?

L’autre jour, un article de Courrier International m’a interpellé. Un lycée suédois, après approbation du conseil des élèves de l’établissement, s’apprête à mettre à disposition de ses élèves un vestiaire neutre. La présidente du conseil des élèves explique ainsi que «  »C’est pour les élèves qui ne souhaitent s’identifier ni comme hommes, ni comme femmes ».

La Suède envisage des vestiaires "sans genre"./ Photo Alex G.

La Suède envisage des vestiaires « sans genre »./ Photo Alex G.

J’ai essayé d’imaginer, et je n’ai pas compris. Il s’agit, à l’origine, d’une demande de l’association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer et transgenre) du lycée. Un besoin donc sans doute. Ces jeunes ne se sentent-ils à l’aise qu’avec des gens qui partagent leurs préférences sexuelles? En quoi celles-ci peuvent-elle déterminer avec qui on peut, ou non, se changer? Et est-ce que cela ne revient pas à « parquer » tous ensemble des jeunes, non pas parce qu’ils se ressemblent entre eux, mais parce qu’ils sont différents des autres? Ne devrait-on pas, au contraire, tout faire pour faciliter leur (ré)intégration?

De tout temps, des jeunes se sont sentis gênés de se changer devant d’autres. Parce qu’ils avaient trop de poids, ou pas assez de seins, des boutons et de trop grands pieds. La vraie gêne, à mes yeux, est là, et elle est directement liée à l’adolescence, à la difficulté de se faire une place dans la société et à affronter le regard des autres sur soi. Qu’on soit homo comme hétéro. Lorsque l’on a 15 ans et des cuisses un peu trop rondes, on a envie de les cacher, quels que soient les personnes avec qui l’on partage le vestiaire.

Et vous, qu’en pensez-vous?

-Lexie Swing-

Crousti-moelleuse: la baguette de semoule

La baguette à la semoule de blé fine est à l’image ce que certains gourmands adorent: un pain blanc croustillant à l’extérieur, moelleux et aéré à l’intérieur. Un coup de lame et la baguette se découpe, découvrant sa mie blanche, légèrement granuleuse et fondante. Un excellent pain pour les tartines du matin, et les sandwichs. Je me suis basée sur la recette de « Mes brouillons de cuisine« .

Pour deux bonnes baguettes ou trois petites, prévoyez de la farine, de la semoule de blé fine, un sachet de levure de boulanger, du sucre, du sel et de l’huile d’olive.

Parfait pour un sandwich./ Photo DR Lexie Swing

Parfait pour un sandwich./ Photo DR Lexie Swing

Si vous possédez une machine à pain, déposez tous les ingrédients qui suivent dans la cuve, en séparant la levure du sel (la levure dans un coin, le sel dans l’autre) et lancer le programme avant de partir vous avachir dans le canapé. Pour les moins chanceux… faîtes tiédir 50 ml d’eau, versez-la dans un bol et ajoutez-y le sachet de levure de boulanger. Mélangez à la fourchette et attendez une dizaine de minutes que la levure mousse. Pendant ce temps, versez 100g de farine et 200g de semoule de blé fine dans un saladier ou dans le bol du robot. Ajoutez 130ml d’eau et le bol contenant la levure. Mélangez. Ajouter une demi-cuillère à soupe de sucre et une cuillère à soupe de sel (moins si vous aimez le pain peu salé). Puis une cuillère à soupe d’huile d’olive. Pétrissez dix minutes au robot ou à la main. Bon courage à ceux qui pétrissent à la main… vos dix minutes n’auront jamais été aussi longues. Pour les amateurs de robot, c’est le moment de prendre une pause caféinée (ou alcoolisée, c’est selon) bien méritée.

Faîtes une boule et laissez gonfler dans un endroit chaud (un four préchauffé à 50° par exemple) pendant 45 minutes. Le replay de « Body of proof » visionné, sortez la boule, déposez-la sur un plan de travail fariné et façonnez vos baguettes. Laissez-les gonfler de nouveau 30 minutes dans un endroit chaud (45 minutes si un deuxième épisode est en route). Préchauffez votre four à 240°. Déposez un ramequin d’eau au milieu de vos baguettes. Faîtes cuire vos baguettes 10 minutes à 240°, puis de 5 à 10 minutes à 110°.

