Fondant chocolat-caramel

A l’image du fondant de Nathalie, ce gâteau chocolat-caramel tiré des carnets Nestlé Dessert est légèrement coulant, donc irrésistible. Encore meilleur 24h après cuisson, il peut se préparer à l’avance comme se déguster dès la sortie du four… Chose qui risque immanquablement d’arriver une fois que le nez de vos petits gourmands aura capté toutes les bonnes effluves.

Dans le chariot de courses, il faudra glisser une tablette Nestlé dessert chocolat-caramel, une petite plaquette de beurre salé, deux oeufs, de la farine et de la cassonade.

Un coulant incroyable./ Photo DR Lexie Swing

Un coulant incroyable./ Photo DR Lexie Swing

On enfile un tablier, on retrousse les manches, on attache les cheveux, on se lave les menottes et c’est parti! Un adulte préchauffe le four à 180°. Puis enfant 1, appelons-la Emma, j’aime bien Emma. Emma donc, coupe la tablette en trois plaques égales. Elle prélève un carré de chocolat, qu’elle goûte. C’est important de goûter ce qu’on cuisine (et à tout âge il faut des arguments pour pouvoir se baffrer de chocolat). Elle choisit deux plaques (sur trois) de chocolat, qu’elle découpe en petits morceaux dans un récipient allant au micro-ondes. Son petit frère, Axel (toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait fortuite), ajoute 100g de beurre salé soigneusement pesé sur la balance de cuisine (la balance de la salle de bain n’est pas assez précise et d’une relative mauvaise foi lorsqu’il est question de graisse). L’adulte (Papa, Maman, Nounou, Tatie, Papy… l’adulte peut prendre des formes diverses tant qu’il a plus d’un cinquième de siècle) (je vous vois compter…), l’adulte disais-je va faire chauffer durant deux minutes au micro-ondes ledit mélange. Touiller et remettre 30 secondes si nécessaire. Goûter. Se brûler la langue. Demander aux enfants d’attendre un peu. Puis les faire goûter à leur tour.

Laissez tiédir. Puis Emma (Charlotte si vous avez beaucoup d’enfants ou que la petite voisine est là… Toc toc toc, qui est là, c’est la p’tite Charlotte… Vous êtes perdus ? Vous manquez de culture, c’est du Henri Dès dans le texte), un enfant quoi, ajoute 60g de cassonade, deux oeufs et 70g de farine tamisée. Découpez le reste du chocolat en grosses pépites et rajoutez-le à la préparation. Faîtes-les mélanger chacun leur tour (4 petits biceps valent mieux que 2 gros). Versez dans un moule beurré et fariné. Enfournez pour 20 minutes. Léchez le bol, la cuillère, la seconde cuillère qu’on a sorti parce qu’on a jeté trop vite la première dans l’évier, le second bol parce que le premier qu’on a sorti était trop petit pour qu’on y ajoute le sucre, la farine et les oeufs (on est tous pareil, qu’est-ce que vous croyez)…

Sortez le gâteau du four et laissez-le refroidir. Il doit être légèrement tremblotant au milieu, il va se figer en refroidissant.

Un, deux, trois… A vos cuillères!

-Lexie Swing-

Feuilleté chèvre-figues

Un feuilleté, c’est rapide, c’est goûteux et ça réchauffe en ce mois de décembre – d’avril pardon. Le plus commun? Le jambon-fromage certainement. Un classique récemment détrôné dans ma cuisine.

Tout a commencé lorsqu’un proche nous a remis un pot de confiture de figues maison. Quelques cuillerées plus tard, le goût très sucré est un peu écoeurant. Pour y remédier, quoi de mieux qu’un sucré-salé?

Un feuilleté pour deux./ Photo DR Lexie Swing

Un feuilleté pour deux./ Photo DR Lexie Swing

Pour trois personnes, prévoyez une pâte feuilletée du commerce (maison si vous avez le temps et le courage), un pot de confiture de figues, une bûche de fromage de chèvre et de la ciboulette fraîche (à défaut, du basilic).

