Intégration à la nouvelle garderie 

Garderie CPEC’était hier. Pas comme dans l’expression mais en vrai. C’était hier. Nous avions fait le lobbying qu’un changement de garderie mérite : il y aura de supers nouveaux jouets, les amis seront formidables, as-tu vu la belle bibliothèque, regarde il y a une toilette pour chaque local (on a les arguments qu’on peut).

On était tellement bons que Miss Swing, il y a une semaine, fanfaronnait auprès des éducatrices qu’elle allait quitter. « Je pars, je m’en vais, la nouvelle garderie est tellement mieux, il y a même des VÉLOS ». Un sens du comico-tragique digne d’un Feydeau.

Le public s’est contenté de serrer les dents et de hocher la tête, en nous souhaitant bonne continuation.

Nous voilà donc, devant les portes de la nouvelle garderie. On a préparé les mouchoirs et offert des bouteilles Paw Patrol pour attirer les filles vers la cour. Les enfants jouent en criant dans le soleil déjà chaud de l’été (une rareté ces jours-ci). 

Je m’arc-boute, prête à traîner mes enfants… et Tempête me fausse compagnie pour enfourcher un vélo trop grand pour elle. Accrochée à ma main, B. disparaît soudain, ne résistant plus à l’appel du carré de sable, de la petite butte d’herbe, des ballons qui rebondissent et de la maisonnette dans laquelle se cacher.  La fontaine d’eau constitue à elle seule un nouveau passe-temps. Plus de chandail trempé par une gourde mal vissée (ou mal visée, selon les jours, les éducatrices tentant d’abreuver les enfants « à distance » pour éviter la contagion), mais de l’eau à profusion en appuyant sur un simple bouton.

J’attendais les grands cris, du mélodrame et des jupes déchirées (la mienne), je n’ai récolté que des regards fuyants et des « oui oui ok maman à tout à l’heure ». Tempête n’a même pas daigné lever les yeux à notre départ. 

Leur grand-mère les a récupérées ébouriffées et ravies trois heures plus tard. L’une avait fait du vélo, l’autre des jeux dans la cour. Les deux avaient su utiliser les salles de bains et sentaient bon la crème solaire.

Quant à la garderie elle-même, Miss Swing est formelle, il y a un truc incroyable, « ils servent du lait avec la collation, t’imagines ça Maman! ».

Par contre elle a trouvé la balade en vélo trop fatiguante.

Intégration 1 – doutes 0. Mais on m’a prévenu, il y a toujours un petit coup de mou quelques jours plus tard. Reste que l’intégration-en-trois-semaines-de-pleurs-c’est-normal-madame-tous-les-enfants-font-ça n’est plus qu’un mauvais souvenir.

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Un p’tit vélo dans la tête {Remorque Coaster XT/Stroll de Thule}

Remorque enfantLe Canada, la Rive-Sud, Saint-Bruno, ses enfants et ses vélos partout… Il n’en a pas fallu plus pour que je me mette moi aussi à rêver d’un monde que je parcourrai à dos de bicyclette après avoir durant tant d’années chevauché une selle de cheval. Le vélo de mes rêves offert par mon amoureux, il restait une autre inconnue pour résoudre l’équation : que faire des enfants ? Le chariot Coaster XT/Stroll de Thule est alors entré en scène.

Ladite remorque, affectueusement appelée la chariotte chez nous, venait de faire son apparition chez MEC, enseigne incontournable au Canada pour les sports d’extérieurs.

Thule, marque suédoise, avait passé haut la main la barrière des critiques et avis Internet. Réputés solides, confortables et bien pensés, les chariots Thule avaient tout pour plaire… sauf leur prix! 600 dollars pour une remorque une place lorsque j’avais besoin de deux. C’était encore plus que ce que je payais chaque semaine pour la garderie, ce qui n’était pas peu dire !

La nouvelle Coaster était peut être moins passe-partout. Elle n’avait pas non plus la possibilité de se travestir en poussette de jogging ou en traîneau de ski de fond. Mais elle était moins dispendieuse et pouvait aussi bien tenir lieu de remorque à vélo que de poussette.

Dans le magasin, nous avons mis dedans fille de trois ans et bébé de 10 mois et nous sommes repartis avec le lot. L’enfant, le bébé et la chariotte. L’histoire d’amour ne s’est jamais démentie depuis.