Laissez refroidir et tartinez.

-Lexie Swing-

De 1975 à 2010 : les soeurs Brown

Parmi les jolis travaux photographiques, celui de Nicholas Nixon est particulièrement émouvant. En 1975, il photographie sa femme Bebe avec ses trois soeurs cadettes. L’année suivante, il recommence la photo de groupe. Les quatre soeurs Brown sont dans la même ordre, et l’histoire commence. Chaque année, le rendez-vous est ainsi honoré, toujours en noir et blanc pour laisser le spectateur se concentrer sur les visages. La vie suit son cours, concentrée dans les traits, l’éclat des yeux, la moue d’une bouche.

En 2002, un premier ouvrage reproduisant son travail est publié. Il a été réactualisé en 2010. Vous pourrez trouver sur Konbini l’ensemble des photos. En attendant en voici quelques-unes.

1975./ Photo Nicholas Nixon

1975./ Photo Nicholas Nixon

1989./ Photo Nicholas Nixon

1989./ Photo Nicholas Nixon

2010./ Photo Nicholas Nixon

2010./ Photo Nicholas Nixon

-Lexie Swing-

Lait infantile bio: notre expérience

A l’aube de la maternité, après s’être posé les questions « berceau ou cododo? », « cosy ou siège-auto? », on se demande invariablement « allaitement maternel ou artificiel? »

Parfois, pour des raisons de santé par exemple, le choix n’est pas possible. D’autres fois, il s’agit seulement d’une question d’envie, de temps, de moments. Et lorsque l’on a fait le choix de l’allaitement artificiel se pose alors une dernière question: « quel lait? »

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Vrac de biberons./ Photo Fred_V

Après avoir comparé des avis, lu les compositions des boîtes, demandé leurs usages aux copains, on n’est parfois guère plus avancé. On nous avait dit d’attendre le séjour à la maternité, pour acheter le même lait que celui donné après la naissance. Mais nous sommes têtus. Et nous lorgnions avidement sur le lait Hipp de notre supermarché, bio et au même prix que les autres laits infantiles plus courants, comme Gallia ou Guigoz. Soucieux de faire au mieux, nous avons tout de même posé la question à la puéricultrice venue faire la visite de sortie de la maternité de Miss Swing: « Pas besoin d’y aller progressivement, vous enchaînez avec le lait que vous avez choisi. Pour moi, tous les laits infantiles se valent. Il faudra patienter quelques semaines pour voir si ce lait lui convient bien. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le stock de petits biberons de la maternité épuisé, nous enchaînons sur le Hipp. Aucune réticence de la part du bébé, aucune grimace, elle encaisse le changement. A la visite du premier mois, j’évoque quelques régurgitations. Aussitôt on me répond: « Si ce n’est pas abondant, qu’elle grossit et que ça ne semble pas douloureux, il n’y a aucun problème. Les rejets, c’est normal. En poids comparé, c’est comme si vous, vous absorbiez chaque jour une dizaine de litres d’eau. Vous auriez sûrement quelques petits rejets. » On décide de conserver notre lait (qui, quoique relativement épais dans sa composition, n’est pas un lait épaissi au même titre que les laits dits de confort). Deux mois plus tard, elle grossit tranquillement, est très éveillée et a des selles quotidiennes. La pédiatre, après avoir reconnu les visibles bienfaits de ce lait qu’elle ne connaissait que de nom, nous a dit que la bonne digestion de Miss Swing venait notamment des probiotiques qu’il contenait. Des éléments compris dans d’autres laits, y compris non bio. A rechercher donc!

Les laits bios, contrairement aux autres laits infantiles, ne contiennent pas de taurine. Par contre, nombre d’entre eux contiennent de l’huile de palme bio. Il semblerait que le « Prémilait bio » n’en contienne pas.

Nous n’avons testé qu’un seul lait infantile bio pour le moment. Mais une internaute a fait ici un rapide récapitulatif. Des nombreux avis que l’on a pu lire, le lait Holle semble le plus apprécié. Mais il présente le défaut, à mes yeux, de ne se trouver qu’en magasin bio ou sur commande.