Préchauffez votre four à 200°. Déroulez votre pâte, divisez-la en trois parties. Etalez quatre cuillerées de confiture, puis disposez quatre à cinq rondelles de chèvre. Ajoutez généreusement de la ciboulette finement hâchée. Poivrez. Refermez les chaussons en retournant le bord inférieur sur le bord supérieur pour éviter que la garniture fuit. Badigeonnez de lait, de café ou de jaune d’oeuf. Enfournez pour 20 minutes environ.

Servez avec une salade de mâche assaisonnée d’une vinaigrette à la framboise.

Ce mélange est parfait également pour l’apéritif, en mode mini.

-Lexie Swing-

Pommes suédoises

Grande classe et simplicité enfantine, voici les pommes de terre à la suédoise, aussi appelées pommes de terre en éventail. Choisissez des pommes de terre de taille moyenne, deux à trois par personne en fonction de l’appétit (une pour les petits monstres). Lavez-les, frottez-les, enlevez les éventuels germes (si cela n’a plus la taille d’un oeil, mais d’un doigt et que votre précieux est recouvert de tâches vertes, vous pouvez le jeter. Les écolos vous diront le contraire… mais les tâches vertes et les germes sont toxiques.) mais gardez la peau. Faîtes cuire vos pommes de terre 30 minutes dans une casserole d’eau.

Un joli éventail./ Photo DR Lexie Swing

Un joli éventail./ Photo DR Lexie Swing

Préchauffez votre four à 180°. Videz l’eau et laissez refroidir vos pommes de terre. Faîtes-leur des tranches d’un demi-centimètre, en vous arrêtant à quelques millimètres du bas du légume. Placez-les dans un plat allant au four, avec un fond d’eau pour ne pas qu’elles sèchent. Salez, poivrez, saupoudrez généreusement d’herbes aromatiques, types herbes de Provence, basilic et thym. Laissez couler un filet d’huile d’olive dans les entailles. Faîtes cuire au four 25 minutes environ. N’oubliez pas de remettre de l’eau au fond du plat si des minutes de cuisson supplémentaires sont nécessaires.

A déguster avec une viande rouge ou – comme ce sera mon cas dans quelques minutes et je me dépêche de taper parce que j’ai une dalle d’enfer – un poulet citron vert et thym en papillote.

-Lexie Swing-

Semaine culino-gourmande

Après autant d’absence, il était indispensable de vous attirer de nouveaux vers le blog en vous mettant l’eau à la bouche. Car je n’ai pas chômé!

Au programme donc de cette semaine: du beau, du bon et du gourmand surtout, pour reprendre le terme en vogue sur les émissions culinaires, grâce au plus médiatique des chefs actuels…

Vous avez consulté le menu de la cantine ce midi? Voici celui de la mienne… Halte aux petits pois-carottes, ce lundi vous dégusterez (et moi aussi, elles sont au four…) des pommes suédoises. Envie d’une salade ce mardi? Oui mais pas sans un joli feuilleté chèvre-figues. Mercredi, vos enfants sont de repos (ou en vacances, et vous n’en pouvez déjà plus…), faîtes leur enfiler leur tablier et préparez ensemble un fondant chocolat-caramel. Jeudi arrive, le temps se réchauffe à peine, et si vous appreniez à réaliser des quenelles natures à la lyonnaise? Vendredi, à l’aube du week-end, il est temps de lancer les invitations et de se retrouver autour d’un repas fromages et de quelques bons vins soigneusement choisis. Samedi, on est de sortie, l’occasion de remporter la médaille du meilleur invité avec un gâteau ricotta, amandes et citron vert. Et puis dimanche… et puis dimanche… on fait la grasse mat’ (les enfants sont ailleurs, chez les grands-parents, à la SPA, où vous voulez… si vous avez des enfants qui se lèvent à 10h, vous pouvez les garder) et on se prépare un brunch du tonnerre.

Bon appétit!

-Lexie Swing-

Le roulé au fromage avec tous les cylindres qui vont bien

Le roulé au fromage (et jambon parfois), c’est le parfait produit traiteur qu’on voit souvent au détour du supermarché. Le genre de plats que l’on déguste sur un coin de canapé devant la télé, ou en famille un dimanche soir. Mais tant que l’on n’a pas essayé d’en cuisiner un maison, on ne peut pas connaître la technicité de l’engin. Parce qu’à votre avis, les jolis cylindres superposés, ils se sont font tous seuls grâce à la jolie fée de la pâte feuilletée?

