Sexe du bébé: la surprise au bout des 9 mois?

Je voulais savoir le sexe de mon bébé. C’était impétueux et irrésistible comme envie. Ca m’a pris à 7 semaines de grossesse et ne m’a pas lâché depuis. J’interprétais tous les signes, faisais vriller les horoscopes chinois sur la Toile, calculais en fonction des lignes, me levais le matin en glapissant « c’est un garçon, j’ai rêvé que c’était un garçon », et tapais des demandes pleines de sens sur Google du type « instinct-sexe du bébé- vrai ou faux ».

Soyons clairs: les seules qui ont deviné le sexe de mon bébé avant l’échographe ont été une fille qui calculait en fonction des pleines lunes et lunes noires (mais il paraît que ça marche avec les vaches, alors pourquoi pas avec moi ;)) et ma belle-soeur. Et pour cette dernière, je suis presque sûre que c’était par esprit de contradiction quant aux opinions du reste de la famille.

Aujourd’hui, dans la moitié des cas, il est possible de connaître le sexe, du moins son estimation, dès 12 semaines d’aménorrhée (SA). L’obstétricien observe alors la forme du « turbercule génital ». En fonction de son inclinaison, il pourra vous dire si c’est plutôt une fille (bourgeon presque parallèle au dos de l’enfant, angle inférieur à 10%), ou un garçon (angle de 30% environ par rapport au dos). Mais pour que cela soit réalisable, il faut que les clichés soient bons. Et la chose se révèle donc plutôt corsée quand vous avez un bébé qui prend votre utérus pour une piscine olympique en plein championnat… Autant l’avouer de suite: nous n’avons rien su à l’écho des 12 SA.

Echographie

Echographie./ Photo DR -Jérôme-

Quand vous loupez ce rendez-vous avec la « vérité », vous pouvez éventuellement vous rattraper sur l’écho de contrôle des 17-18 SA. A ce moment, le sexe commence à se dessiner et l’estimation est plus précise. Cependant, seule une partie des obstétriciens réalisent cette échographie. Si vous êtes suivis par une sage-femme, vous devrez attendre la prochaine échographie : 22 SA. Ce fut notre cas.

Lorsqu’arrive cette deuxième écho obligatoire (12 SA, 22 SA et 32 SA sont les trois rendez-vous originellement prévus), l’obstétricien vous demandera si vous souhaitez connaître le sexe de votre enfant. A ce moment là, vous hurlez « OUIII ». Détrompez-vous, certains disent non. Certaines disent oui mais le conjoint dit non, ça arrive aussi (ou l’inverse, je suis pas sexiste). Sont-ils fous? Je vais vous surprendre mais… je ne crois pas! Et malgré le désir ardent qui me pousse à vouloir connaître le sexe depuis la 7e semaine de grossesse, je les comprends même. Dans mon entourage, ils sont quelques-uns à avoir attendu la naissance. Plusieurs cas alors:

– Il y a ceux qui avaient déjà une fille et un garçon, et attendaient un troisième enfant. Ils avaient déjà « le choix du roi (et de la reine) », n’avaient pas de préférence pour ce troisième bout d’chou et connaissaient par coeur les différentes étapes de la grossesse. D’où l’envie d’avoir une petite surprise dans ce parcours bien rodé.

-Même finalité pour la seconde catégorie: les grossesses après une procréation médicalement assistée (FIV, etc…) Et là, une réponse unanime: « C’était déjà tellement médicalisé et organisé qu’on voulait se réserver une part de surprise ».

– La troisième catégorie englobe tous les autres, puisqu’on est pas forcé d’entrer dans une case. Que ce soit le premier ou le vingtième, une grossesse rapide ou un parcours compliqué, il y a des gens qui adorent les surprises. J’ai posé la question à une quinzaine de couples et aucun n’a jamais regretté d’avoir attendu la naissance pour découvrir le sexe de celui (celle) qu’ils ont souvent appelé durant la grossesse « le kinder » en référance à l’oeuf Kinder surprise.