Et vous, un lait infantile à recommander?

-Lexie Swing-

Brunch maison: muffins anglais, oeufs et pancakes

On a tous notre brunch préféré: oeufs brouillés ou sur le plat, beans, tomates, muffins, gâteaux, fruits, pancakes… Ici, notre brunch parfait – si j’ose dire – ce serait muffins anglais/oeufs/fromage pour le salé, et pancakes pour le sucré. Voici nos recettes.

Durant vos courses de la semaine, vous aurez acheté: un paquet de farine, un paquet de sucre, de la levure de boulanger sèche, du lait, des oeufs, de la levure chimique ou du bicarbonate de soude, un peu de beurre et d’huile végétale pour les cuissons, et tout ce que vous jugez nécessaire pour accompagner vos pancakes et votre brunch en général.

Pour un brunch à midi, on se lève, disons, vers 9h30 (douche comprise). Première étape fondamentale: on se sert un café. Vous avez votre tasse fumante au creux de la main? Alors c’est parti!

Pancakes time./ Photo DR Lexie Swing

Pancakes time./ Photo DR Lexie Swing

Pour les pancakes, j’ai testé au fil des années plusieurs recettes. Ma préféré, celle qui fait les jolies bulles à la cuisson, c’est une recette trouvé sur le « Journal des femmes ». Elle se compte en « mug », à l’image des recettes américaines et canadiennes. Pour une quinzaine de pancakes, mélangez un mug de farine tamisée, 3 cuillères à soupe de sucre, une cuillère à soupe de levure chimique (ou une cuillère à café de bicarbonate de soude) et une pincée de sel. Puis ajoutez un mug de lait et une cuillère à soupe d’huile végétale. Bien mélanger, et réserver dans un endroit sec.

On s’attaque aux muffins anglais maison… Pour trouver LA bonne recette, je me suis plongée dans un petit livre édité par Pascale Weeks: « Cookies, Muffins and Co… » J’ai divisé les quantités par deux pour faire une demi-douzaine de muffins anglais.

Versez 137 ml de lait dans une casserole et laissez tiédir. Versez ensuite dans un bol, puis ajoutez une demi cuillère à café bombée de sucre, deux pincées de sel et 6g de levure (selon les marques, il existe des sachets de ce poids, comme chez Francine par exemple, sinon comptez un demi-sachet). Mélangez à la fourchette et laissez reposer jusqu’à ce qu’une mousse se forme sur le dessus (10 minutes environ). C’est le moment de prendre des vitamines avec un jus de fruits, de faire un brin de vaisselle et de murmurer « chut, c’est encore la nuit » à vos enfants. Manquerait plus qu’ils veuillent goûter la pâte! Et le timing alors? Pesez 225g de farine dans un cul-de-poule, faîtes un puits et versez la préparation au lait. Ici, trois options s’offrent à vous. Soit vous avez investi dans un robot et il va pétrir pour vous, soit vous adorez mettre la main à la pâte – au sens propre du terme – et vous pouvez retrousser vos manches; soit vous pouvez recruter quelqu’un… tiens pourquoi pas cet enfant que vous n’avez pas réussi à duper avec le coup de la nuit et qui est suspendu à votre jambe de pantalon?

Mélangez à la cuillère en bois puis pétrissez au robot/ à la main/ avec la main de l’enfant, pendant dix minutes. Faîtes une boule et laissez gonfler pendant 45 minutes dans un endroit chaud. Pour ma part, je n’ai jamais cet endroit chaud qu’évoquent mystérieusement tous les fans de boulange. Donc chez moi l’endroit chaud c’est mon four préchauffé à 70°.

Sortez votre pâte à pancakes. Faîtes chauffer une poêle à crêpes légèrement huilé à l’aide d’un essuie-tout. Déposez une petite louche de pâte sans chercher à l’étaler. Attendez que des petites bulles se soient formées sur toute sa surface et retournez le pancake. Laissez cuire encore une minute et réservez sur une assiette. Recommencez l’opération jusqu’à épuisement de l’opération. Huilez de nouveau la poêle tous les 3 ou 4 pancakes environ. Réservez.