La remorque est bien équipée : voile de protection pour les moustiques, voile imperméable pour la pluie. Les deux se roulent de manière indépendantes si l’on ne souhaite pas les utiliser. Assises confortables (à ce qu’on m’a dit ;)), ceintures trois points et drapeau à glisser à l’arrière, suffisamment haut pour être aperçu au dessus des voitures en stationnement.

vélo enfant siègeLa roue avant se déplace afin de ne pas gêner lorsque le chariot est tracté par le vélo, et se remet facilement lorsque l’on veut repasser en mode poussette. L’arrière présente un espace de bonne taille pour ranger toute sorte d’affaires.

Nous pouvons la mettre ouverte dans le coffre de notre SUV, mais il est aussi facile de retirer les roues (elles se déclipsent) et de replier la remorque afin de gagner de la place.

A date, nous l’avons utilisée par tout temps, toute l’année, dès que nous sortions à pied ou en vélo quelque part. Nous avons commencé avec un adaptateur pour bébé (*à vendre*) en allant tranquillement à pied, puis nous avons pris la route lorsque Tempête s’est endurcie.

C’est l’un des investissements pour enfants le plus rentable que nous avons faits. La prochaine fois que l’on me demande ce qui est indispensable avec un enfant: exit le lit à barreaux, bye bye les pull-ups… Place à la chariotte!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Conseils vitaux pour déboires parentaux

4 ans et quelque de gestion parentale m’ont appris beaucoup de choses sur moi-même, et la vie en général. Qu’un instant de silence peut-être aussi vital qu’un verre de vin à 15h30. Qu’un instant de silence à 15h30 est aussi suspect qu’une chambre d’enfant rangée plus de deux minutes trente post-ménage. Qu’une chambre d’enfant rangée est en fait une illusion Pinterest, etc.

J’ai été en criss jusqu’au bout de mes ongles pas faits (mais pas rongés), souvent, mille fois par jour. J’ai été merveilleuse d’inventivité, méchante à force d’être tannée. Tour à tour mère parfaite et Folcoche exacerbée, tenant par un bout de pied le poupon au-dessus de la poubelle et criant «je compte jusqu’à trois, si tu ne ranges pas ces légos tu peux lui dire ADIEU». (Reposez ce téléphone, je parle d’une vraie poupée, en plastique noir, avec deux yeux qui se ferment dont un, un peu croche). Une bipolarité parfaite, au rythme des cris, des rires, des supplications et des «je t’aime maman, tu es mon amour de ma vie maman».

À date, j’ai survécu. Et croyez-moi il y a des jours où je me trouve héroïque. Où j’aurais le goût de chialer tellement le salon est crade et rempli de jouets poilus – merci le chien – et que ce fichu lave-vaisselle est encore, ENCORE bon sang, à vider. Et je ne chiale pas. Parce que j’en ai juste pas le courage, parce que je suis trop fatiguée, rendu là.

Il y a aussi d’autres jours parfaits, où on fait les choses dans le bon ordre, où la maison est correcte, où les enfants chantent et où je fais des superbes chorégraphies dès potron-minet sur l’air de «Sardine à l’huile, que fais-tu là? Ouachichi, ouachacha…»

Il y a des astuces au quotidien pour donner à la routine un semblant d’efficacité, et pour ne pas vivre à mille à l’heure la main sur le buzzer et l’autre sur le col de la veste de sa cadette à hurler «descends pas l’escalier j’te dis!!». Voici 5 conseils que j’essaye d’appliquer, pas toujours, mais j’essaie, et quand j’y pense, ça marche (CQFD).

Préparer les habits la veille, avec les enfants. Avant l’heure du coucher, on consulte la météo du lendemain et on prépare les vêtements dans un coin de la chambre. On a le temps de se chamailler, d’éteindre les incendies du type «je mettrais que des jupes qui tournent TOUTE ma vie durant et tu pourrais RIEN faire pour m’en empêcher» et penser au passage à préparer le sac de piscine qu’on aurait probablement oublié dans la tempête du lendemain matin. On se lève serein, ceux qui ont un enfant autonome apprécieront qu’il puisse arriver au petit déjeuner déjà tout vêtu-les-chaussettes-dépareillées (la gauche a mystérieusement disparu pendant la nuit) et c’est dix minutes de cris économisées pour tout le monde.