Alors pourquoi demander le sexe à 22 SA si c’est si bien d’attendre jusqu’à la naissance? Parce que, si certains préfèrent avoir la surprise, d’autres aiment bien les étapes. Pour nous, c’était essentiel. On ne souhaitait pas se fendre d’une déco sexuée, on est plus combinaisons que robes et petits pantalons mais c’était important pour créer un lien avec notre bébé, tout comme le fait de lui choisir un nom. Je ne regrette pas un seul instant et depuis que je sais, enfin, le sexe, je suis beaucoup plus sereine. J’ai arrêté d’imaginer sans cesse la prochaine écho, à compter les jours et à regarder des sites Internet délirants.

Et croyez-moi, voir « un trait » là où l’on pensait voir « quelque chose dépasser », c’est une sacrée surprise… Bienvenue ma fille!

-Lexie Swing-

Journée américaine… place aux cupcakes

Ma nièce affectionnant le chocolat et le rose, j’ai pris une petite heure hier pour confectionner des cupcakes. C’était une journée à l’heure américaine après tout… Comme prévu, je m’étais réveillée à 2, 4 puis 6 heures, je n’étais donc plus entièrement moi-même lorsqu’il a fallu préparer les petits gâteaux ronds.

Le résultat a donné… ça:

Cupcakes au chocolat

Cupcakes au chocolat./ Photo DR Lexie Swing

A ceux qui les trouveraient moches, je précise qu’ils étaient les premiers… Loin de moi l’idée de réaliser ces petits diables sucrés tous les week-ends, j’ai une nette préférence pour les gâteaux au chocolat plantureux et pleins de beurre qui suintent le cacao par tous les pores (post recette en préparation).

Je me suis inspirée de la recette de Confessions d’une gourmande, à la lettre… jusqu’à ce que mes yeux fatigués confondent « farine » et « sucre »… 120 g de sucre pour six cupcakes, ça frôle le coma diabétique… j’ai aussitôt rajouté du chocolat, puis du beurre salé, puis un oeuf. Et au final j’ai eu 12 cupcakes (du moins 6 cupcakes et 6 « cakes only »… comme une bonne moitié des « femmes et demi » je n’ai pas le droit aux oeufs non cuits présents dans la décoration, « la faute à » la toxoplasmose).

Au final j’ai donc mélangé 120g de beurre salé et 200g de chocolat noir, préalablement passée ensemble au micro-ondes. Dans un second saladier, j’ai battu 3 oeufs et… 120 g de sucre (même pour 12 gâteaux, je pense que 100g suffisent amplement). Et dans un troisième, 120 g de farine, et 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude, tamisés ensemble. Versez le mélange oeufs-sucre dans le beurre-chocolat, puis incorporez ce nouveau mélange à la farine-bicarbonate. Glissez dans des moules à muffins et enfournez pour 22 minutes à 180° (four préalablement chauffé).

Pour le topping, le site Confessions d’une gourmande conseille un blanc d’oeuf pour 200-250g de sucre glace, je suis montée jusqu’à 240g car je trouve que sinon, l’ensemble ne se tient pas. Battez blanc d’oeuf et sucre glace ensemble puis glissez la préparation dans une poche à décoration, ou dans un sac congélation dont vous couperez ensuite un angle (pas trop grande la coupure). Dessinez un topping en partant du bord du gâteau pour monter vers le milieu et finir en pointe. Si comme moi vous n’êtes pas fan de colorant alimentaire, saupoudrez le tout de perles de sucre multicolores (ma nièce adore). Laissez prendre ensuite au réfrigérateur.

Les cupcakes, c’est physiquement sympa, et idéal pour une fête d’enfants je trouve. Gustativement parlant, j’ai toujours trouvé ça assez décevant cependant. Attention, la recette de Confessions d’une gourmande a très bon goût et vous devriez appréciez en accompagnement d’un thé ou d’un café. Mais pour un dessert ou un vrai goûter, je préfère un gâteau parfois moins joli mais avec un goût plus travaillé, des mélanges d’épices et de chocolat par exemple, de caramel au beurre salé et de pommes également, avec des jeux de texture… A ce jeu là, le macaron, adversaire direct du cupcake, a une longueur d’avance à mes yeux.