Pendant ce temps, votre boule de pâte doit avoir doublé de volume. Enfoncez-y votre poing pour enlever l’air qu’elle contient, puis sortez-la et abaissez-la sur un plan fariné, à l’aide d’un rouleau, sur une épaisseur d’environ 1 cm. Déposez un ramequin (c’est important que ce soit un ramequin, vous découvrirez pourquoi ensuite) sur votre pâte et servez vous-en comme d’un emporte-pièce. Refaîtes une boule avec les chute, et abaissez-la de nouveau pour découper de nouveaux muffins. Déposez vos ronds de pâte sur un papier sulfurisé et laissez-les gonfler une demi-heure dans « un endroit chaud » (aaah la plage, les cocotiers, l’orteil vernis qui s’enfonce dans le sable légèrement mouillé…)

Préparez votre table avec tout ce qui vous fait envie. Ici nous avions prévu: jambon, fromage frais et oeufs pour les muffins anglais, sirop d’érable, sucre, lemon curd et chocolat pour les pancakes…

Faîtes chauffer une poêle anti-adhésive à feu moyen. Déposez-y vos muffins. Laissez-les gonfler 7 minutes, et retournez pour faire cuire 7 minutes également de l’autre côté. Ils seront cuits lorsqu’ils auront blondi et sonneront creux lorsque vous les tapoterez avec une cuillère. Coupez-les en deux dans la longueur.

Reprenez le ramequin qui vous a servi d’emporte-pièce, et cassez-y un oeuf. Assaisonnez de sel, de poivre, de thym et de basilic et faîtes-le cuire 35 secondes au micro-ondes (c’est précis hein? Mais levez votre nez du compteur et éloignez-vous un peu, je ne veux pas être tenue responsable du shot d’ondes que vous êtes en train de prendre dans le minois). Retournez le ramequin sur une des tranches de votre muffin (préalablement recouverte de fromage frais et de jambon, ou de bacon, et/ou de fromage à croque-monsieur), recouvrez du second pain… l’oeuf s’ajuste parfaitement!!! Ah ah! Vous êtes bluffés hein?

Bon appétit!/ Photo DR Lexie Swing

Bon appétit!/ Photo DR Lexie Swing

PS: Si vous n’avez pas le temps de boulanger, sachez qu’il existe de très bons muffins anglais dans le commerce, au rayon du pain de mie et des pains à cuire. Il vous suffira alors de les toaster au grille-pain avec de les déguster. Vos muffins maison peuvent également être toastés le lendemain, si vous ne les avez pas mangés avant…

-Lexie Swing-

Gâteau amandes-ricotta-citron vert

Avec l’Ipad, il y a l’appli cuisine visuelle, un truc plein de photos alléchantes et de recettes qui font envie. Parmi elles, le gâteau amandes-ricotta-citron vert. Un dessert moelleux, plein de goût, léger car sans farine, et raffiné surtout.

Un parfait dessert d'invité./ Photo DR Lexie Swing

Un parfait dessert d’invité./ Photo DR Lexie Swing

L’heure tourne et je vous l’avais promise pour ce soir, alors je vous livre la recette brute. Dans votre panier: 4 oeufs, 250g de ricotta, du sucre roux, 250g de poudre d’amandes (2 sachets généralement), un citron vert, de l’extrait d’amande amère, des amandes effilées, du beurre pour le moule et du sucre glace pour la déco.

Préchauffez le four à 150°. Battez la ricotta avec 4 jaunes d’oeufs (séparez le blanc des jaunes avant, et conservez les blancs). Ajoutez une cuillère à café d’amande amère, 250g de poudre d’amandes et 175g de sucre roux. Puis le jus et le zeste finement râpé du citron vert. Montez vos 4 blancs en neige, avec une pincée de sel et incorporez-les au mélange à l’aide d’une maryse. Réservez.

Beurrer un moule, idéalement un moule à fond amovible. Chemisez-le avec du papier sulfurisé. Idéalement, découpez d’abord un cercle de la taille du fond, puis des bandes pour faire les bords. Enfournez pour une heure à 150°.

Laissez refroidir et parsemez d’amandes effilées et de sucre glace.

Enjoy!