Avoir une boîte-à-tout. J’ai une boîte-à-tout à l’entrée de la maison. C’est la boîte des choses à ne pas oublier. Les clés. La tenue de rechange. Le courrier à traiter dans la semaine. On y pitche l’essentiel et ça marche bien mieux que de se coller des post-its sur le frigo ou de lancer «Dis, tu me rappelleras de prendre…». Et ça évite de perdre certaines choses. «Elles sont où les casquettes?», «Dans la boîte!». «T’as pas vu mes lunettes?» «Si, dans la boîte!». «On devait pas penser à…» «DANS LA BOÎTE!». «Il est où le chien?» «Euh…?» (Pneus qui crissent, demi-tour au feu rouge, déboulement dans le jardin pour retrouver le chien qui mouette devant la porte).

Préparer le repas la veille ou le matin. Eille, je vous entends déjà rouspéter! J’admets que ça prend du temps que l’on n’a pas toujours, le soir ou le matin. Mais rappelez-vous de cette sensation délicieuse d’un retour à la maison en sachant que le repas vous attend tranquillement dans le bac du frigo? Les chanceux lanceront leur Thermomix ou leur mijoteuse programmable. Les autres (dont moi, qui n’aime pas savoir que quelque chose cuit lorsque je suis absente de la maison) commenceront leur préparation la veille ou le matin pour rentrer à la maison plus serein. On arrive, on enfourne les lasagnes précuites et on va donner le bain. Les enfants se lavent seuls? On s’assoit sur le sofa, les pieds nus sur la table basse et on savoure un verre bien mérité.

Tout ramener devant les chambres. Je me retrouve toujours à ranger une fois les enfants couchés. Et en attendant qu’elles soient complètement endormies, je ne sais jamais que faire du linge que j’ai plié et des jouets que j’ai ramenés. Désormais, je les empile à l’entrée de la chambre, si nécessaire dans une boite dédiée ou sur une petite chaise. Je profite de ma soirée dans un salon et une cuisine dégagés, et je range dans leurs chambres en allant me coucher. J’oublie? Pas grave, ça fera un excellent exercice de «montre-moi comme tu es autonome et range bien ta chambre mon grand». Miss Swing a parfaitement compris le concept : elle empile dans un coin sombre et place son pouf au-dessus en attendant que la motivation la gagne.

Apprendre à lâcher prise. L’état de la cuisine me met à l’envers. Ma chambre ne reste une chambre, à savoir un espace sans linge à plier et peluches variées, que 2h seulement par quinzaine, le sous-sol est bon à karsheriser, le jardin est une forêt vierge et ça fait déjà trois fois que je demande une copie de ce reçu super important qui disparaît sans cesse dans la pile du «à ranger». Mais mes enfants sont propres (pas le soir à 17h45, là, elles sont souillées de sable et de tâches non identifiées), elles mangent à leur faim (trois petits pois et huit gâteaux). Nous sommes en bonne santé (avec trois kilos de cellulite en trop) et surtout nous avons un évier cosmique tellement immense qu’on peut continuer à s’y laver les mains après huit jours à y empiler de la vaisselle. «Je suis TELLEMENT chanceuse» me dit souvent Miss Swing en collant son 3501e autocollant Paw Patrol. Et elle a bien raison.

N’oubliez pas. No job is too big, no mum/dad is too small. You’ll figure it out.

-Lexie Swing-

Le joli tipi de « Sur le fil »

tente wigwamUne cabane dans les arbres, une maisonnette dans le jardin, une cachette dans le sous-sol… Je pense que tous les enfants du monde rêvent d’un petit coin à eux. Pour ma part, j’ai fantasmé fort longtemps, petite fille, sur la perspective d’avoir une maison pour enfants. Je salivais devant les mini-demeures, rangées dans un recoin de la jardinerie, sans savoir qu’il s’agissait d’abri de jardin.

J’en ai un, maintenant, d’abri de jardin, et c’est pas pantoute cosy, entre les araignées pis la rare lumière du jour.

Reste que, après avoir hésité entre un coffre à jouets et un cheval à bascule, c’est finalement une cachette que nous avons choisie pour Tempête, pour l’anniversaire de sa première année (+ 10 mois, on est du genre indécis). 

Un tipi. Un merveilleux, somptueux tipi. 

Je l’ai vu s’afficher un jour sur le profil d’une amie. Un tipi fait main pour le petit garçon qui les rejoindra bientôt. Il était parfait! Un abri idéal, un élément déco adorable.