Pour l’histoire, le cupcake existe depuis le XIXe siècle, mais était très à la mode dans les 50’s surtout. Appelé aussi « fairy cake » (gâteau des fées), ce gâteau des ménagères a été appelé « cupcakes » car les mesures de sa recette se faisaient en « cup », unité anglosaxonne assez répandue en cuisine. La recette traditionnelle prônait ainsi « une tasse de beurre, deux tasses de sucre, trois tasses de farine et quatre œufs ».

 

-Lexie Swing-

Elections américaines: and the winner is…

Tandis que ma fille écoute Melody Gardot, je décortique les derniers articles parus sur les élections américaines. A l’heure où j’écris ces lignes, les premiers bureaux de vote, ceux de la côte est, ont ouvert leurs portes. Et sur le twitter français, les posts s’affolent pour publier en temps réel l’avancée des élections. D’où vient cet engouement pour des élections qui se déroulent à l’autre bout du monde, dans un pays qu’on a tôt fait de décrier (pour les armes, l’avortement, parfois la religion et j’en passe) en temps normal? Il y a fort à parier qu’il s’agit moins de l’enjeu que cela peut représenter pour nous Français (« l’avenir d’une puissance mondiale particulièrement influente ») que du caractère purement charismatique de l’élection.

Observez donc cette vidéo, celle du deuxième débat.

Observez ces échanges de regard, ce jeu des corps. Pour les analystes tant américains que français, celui-ci a conclu à un retour gagnant du président sortant Barack Obama après un premier débat où ce dernier s’était fait malmener par le candidat républicain.

Dans le deuxième, la dynamique change. Les deux candidats ont été plusieurs fois comparés « à des boxeurs sur un ring ». J’y vois plutôt deux félins, des mâles tigres par exemple, avant l’ultime combat.

Cet ultime combat ce joue aujourd’hui, cette nuit pour nous. Le premier village à avoir voté est Dixville Notch, un hameau du New Hampshire (au nord-est des USA) où a été symboliquement lancée l’élection cette nuit. Surprise: Obama et Romney y sont apparus en parfaite égalité. Bon, si le maire assure que le cas se produit pour la toute première fois, le fait qu’ils ne soient que dix à voter rassure quelque peu.

Vous pensiez suivre l’élection? Vous me raconterez alors! Si ma fille sera certainement debout (le fait que je sois allongée l’incite, elle, à se lever, ça doit être physique, c’est pour contrebalancer…. ou alors c’est de l’esprit de contradiction, ce qui laisse augurer le meilleur pour la suite ;)), moi je dormirai. Comme Le Monde nous a rédigé un petit listing des horaires, je sais désormais que les premiers résultats vraiment sûrs (même si la plupart des Etats-clés auront déjà voté) seront connus à partir de 4 heures du matin heure française. Je mettrai donc mon réveil à 4 heures pétantes. Et oui, c’est aussi ça le chômage, on peut se lever avec le coq et se rendormir à l’heure où les lêve-tôt poussent la porte de leurs bureaux.

Et n’oubliez pas, vote for

Barack Obama

Barack Obama./ Photo DR art_es_anna

-Lexie Swing –

Ce cher Paul

Me voilà de retour sur le blog. Pur hasard? Pas vraiment non… Cela correspond parfaitement à la période de chômage que je viens d’entamer. Et qui dit chômage dit… temps libre. Certes, il faut envoyer des propositions de piges et parcourir quotidiennement les offres d’emploi, mais comme, en journalisme, ces dernières sont aussi nombreuses que les feuilles sur mon ficus après un été sans soleil (et sans eau, il a besoin d’eau apparemment) je n’ai pas grand chose à regarder.