-Lexie Swing-

Humans of New York: un travail étonnant

L’auteur de « Humans of New York », Brandon Stanton, est un ancien trader devenu photographe. Son projet est né en 2010, dans les rues de New York, où il a photographié pas moins de 5000 personnes. Jeunes, vieux, couples et personnes seules, de toutes couleurs de peau, de toutes religions… Devant le succès de son blog photos, il a poursuivi le projet dans d’autres villes, comme Boston, ou même en Iran. Il a également inspiré d’autres photographes, comme à Miami.

Sur son blog, des anecdotes accompagnent les portraits. Deux femmes assises côte à côte. L’une à la vingtaine, l’autre peut-être cinquante. Le photographe leur demande: « Vous êtes parentes? ». « Et bien..Non ». « Amies? » « Et bien… » « Oh! Vous venez juste de vous rencontrez? » Et la plus agée de finalement répondre: « Elle sort avec mon fils. C’est le « Meet the Mom day »…

En attendant la recette du gâteau ricotta-amandes-citron vert tant attendue, profitez de ce joli blog, autrement appelé « le projet HONY« .

 

-Lexie Swing-

Repas « fromages »

Raclette, tartiflette, reblochonnade, fondue savoyarde? Tous ces plats « hauts en fromages » pourraient correspondre à la dénomination « repas fromage ». Mais le vrai, l’unique, c’est celui qui n’est composé QUE de fromages.

Apporter le plateau de fromages au lieu d’un bouquet de fleurs semble être la dernière tendance à la mode dans les hautes sphères desquelles on ne sait jamais rien mais où l’on imagine tout. Les gens « de la haute » – ceux qui mangent des Paniers de Yoplait en dessert apportés sur un plateau d’argent – s’invitent à grands coups de plateaux de fromages d’Auvergne (l’Auvergne c’est rural, c’est le terroir, donc c’est à la mode). Mais connaissent-ils le fin du fin: un repas composé d’une demi-douzaine de fromages, accompagnés de bons pains et de vins goûteux?

Chemin de fromages./Photo DR Lexie Swing

Chemin de fromages./Photo DR Lexie Swing

Vous voulez tester? Rendez-vous chez votre fromager et commandez 7 ou 8 fromages (au-delà, on frôle l’overdose). Dans l’idéal il vous faudrait du frais, avec peu de goût, comme certains brebis et vaches, du brie très peu fait, quelque chose comme ça. Ensuite, quelques fromages un peu plus goûteux: par exemple un Estivel (brebis/chèvre basque), des petits crottins de chèvre, etc. Pour finir, on tombe dans le lourd: du livarot, du roquefort. Le but est de dessiner ainsi un parcours gustatif avec en case une le fromage avec peu de goût et en case 7 ou 8, le fromage fort. Essayez de choisir des fromages que vous ne connaissez pas, soyez aventureux que diable! Placez des petites étiquettes sur chacun des fromages, avec le numéro qui leur est attribué et leur nom.

Pour que le plaisir soit total, ces fromages doivent être dégustés avec différents pains – prévoyez du pain blanc, du campagne et un pain aux figues par exemple – et avec du vin bien entendu! Les vins blancs secs se marieront avec les fromages des cases 1 à 3 généralement, les vins blancs plus sucrés seront à tester à tout prix avec les chèvres. Les rouges, eux, sont à réserver aux fromages forts. N’hésitez pas à demander conseil à votre caviste en lui montrant votre liste de fromages.

Accompagnez, bien entendu, d’une salade verte, de quelques fruits type raisins et prévoyez quelques chose de léger en dessert.

Vous voilà de quoi passer une excellente soirée du vendredi: vaisselle réduite, alcoolisation poussée et haleine chargée. Que demander de plus?

-Lexie Swing-

Quenelles natures à la lyonnaise

Je devrais ajouter « à ma façon » pour ne pas risquer les huées mais cela va de soi. Je ne prétends pas détenir la vérité au sujet des quenelles lyonnaises. A mon avis, celle-ci est dissimulée sur un parchemin, au détour d’une traboule (ici s’arrête toute ma culture lyonnaise, merci « Les Six Compagnons » et la Bibliothèque verte).