Voici enfin dévoilé le secret du roulage du roulé au fromage (et jambon parfois, oui j’insiste), après ça, vous pourrez travailler au rayon boucherie-traiteur de votre hyper. Bonne nouvelle non?

Pour vos courses (pour 6 roulés, 5 si vous êtes une famille de marathoniens): deux rouleaux de pâte feuilletée, du gruyère (et du jambon si ça vous dit, vous ne pourrez pas dire que je ne vous l’ai pas suggéré), du beurre, de la farine, du lait et du papier d’alu.

Le secret de la technique./ Photo DR Lexie Swing

Le secret de la technique./ Photo DR Lexie Swing

Préchauffez votre four à 200 degrés – th 7. Prenez une grande feuille de papier d’alu et façonnez-la de façon à obtenir un cylindre sur lequel vous enroulerez votre pâte feuilletée. Attention à ne pas trop serrer le cylindre. Découpez votre pâte feuilletée en bandes d’ 1,5 cm environ et placez-les sur votre cylindre d’alu en faisant se chevaucher les bandes comme sur la photo ci-dessus (oui c’est un jour faste, nous avons DEUX photos). Vous pouvez beurrer et fariner vos tubes d’alu avant l’opération. Répétez la manoeuvre autant que vous souhaitez faire de roulés. Badigeonnez vos rouleaux avec un peu de lait, de café ou de jaune d’oeuf et enfournez.

Faîtes les cuire 12 à 15 minutes environ. Pendant ce temps, préparez votre béchamel: faîtes fondre 50 g de beurre sur feu moyen, puis, hors du feu, ajoutez d’un seul coup 50 g de farine. Mélangez rapidement à la cuillère en bois. Remettez sur le feu et versez par petites touches 400 ml de lait (à vous d’en mettre plus ou moins selon la consistance que vous souhaitez) en remuant à chaque fois pour bien incorporez le lait. Ajoutez un peu d’emmental (et un peu de jambon), salez et poivrer. Puis réservez.

Dès que les rouleaux sont cuits, la « partie-technique-qui-va-vous-crâmer-les-doigts » commence. Il s’agit désormais de faire glisser le papier d’alu hors des coques gonflées sont trop les abîmer. Plus vous attendez, plus ça refroidit, permettant à la pâte de s’agripper à l’alu, et plus elle devient fragile. Attention donc. On tasse le papier d’alu tant qu’on peut, aussi loin qu’on peut vers l’intérieur de la coque. Grande inspiration – préparation mentale de vos bouts de doigts – répétition de la phrase « je ne crains pas la douleur, la douleur est le chemin » 15 fois (ça marche avec le mot bonheur aussi, si vous voulez essayer, mais bon pas tout de suite, on n’a pas le temps), et on tire. On tire doucement, malgré la chaleur. Il ne faut pas que tout parte en lambeaux. Répétez l’opération avec chaque rouleau (c’est là que vous regrettez d’avoir fait 5 enfants au lieu de 2 hein?) et réservez vos coques.

Et voilà le travail./ Photo DR Lexie Swing

Et voilà le travail./ Photo DR Lexie Swing

A l’aide d’une poche à douille (largement coupée au bout tout de même) ou d’une cuillère, remplissez vos coques de béchamel. Le tout est de les remplir complètement sans que la béchamel ressorte de l’autre côté, du véritable jonglage! Appliquez ensuite de chaque côté des rouleaux une poignée de gruyère. Enfournez pour 15 à 20 minutes supplémentaires, en surveillant que vos roulés ne brûlent pas.

Puis savourez…

-Lexie Swing-

Le Libraire, de Régis de Sa Moreira

Lui aussi traînait sur le coin d’une table en bois, dans la même petite librairie toulousaine où j’ai déniché « Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire« . Lui, c’est « Le Libraire », de Régis de Sa Moreira. Un bijou.