Les bureaux de Pôle Emploi./ Photo DR PierrO

Vous êtes un chômeur tout neuf? Un tour par Pôle Emploi s’impose. Inutile de vous rendre dans un centre, on vous désignerait aussitôt un ordinateur. Le plus facile (et le moins fatiguant), c’est de se connecter sur le site de Pôle Emploi. Bon ça, ça ne fonctionne que lorsque vous êtes ordonné, néo-inscrit et/ou chanceux. Vous avez été inscrit deux mois par désoeuvrement à la sortie de vos études? Malheureux! Vous avez sûrement utilisé un pseudo du style « jesuisbac+18etchomeur » assorti du mot de passe « mavieestuneruine », le genre de truc improbable que vous ne retrouverez jamais, ni dans votre agenda de l’époque, ni dans un coin de votre mémoire. Impossible de vous inscrire donc. Le numéro magique, c’est le 3949. On peut même vous rappeler si vous le souhaitez (ou si votre crédit de téléphone est proportionnel au solde de votre compte en banque). Là, si vous n’avez pas de chance, vous vous faites engueuler pour avoir perdu vos identifiants. Mais si vous êtes aimable, gentil et évitez les « vous êtes tous des incapables » (d’autant que, rappelons-le, à ce stade, l’incapable, c’est vous), la personne au bout du fil devrait gracieusement vous pré-inscrire et vous donnez un rendez-vous. Ne pas oublier d’emmener: une carte d’identité, une carte vitale, un RIB, l’attestation de votre employeur remise, généralement, avec votre dernier bulletin de paie, vos bulletins de salaire (si vous avez reçu des primes certains mois par exemple), et votre CV.
A bon entendeur…

 
-Lexie Swing-

Quid de l’égalité salariale dans le tennis

L’autre jour, sur France Info, le journaliste sportif a résumé le tennis « l’important, finalement, sera d’être le dernier à rester sur le court ». Il évoquait alors Wimbledon et l’envie farouche de Tsonga, Gasquet et autre Roger Federer de détrôner l’insaisissable duo « Djoko/Nadal » qui sévit depuis un an. Tsonga est pour le moment en bonne voie, puisqu’il vient de battre l’Australien Lleyton Hewitt en tout juste trois sets.

Et à l’heure où la bataille reste encore très digne sur les terrains herbeux du sud-ouest londonien, une autre fait rage en France: celle de l’égalité salariale entre tenniswomen et tennismen. L’idée semble normale, le contexte actuel la favorise, la question ne devrait « même pas se poser ». Mais comme l’a dit récemment une rédactrice en chef de ma connaissance, « lorsque pendant trente ans vous constatez que les choses les plus logiquement évolutives restent pourtant immobiles, il est temps d’ouvrir le débat ». Alors, l’égalité salariale dans le tennis: les sportifs sont des sportifs, les équipements sont les mêmes, l’ambition équivalente. Là où le bât blesse, c’est que le tennis féminin attire moins de spectateurs. Cela devrait-il déterminer les différences salariales?

Depuis trente ans pour l’US Open, un peu plus récemment pour les autres, l’égalité prévaut. Dans les tournois du Grand Chelem, les primes sont les mêmes, peu importe le sexe du joueur. Un joli symbole qui montre que le tennis est un sport bien plus évolué socialement que d’autres. Et autant il est courant aujourd’hui, tant pour les femmes que pour certains hommes, de taper du poing sur la table en clamant: « l’égalité salariale est un droit et une évidence », autant il est rare (et stupide) de déclarer, une fois cette égalité salariale obtenue, « différencions les salaires en fonction du sexe ». Mais qu’elle mouche a donc piqué Gilles Simon pour qu’il déclare, nouvellement nominé au Conseil des joueurs, «on est le seul sport aujourd’hui où il y a la parité, alors que le tennis masculin reste plus attrayant que le tennis féminin à l’heure actuelle.»

Maria Sharapova a remporté Roland Garros cette année./ Photo DR mariasharapova.com

Est-ce que la différence devrait également se faire au sein des tennismen: serait-il justifié qu’une tête de série n°20 adorée du public soit mieux payée que le numéro 10 mondial, peu apprécié, mais au jeu plus efficace, au nom de l’audience? En quoi l’attractivité détermine-t-elle la qualité du jeu? Sharapova, qui a lutté cette année à Roland-Garros, ambitieuse et déterminée, ne justifie-t-elle pas sa prime au même titre que Nadal? Doivent-elles réduire la longueur de leur jupette pour attirer les spectateurs et mériter ainsi leurs salaires?