Je suis originaire de Saint-Etienne. Tout comme ma famille. Tout comme la famille de M. Swing. Les quenelles lyonnaises font partie des plats que nous dégustions tous deux enfants. On les achetait chez le traiteur, avant de les recouvrir d’une sauce tomate aux olives. J’ai ouïe dire que du côté de M. Swing, on les préférait agrémentées de sauce Aurore. Dans tous les cas, elles étaient généralement accompagnées d’un gâteau de foie.

Fondantes à souhait./ Photo DR Lexie Swing

Fondantes à souhait./ Photo DR Lexie Swing

Mais les quenelles, comme la quiche ou les pâtes, c’est meilleur lorsqu’on les fait soi-même. Pour réaliser mes quenelles natures, je me suis basée sur la recette de Mathilde. Pour deux personnes, prévoyez donc de la farine, du beurre, du lait, de l’eau, deux oeufs et un tube de 125 grammes de concentré de tomate (si vous les voulez à la sauce tomate… Sinon une sauce béchamel peut tout à fait convenir également, ce ne sera pas aussi bon bien sûr, mais bon tous les goûts sont dans la nature ;-)).

Pesez 100g de farine et réservez. Versez 35g de beurre, 75g de lait et 75g d’eau dans une casserole et faîtes fondre doucement. Dès que le mélange est liquide, versez d’un seul coup la farine. Touillez activement à la cuillère en bois. Salez et poivrez. Sortez la casserole du feu, ajoutez un oeuf. Mélangez. Ajoutez le suivant. Mélangez. Respirez. Mélangez. Gongonnez (bougonner en gaga, je vous mets dans l’ambiance). Mélangez. Secouez vos bras pour les réanimer. Réservez.

Répartissez une très fine couche de farine dans une assiette. Saisissez deux cuillères à soupe et essayez d’imaginer comment vous allez pouvoir faire une quenelle avec ça… Non sérieusement. M. Swing a trouvé une bonne technique. Dans votre cuillère droite (attachée donc à votre main droite), prenez un peu de votre préparation. Dans votre main gauche, votre cuillère gauche tenue bien à plat, ouverture vers le haut. Vous devez alors faire coulisser votre cuillère droite le long de votre cuillère gauche afin d’y faire glisser la préparation. Vous n’avez rien compris? Ca vous rassure si je vous dis que je l’avais sous les yeux et que je n’ai rien compris non plus? Bon, en fait c’est un jeu d’enfant. Il suffit de regarder cette vidéo publiée par ChefSimon.

Lorsque vos quenelles (j’en avais 6, Mathilde a réussi à en faire 8) sont formées et déposées sur votre assiette farinée, faîtes frémir de l’eau dans une grande casserole. Comme le dit ChefSimon dans sa vidéo: « Ca bout, t’es mort ». On frémit donc. Et je vous souhaite bien du courage parce que l’électrique et la vitro-céramique, dans ce cas, c’est capricieux. Lorsque l’eau frémit, plongez-y trois ou quatre quenelles. Quand elles remontent à la surface, comptez une minute et sortez-les à l’aide d’un écumoir. Déposez-les dans un plat allant au four et recommencez l’opération jusqu’à épuisement des stocks.

Préchauffez votre four à 180°. Pesez 100g de farine et réservez. Faîtes fondre dans une casserole 100g de beurre, puis ajoutez d’un coup la farine. Mélangez rapidement avec un petit fouet, à défaut une cuillère en bois. Hors du feu, versez de l’eau froide jusqu’à obtenir la consistance et la quantité souhaitée (pas trop, vous pourrez toujours en rajouter après). Placez sur un feu très doux et ajoutez le concentré de tomates, salez et poivrez. J’en ai mis 125g mais n’hésitez pas pas à goûter avant, peut-être que vous préfèrerez un goût de tomates moins prononcé. Réalisez une sauce assez liquide car celle-ci va s’épaissir au four. Vous pouvez ajouter des olives noires ou vertes, des champignons ou du basilic frais (ce qui, à mon avis, n’a plus rien de lyonnais), comme ici.

Recouvrez généreusement vos quenelles et enfournez pour 20 minutes. 25 si, comme chez moi, vos quenelles ont une légère tendance à l’embonpoint.

Accompagnez d’une salade et/ou d’une viande.

Dégustez, jusqu’à en être… couffle!

-Lexie Swing-