Je l’ai saisi parce que les librairies me fascinent. Je l’ai acheté pour la petite phrase de Bernard Plessy inscrite en quatrième de couverture: « Ne pas lire trop vite, pour faire durer le plaisir. » Ca m’a donné envie de le découvrir.

Le Libraire, de Régis de Sa Moreira

Le Libraire, de Régis de Sa Moreira

J’ai attaqué le premier chapitre, pleine de bonnes intentions. Et puis j’ai dû me rendre à l’évidence: ça ne me plaisait pas. Déçue, je l’ai reposée. Il a traîné dans le casier « bouquins à lire » de ma bibliothèque, le seul qui soit rangé à la verticale. Quelques semaines après, ayant terminé « The Mystery of Mercy Close« , de Marian Keyes, je l’ai repris. Un chapitre, puis deux. J’ai souri devant certaines phrases joliment écrites, jusqu’à tomber sur un passage qui disait: Poudoupoudoupoudou, Dieu revenait. « Ah, fit le libraire. Sa Majesté a fini de bouder ». Poudoupoudoupoudou, Dieu repartit.

J’ai coché la page. Et puis me rappelant le conseil de Bernard Plessy, j’ai reposé « Le Libraire ». Jusqu’au lendemain. Et au fil des jours, au rythme de quelques pages à la fois, j’ai parcouru le livre. Et j’ai coché des pages, plein de pages, tout en lisant à voix haute à mes proches les passages qui me touchaient le plus. A la fin, j’en lisais ainsi des pages entières.

Ce livre est exactement comme le décrivait le critique: un plaisir à goûter par petites doses. Non pas par crainte de l’indigestion mais parce qu’il est meilleur ainsi, et qu’on peut en garder pour plus tard. J’ai ouvert un livre qui m’a laissée indifférente et refermé un chef-d’oeuvre de poésie et de mots justes. A garder tout près de soi, tout en haut de la pile « à lire » du casier rangé à la verticale.

-Lexie Swing-

Accouchement: le terme c’est le terme!

A la première échographie, généralement vers 5-6 semaines de grossesse (la première écho officielle est à 12 semaines d’aménorrhée mais une écho de datation de la grossesse est souvent prévue avant), le gynéco fixe la date de début de grossesse, et donc celle de fin… 9 mois plus tard. Vous vous attendiez à un calcul savant? Non non, le calendrier suffit!

La récompense après le sprint final./Photo DR Lexie Swing

La récompense après le sprint final./Photo DR Lexie Swing

Vous ressortez donc de la première écho avec une date en tête. Elle est lointaine, mais elle est fixe. Et au fur et à mesure, elle se rapproche. Elle se rapproche d’autant plus que vous prenez de l’ampleur, disons, du tour de taille. Et que vient inexorablement le moment où vous vous sentez comme une baudruche trop gonflée: prête à exploser. C’est le moment où vous commencez à tourner en rond en psalmodiant « bon sang, faut qu’il sorte, j’en peux plus… je dors plus, j’ai mal partout, je marche avec peine, je veux qu’il soooorte ».

Et le terme qui devait être à J+9 mois devient insidieusement un J+8 mois et quelques, à mesure qu’Internet vous informe « qu’un bébé est complètement formé à partir de 37 semaines d’aménorrhée » et que les textos pleuvent « QUOI? Tu n’as pas encore accouché ». Vos proches regorgent d’exemples de femmes ayant accouché à 37, voire 38 SA, « d’un bébé en pleine forme ». Et tandis que les jours défilent, et que vos maux de dos deviennent inversement proportionnels à votre patience, on vous apostrophe: « Il va être super gros non? », voire mieux: « C’est que tu ne bouges pas suffisamment, fais de la marche/tes vitres/le ménage de printemps/un trek dans la jungle, et demain il est là ».

Je vais vous révéler un truc fou: le terme c’est le terme! Et s’il semblerait que 50% des femmes accouchent avant 38 sa + 2 jours, 50% des femmes accouchent également après, donc à 39 sa, 40 sa, à terme, voire – ô sacrilège – APRES le terme (les maternités déclenchent de 2 à 10 jours – oui oui vous avez bien lu, 10 jours – après terme).