Pour ceux qui ignoreraient encore quelle position adopter, l’ex-joueur américain Pat Cash nous livre, en conclusion, un argument inattaquable: «Je pense toujours qu’elles ne devraient pas gagner autant que les hommes car elles ne font pas le même sport.» Ah. C’était donc ça.

-Lexie Swing-

Stationserviceophile

Aussi loin que je me souvienne, arriver sur une aire d’autoroute affublée de son incontournable station service à 3 euros le litre d’essence a toujours été pour moi une aventure. Même en plein été, entre Narbonne et Montpellier, alors que ces mêmes stations dégueulent leurs lots de vacanciers, ça reste l’aventure.

Déjà, croiser des centaines de gens en short – tongs – lunettes vissées sur le crâne me fait immédiatement me sentir en voyage. Même lorsque je ne m’arrête moi-même que lors d’un déplacement professionnel, je ressens l’excitation des vacanciers comme une midi-adrénaline. Et la queue aux toilettes des femmes est immanquablement le signe que le premier « chassé-croisé des vacances » a commencé.

Et puis surtout, je suis fascinée par le choix de produits. Mini saucissons, part de cake et yaourt individuel avec-la-cuillère-en-plastique-à-monter-soi-même m’enchante, réminiscences de dinette d’enfants et des minis-fausses-vaches-kiri qu’elle abritait. Depuis que c’est moi qui détient le portefeuille, je suis devenue encore plus accro à ce shopping impromptu. Mini ceci, portion de cela. Je prends tout. Une pause gâteau? L’exercice se corse. Je passe un quart d’heure le nez dans le rayon. Granola? Fingers? Gaufres liégeoises? Nouveaux biscuits de chez Milka? Cookies? Gâteaux fourrés au chocolat? Je fais le tour, je prends, je repose, je commence à marcher vers la caisse et puis je fais demi-tour.

Au final, je prends toujours les Granola.

Et vous?

-Lexie Swing-

People or not people? People!

Le deuxième roman de Lauren Weisberger./ Photo DR

A la bibliothèque, j’aime bien glaner au pif et mon panier s’en ressent. Je suis ainsi ressortie, la semaine dernière, avec « L’herbe rouge » de Boris Vian, une biographie d’Ella Fitzgerald et… « People or not people » de Lauren Weisberger. Au cas où le nom de l’auteure vous serait encore inconnue: elle est cette Américaine, ex-assistante d’Anna Wintour, qui une fois son job quitté écrivit « Le diable s’habille en Prada« , tiré de son expérience. Son premier roman à succès devrait d’ailleurs bientôt avoir une suite.

Deux ans plus tard, en 2005, sort donc « People or not people ». Moins de succès je crois, la lassitude peut-être puisque l’on reste dans le même esprit. Beth, jeune New-Yorkaise, quitte l’univers de la banque dans lequel elle s’ennuie ferme pour prendre un poste – servi sur un plateau d’argent par son oncle journaliste – dans l’événementiel. A elle les grandes soirées dans les lieux les plus trendy, les rencontres avec des stars, les paillettes, le clinquant.

Quand j’ai entendu parler du livre il y a quelques années, j’ai passé mon chemin. J’avais aimé « Le diable s’habille en Prada », assez fascinée par l’univers qu’il décrivait. Mais la petite campagnarde, récemment New-Yorkaise, qui devient la star incontestée des soirées de la grosse Pomme, c’était trop pour moi. Trop rêve américain. Trop Cendrillon aussi.

Je ne regrette pourtant pas d’être tombé dessus il y a une semaine. Je lis de temps en temps des romans de chick lit (« livres pour filles »), surtout en anglais (facile à lire, plein de mots usuels). Mais c’est vite fade et attendu. Le premier éloge que je pourrais porter à Weisberger, c’est sa façon d’incarner ses personnages. Beth est sympathique: pas prétentieuse, un peu paumée parfois (souvent), mais assidue à la tâche. Comme le commun des mortels elle en a vite sa claque des soirées mondaines et préfère le beau type discret à la star des podiums. Mais surtout, elle possède cette petite passion savoureuse: elle adore la littérature érotique, les fameux « Harlequin » dont Didier D. rapportait récemment les techniques d’écriture. Elle adore, au point de faire partie d’un « club de lecture ».