Alors j’ai contacté la créatrice, Valérie, pour connaître la démarche. J’ai donné mes préférences de coloris, elle m’a proposé des tissus. J’ai hésité parce que je voulais qu’ils soient bien coordonnés. Elle m’est venue en aide et m’a conseillée. Nous avons opté pour un coussin de sol, Valérie a sélectionné les motifs adaptés. Choix, approbation, paiement des tissus et du travail, et attente avec de belles images en tête.

tente wigwamMais aucune image n’était aussi jolie que le travail que j’ai eu sous les yeux le jour où B. et moi avons fait la route jusqu’à Mascouche. Il était là, dressé au milieu du salon. Avec ses plumes et son tapis motif écorce. Sa cabane, son refuge. Valérie y avait inclus une poche du même motif que les rabats et nous a offert un toutou tout doux, juste comme ça.

Ça a pris un instant pour le plier, un autre à peine pour le faire glisser dans l’auto. Maintenant il est là, dans sa chambre. Il trône fièrement, rempli de peluches et de coussins en tout genre. Les rabats sont souvent fermés. Tempête y tient des conciliabules secrets, avec sa sœur et ses toutous. Un monde s’invente là, entre 5 pieds et plusieurs morceaux de beaux tissus. 

Comment ça fonctionne? On prend contact avec Valérie, elle vous explique quels choix s’offrent à vous, quelle est la taille du tipi, de quelle façon il est possible de le personnaliser, etc. Vous vous accordez sur des choix de tissus, Valérie le confectionne et elle vous envoie des photos de votre tipi une fois créé! Ensuite, plusieurs possibilités : vous venez rencontrer Valérie directement chez elle à Mascouche et vous récupérez votre tipi, vous vous mettez d’accord avec la créatrice pour qu’elle vous le porte car vous habitez dans les environs, ou vous utilisez une livraison traditionnelle (UPS, …).

tente wigwamCombien ça coûte? Toutes les options sont possibles et le prix diffère en fonction des choix que vous faites. Notre tipi, tel que vous le voyez sur les photos, avec tapis de sol, nous a coûté 187 dollars tout compris.

Et si je ne veux pas de tipi? Allez quand même faire un tour sur la page Facebook de Sur le fil! Cette créatrice aux doigts de fée fait de multiples choses : toutou personnalisé,  couverture, bavoirs, courtepointe,  guirlande de fanions…, et elle est ouverte aux suggestions!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

Dormir 6 heures par nuit (et survivre)

Veille sur toiL’application censée me tenir en forme est formelle : je dors trop peu la nuit. Aujourd’hui, elle m’a carrément fait la leçon : il faut dormir 7 à 10h par nuit sans quoi les batteries s’épuisent plus vite. Je schématise mais c’était le propos. Elle me fait même perdre des points, parce que jour après jour, je m’entête à rentrer le chiffre 6 dans mon compte d’heures dormies.

Eteignez votre cellulaire. Gardez votre chambre fraîche. Réservez votre lit au sommeil et au sexe. Couchez-vous à heures fixes. Elle égrénait les conseils. « Vendez vos enfants ». Voilà ce qu’elle n’a pas dit. Mes enfants sont le meilleur Redbull au monde. A peine l’oeil fermé (le mien), elles se mettent à geindre. Avec une ponctualité confondante. Pas tous les soirs à 11 heures, non. Tous les soirs, 11 minutes précises après que j’ai fermé les yeux.

C’est un art, de la virtuosité à l’état pur. Mieux : c’est une représentation collective. Point de solo, point de violon de tête. Un duo parfait, l’accord piano-voix en démesure majeure. La petite, d’abord. Puis la grande, une heure plus tard. Puis le duo, l’explosion finale. L’apothéose. A 3 heures du matin. Pour une couette mal mise ou une sucette tombée. J’applaudirais si mes mains parvenaient à se rencontrer à cette heure, mais mes yeux clos m’en empêchent.

C’est ainsi que, il y a deux nuits de ça, j’ai désigné la salle de bains à ma fille qui voulait faire pipi à deux heures du matin. « Vas-y chérie ». Sa voix trahissait son doute. « Dans le salon maman? » J’avais les deux yeux encore bien fermés, malgré mon esprit parfaitement clair. Pipi il fallait faire, essuyer l’enfant même j’allais.

Cependant, une nuit sur trois environ, les nuits sont bonnes, complètes, parfaites. Pas de cauchemar, pas d’envie pressante, pas de sucette chue sur le parquet de la chambre. Je coche alors « nuit de qualité » et mon application ronronne de contentement.

Le chiffre 6, lui, reste immuable. Et j’ai longtemps stressé de ce 6 à venir. Rangeant l’épicerie après les courses du soir, jetant assiettes et couverts (ustensiles) dans le lave-vaisselle, pliant le linge familial, l’oeil sur l’horloge et le coeur se serrant. Je n’atteindrais pas le chiffre 7. Pas encore cette fois, pas encore cette nuit.