Alors inutile de vous focaliser sur les 37 SA, faites la sourde oreille au coaching pseudo-sportif de vos proches… la ligne d’arrivée, c’est 41 SA. Et si, et seulement si, vous êtes chanceuse, peut être qu’une nuit, à l’aube des 39 SA, la poche des eaux vous romprez, qu’à la maternité vous vous précipiterez, pour tendrement accueillir votre nouveau-né…

-Lexie Swing-

Un fondant de Nathalie pour le plaisir

Le fondant de Nathalie, c’est ce truc incroyable qui mêle chocolat, sucre, oeufs, beurre (beaucoup!) et quelques grains de farine. Repris dans, au moins, deux ouvrages de la cuisinière irlandaise Trish Deseine – « Je veux du chocolat » et « I love cake » – c’est le vrai gâteau du plaisir. Malgré mon équipement de compétition – un Kitchen Aid magnifique – j’aime encore ces préparations déconcertantes de facilité, à mélanger amoureusement à la cuillère en bois dans un bol unique. Peu de vaisselle, peu de temps et un bonheur à déguster…

La "tuerie" de Nathalie./ Photo DR Lexie Swing

La « tuerie » de Nathalie./ Photo DR Lexie Swing

Première étape: mettre en fond « Songs from the chateau » de Kyle Eastwood ou une série sympathique mais sans intrigue (c’est toujours dommage de louper le nom du tueur quand on suit une enquête depuis 20 minutes, exit donc les Experts et autres Cold Case…)

Le fondant de Nathalie – on ignore d’ailleurs qui est Nathalie, mais après ceci, elle pourrait fort bien devenir votre meilleure amie à vous aussi – doit être préparé en avance, le soir pour le lendemain matin ou le matin pour le soir par exemple. Idéal quand on a un dîner prévu, moins quand on est pressé (mais la frustration se dissoudra rapidement dans le chocolat à lécher à même le bol).

Deuxième étape: Faîtes préchauffer votre four à 190°. Pesez 200 grammes de beurre (salé pour moi) et 200 grammes de chocolat noir. Faîtes les fondre au micro-ondes ensemble, par petites touches (50 secondes par 50 secondes par exemple, en remuant à chaque fois).

C’est prêt? Ajoutez 200 g de sucre et laissez refroidir. Trish (je fais souvent ses desserts, considérons que nous sommes désormais assez intimes pour nous appeler par nos prénoms) prévoit 250 grammes mais à moins d’être un drogué hyperglycémique qui siffle le sucre directement au paquet, je trouve ça un peu too much…

Troisième étape: Il est temps de prendre une pause. Un petit café sera le bienvenu. Cinq minutes, et puis il est temps d’ajouter 5 oeufs à votre préparation, en mélangeant bien entre chaque à la cuillère en bois. Incorporez ensuite une cuillère à soupe de farine tamisée, légèrement bombée. Et hop au four, 22 minutes. Il doit être tremblotant comme une joue molle au milieu (faire des comparaisons désastreuses est le meilleur moyen de vous éviter d’y toucher à ce stade).

Les puristes le démouleront aussitôt, pour le réserver. Les sauvages et leur famille le dégusteront directement dans le plat, à la petite cuillère…
Dans tous les cas, patientez! Vous verrez, vous me remercierez…

-Lexie Swing-

« Alors voilà », le blog auscitain des étudiants en médecine

C’est une perle. Le genre de blog que l’on infiltre dans ses marque-pages internet pour s’en délecter chaque semaine. « Alors voilà », journal des étudiants en médecine, a vu le jour il y a deux mois à peine, en novembre. Créé par « B. » pour « réconcilier les soignants et les soignés », ce blog propose chaque jour une anecdote vécue par un spécialiste, par un interne, un externe, un infirmier. Au bout de la plume, du clavier plutôt, un interne de 27 ans, employé aux urgences du Centre hospitalier d’Auch. Le plus étonnant? J’ai connu le blog via les réseaux sociaux, bien avant de me rendre compte que l’auteur était, en quelque sorte, un voisin. Une découverte ponctuée d’un « Non, c’est pas vrai?!? » parce que, comme chacun sait, les bonnes histoires semblent toujours venir d’ailleurs.