Le second éloge que j’ai envie de faire à l’auteure, c’est qu’elle écrit pour ses lecteurs. Point de cheminement tortueux: le beau type discret est là où on l’attend, le mec archi-connu est niais et vulnérable mais pas méchant, les amitiés sont solides et la famille de Beth attachante. Bien sûr que ce n’est pas du Proust, mais ça n’enlève rien aux qualités d’écriture de Lauren Weisberger. Je n’ai pas encore envisagé de lire « Sexe, diamants et plus si affinités… » qu’elle a publié ensuite – à cause du titre trop « Amour, gloire et beauté » sans doute – mais peut-être finirais-je par me laisser convaincre…

-Lexie Swing-

De l’art de faire du prosélytisme fessier

Prosélytisme fessier, j’ai entendu ça hier sur France Info. Philippe Vandel interviewait alors le journaliste Thomas Hugues dans le cadre de « Tout et son contraire« . Thomas Hugues, c’est ce journaliste et animateur français qui était dans les années 90 le joker de Pernaut pour les journaux télévisions de TF1. Pour moi qui regardais le club Dorothée à cette époque, c’est plutôt le Thomas Hugues de Sept à Huit, qu’il animera à partir de 2000, que j’ai en mémoire. Aujourd’hui, il est le présentateur d’un magazine télévisé hautement supérieur à mes yeux: Médias, le magazine.

Prosélytisme fessier signifie pour Hugues « pousser les autres à montrer également leurs fesses », entendez par là que lui montrait facilement son fessier et aimait bien pousser ses copains à faire de même. Je suis certaine que cette expression pourrait avoir d’autres sens et cela me rappelle invariablement Jim Carrey faisant parler ses fesses dans Ace Ventura, mais passons. J’ai retenue cette expression mais l’interview dévoile beaucoup plus (et plus intéressant que ce détail).

http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=645507

Thomas Hugues, c’est le genre de types qui, de prime abord, paraît assez lisse (c’est d’ailleurs le titre du podcast « Je n’aime pas qu’on dise que je suis lisse »). Pas trop grande gueule, sérieux dans son boulot, fin et discret dans sa présentation. L’art de Vandel, c’est justement de sortir de cette image. Donner du relief à ces interviewés. La moitié des gens qu’il choisit pour sujet ne m’intéresse pas à la base: acteurs entendus et réentendus, chanteurs habitués des pages people, sportifs préférés des Français, etc. Et pourtant je ne me lasse jamais d’écouter ses interviews, parce que j’ai toujours l’impression de découvrir « quelque chose de plus ». L’anecdote d’enfance, l’accroc dans la carrière parfaite et même le silence qui en dit long…

Sujet du jour:Lord Kassity à Dallas

-Lexie Swing-

La nostalgie du papier… déjà

Je suis contre les livres virtuels sur tablettes. Je ne doute pas de la facilité avec laquelle ils se transportent alors, et le prix semble attractif. Mais je crains que cela entraîne la disparition précipitée des livres, des vrais, ceux qui se tournent, se cornent, s’empilent dans la bibliothèque en vestiges des lectures passées. On se les prête, se les conseille, on les chine dans des boutiques d’occasion. Rien ne me plaît tant que de tourner les pages d’un livre prêté et de découvrir les annotations de son propriétaire et les pages qu’il a marquées. Et puis les livres, ça a une odeur particulière. Du bouquin de classe neuf qui sent encore l’emballage au roman des grands-parents poussiéreux, chacun a ce petit quelque chose que n’aura jamais un livre virtuel. Comme un petit bout d’âme.

Qu’à cela ne tienne, les rois du marketing dirigent les tendances et ont déjà flairé le filon… de l’odeur du livre. Comme le rapporte My Little Paris, il est possible de retrouver la bonne odeur de la bibliothèque avec la bougie « Bibliothèque » de By Redo. De quoi lire virtuel et respirer comme pour de vrai.

Et si on éteignait plutôt la tablette pour voir?

La bougie senteur « Bibiliothèque » de By Redo./ Photo DR My Little Paris

-Lexie Swing-