Et puis je me suis rendue compte. A force d’entendre « je ne sais pas comment vous faites vous les parents qui dormez si peu », à force de prétendre que j’allais dormir debout et d’assurer au boulot, à force de sentir l’adrénaline coulée dans mes veines la douche du matin à peine terminée, j’ai compris que oui, ça allait aller. 6 c’est peu, mais pour le moment c’est assez. J’ai arrêté de stresser et de culpabiliser devant l’heure qui tournait. On peut fonctionner ainsi, on peut avancer, on peut assurer.

Pas pour longtemps, pas pour toujours, même si ça prend quelques nuits ponctuelles de rattrapage où l’on confie cauchemars et pipis nocturnes au bon soin de l’autre parent pour se carapater sur le canapé du salon.

On est capable.

On dormira quand ils seront partis de la maison.

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing. Veilleuse : Veille sur toi

Le petit potager pour les nuls

Ça ne pouvait pas louper : ma tendance BoBo écolo-bio m’a fait déboucher sur la construction d’un potager en carré. Associée à l’incontournable argument « mais siii, ça fera tellement plaisir aux enfants », la plantation de légumes home-grown a eu lieu.

Nous avons Youtubé (du verbe Youtuber, regarder sur Youtube) toutes les informations nécessaires : construction du potager, plantation des légumes, taillage des plants… le tout en mode « mute », tant les digressions et autres fautes de langage sont parfois insupportables.

Rapidement, cependant, sont venues les premières questions : quoi planter? Et combien? Directement en plants? Et ça s’arrose beaucoup?

Vous qui connaissez bien la terre ou possédez votre propre potager depuis longtemps, je sais que vous riez. Mais sachez que c’est exactement le genre de questions que j’ai posées à Hélène et Célia (et elles m’ont répondu très sérieusement!).

Quand j’étais enfant, mes grands-parents possédaient une fermette, à laquelle nous nous rendions les fins de semaine et pendant certaines vacances. Cahin-caha sur les chemins (« tu nous secoues comme des salades », riait alors ma grand-mère), nous allions cueillir les légumes fraîchement poussés. Les rares images que mon esprit a conservées sont celles des haricots qui tanguaient dans la chaudière (le seau) de ma grand-mère.

Pourtant, aujourd’hui, je suis obligée de googler « comment savoir qu’un haricot est mûr ».

Sérieux? Oui, sérieux… Je ne sais pas à quoi sont censés ressembler mes radis une fois prêts à cueillir, ni quand mes poivrons verts vont devenir rouges . Je me pose de vraies questions, ça me remet à ma place d’humain complètement déconnectée de la terre mère, et c’est un peu navrant.

Alors voilà, j’ai un potager. Il fait 1m20 par 1m20, les planches sont en bois non traité, et ça m’a pris deux allers-retours à Home Dépôt pour le remplir jusqu’en haut. Dedans, il y a des petites graines bios des Jardins de l’Ecoumène, commandées en ligne (je recommande, leur choix est incroyable) et des plants issus du Marché Longueuil. Il y a des tomates jujubes (c’est vraiment leur nom), un plant de fraises, des haricots verts, des radis français, des poivrons, des courgettes et pas mal d’herbes aromatiques. A date, on a mangé une fraise, et un écureuil a volé la deuxième. C’est une maigre récolte, mais je suis patiente, je finirai par apprendre. En attendant, les filles ont chacune leur « carré » dédié, dans lequel elles ont planté des radis, des haricots et de la ciboulette. Tempête en a déjà déterré une partie et l’écureuil s’est chargé du reste. Mais les radis résistent…

-Lexie Swing-, qui, entre autres choses, peine à différencier herbes aromatiques et mauvaises herbes

Crédit photo : Lexie Swing

EDIT (dix jours plus tard) : nous avons mangé 8 radis et c’est vraiment le fun de dire aux petites « regarde c’est le radis qui vient de la graine que tu as toi-même – sauvagement et en déterrant ce qu’il y avait autour – planté ». Les premières tomates apparaissent également. Par contre j’ignore toujours si les haricots sont dus et je n’ai aucune espèce d’idée par quel bout sont censées pousser les courgettes… Mais on tient le bon, de bout…

La reprise

cupcakeQuand nous sommes revenus de vacances, c’était un dimanche. Dès le lundi nous reprenions tous le chemin de notre quotidien. C’était un choix, et peut-être pas si mauvais compte tenu du fait que cela a évité aux filles de se morfondre devant la fin des vacances, et à nous de traîner la patte pour retourner au travail.