Découverte du monde hospitalier./ Photo Stevendepolo

Découverte du monde hospitalier./ Photo Stevendepolo

Outre l’attrait direct que représente une bonne histoire d’hôpital (et Dieu sait que l’être humain se repaît avec fascination des tragédies des autres), ces récits ont quelque chose en plus. Une humanité forte, en premier lieu. Et un style d’écriture hors du commun, ensuite.

Extrait: « Alors voilà Mme U., 62 ans, sympathique patiente à l’histoire de vie terrible qui vous rappelle que, oui, la vie est parfois une vraie chienne et, oui, les êtres humains aboient avec beaucoup de naturel… »

Moins que le cynisme de la vie, c’est les mots et les images avec lesquels on la raconte qui souvent me fascine. Et « B. », 27 ans, a trouvé ces mots. Il a trouvé ces images. Il a trouvé, désormais, son public. Un public de 140 000 internautes, soignants et soignés confondus, selon les derniers chiffres. J’en étais. J’en serai demain encore. Parce que, racontée avec ces mots-là, la vie me semble un tout petit peu moins tragique, justement.

-Lexie Swing-

Django Unchained, de Quentin Tarantino

Comme je l’écrivais il y a quelques jours, j’ai pu voir dimanche Django Unchained, le dernier long-métrage de Quentin Tarantino. Je ne me suis pas précipitée dès la sortie, l’univers de Tarantino pour moi c’est « j’aime bien sans plus ».

Première surprise: je passe sur allocine.fr pour visionner la bande annonce. Et là, carton quasi plein du côté des avis. Spectateurs et critiques semblent pour une fois s’être mis au diapason: le film est excellent. « Film brillant, exaltant, émouvant… » pour Chroniqu’Art. « Sublime », « Le meilleur de Tarantino » côté spectateurs. On est rassuré quand au choix du film: ce ne sera peut être pas le pied total pour nous mais on devrait au moins passer un bon moment.

Django Unchained./ Photo allocine.fr

Django Unchained./ Photo allocine.fr

Constat: j’avais détesté Pulp Fiction (oh crime de lèse-majesté), j’ai adoré Django Unchained. Parce que l’univers parfois insensé de Quentin Tarantino se prête à merveille au climat un peu déjanté du western spaghetti. Parce qu’alors il peut se permettre des effusions de sang façon grenades de sauce tomate sans que cela paraisse grossier ou surfait.

En bonus, pour tout bon citoyen qui se respecte et lutte, même a minima, contre les injustices sociales, il y a la tentative d’un Noir de retrouver sa liberté en plein climat esclavagiste. « Pourquoi nous regardent-ils tous ? « , demande un jour le Dr Schultz à Django, son compagnon de route. « Parce qu’ils n’ont jamais vu un Noir à cheval », rétorque aussitôt l’ancien esclave. Aidé par cet Allemand progressiste, qui abhorre jusqu’au concept même de servitude, Django va donc se défaire de ses chaînes à l’aube de la guerre de Sécession qui fit rage, pour rappel, entre 1861 et 1865.

Si Jamie Foxx (Django Freeman) et Christoph Waltz (Dr Schultz) sont épatants dans leurs rôles respectifs, je me suis particulièrement délectée du jeu de Leonardo Dicaprio (Calvin Candie), qui a pris, visiblement, un plaisir jouissif à jouer ce rôle de méchant propriétaire terrien un brin maniaque. Mention plus que spéciale à un personnage détestable, Stephen, vieil homme noir à la botte des Blancs qui n’hésite pas à châtier ses pairs pour l’exemple. Son excellent interprète? Samuel L. Jackson.

J’ai trouvé quelques longueurs, mais le film fait près de 2h45 au total. J’ai aussi pris, au final, beaucoup de plaisir. Le jeu est bon, l’histoire rythmée et, comme d’habitude, Tarantino fait une brève apparition (un « caméo ») pour mourir aussitôt.

A noter la très bonne BO, dont « Freedom » d’Anthony Hamilton et Elayna Boynton.

-Lexie Swing-