Le reste a suivi avec un peu plus de mal. Notre jardin était en friche, notre potager attendait ses plants, le sol du salon était toujours en stand-by, etc. Les jours ont défilé avec cette régularité qui rend facilement indolent face au moins nécessaire, comme le blogue.

Mais les semaines ont passé, nous avons rattrapé le retard des jours d’absence et il est temps de replonger. Ce n’est pas un début d’année mais qu’importe. Nous sommes toujours au commencement de quelque chose.

J’ai réfléchi à ce qui me plaisait de lire ailleurs, et j’ai décidé de le souligner un peu plus ici. Un peu plus de quotidien, un peu plus de choses testées que je souhaiterais vous partager (mais ne comptez pas sur moi pour photographier tous mes plats au restaurant, je n’ai pas la politesse d’attendre avant de dévorer), un peu plus de voyages, j’espère, et quelques repères pour les nouveaux arrivants. Un peu plus de chair, en fait. J’ai aussi décidé (enfin) de changer le physique du blogue. Il a une nouvelle coupe tendance, il a pris le soleil du Sud, il a fait du sport, et désormais il se sent mieux. J’espère qu’il vous plaira ainsi.

Il est possible que vous ayez l’impression que je prends un virage écolo-bio-féministe, ou féministo-biocolo-végétarien. Je veux d’abord que vous sachiez que ce n’est pas un virage. Comme je l’ai déjà souligné, le bio m’a longtemps fait rire (je trouvais que c’était une arnaque) et le véganisme (comme ce cupcake) est longtemps resté pour moi un truc d’extrémiste, chose que – comme je ne vous l’ai jamais caché – j’exècre. Il est vrai que j’évolue tranquillement vers ça (c’est pourquoi j’ai ensuite mangé ce cupcake). Parce que l’on change en grandissant, en vieillissant, et que je trouve ça correct. Il y a peu de chances que je me déclare soudainement la grande papesse de la tendance grano du moment. Parce que, chanceux que vous êtes, ce défaut là commence aussi à disparaître avec le temps. Quatre ans et demi de maternité, quatre ans comme immigrée, six mois comme nouvelle employée… Tout ça contribue à redonner un petit coup de boost à mon humilité.

Là où je vais être chiante, certainement, c’est sur l’égalitarisme, le féminisme. Quel que soit le nom qu’on donne à ce mouvement, il est pour moi central, primordial. Il est à la fois ce que je suis et ce que je transmets. Et j’avoue admettre peu les arguments qui vont dans l’autre sens. Je comprends qu’on puisse se sentir moins concerné, parce qu’on ne l’a pas vécu vraiment de discrimination, parce que le couple de ses parents était un couple très égalitaire, parce que l’on a jamais eu l’impression d’être choisie ou refusée pour son physique ou son sexe, parce que personne n’a jamais eu de paroles déplacées… Encore une fois, je ne suis pas extrême. Je ne suis pas susceptible non plus. Je suis une cause perdue. Je ne sais ni tenir correctement un balai ni faire une division de tête (et encore, s’il ne s’agissait que des divisions…). Je ne rentre dans aucune case de genre, je suis trop à gauche, tassée dans un coin, je dépasse, j’étouffe un peu des fois, et je ne me reconnais pas toujours dans les traits que l’on veut me dessiner, mais comme je suis gentille je me contente de sourire et de tourner les talons. La position est inconfortable, elle l’est depuis longtemps, pour beaucoup de femmes, et beaucoup d’hommes, et aussi pour tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans leur genre d’origine. Je veux autre chose pour nous, maintenant, et pour nos enfants, demain. Voilà pourquoi de temps en temps mes articles reviendront sur cette idée. Et pourquoi je continuerai à partager des articles qui font une promotion accessible de l’égalité des genres et des efforts de chacun.

Vous êtes libres de suivre ce qui vous plait, mais ne fermez pas les yeux trop vite. On peut tirer matière à réflexion de tout, même si l’on est pas dans cette tendance, et même si l’on est pas d’accord.

A très vite!

-Lexie Swing-

Crédit photo : Lexie Swing

« J’aime pas ça » {repas et enfant}

A 4 ans, on aime un jour mais pas toujours. Surtout le riz et le brocolis, surtout si c’est vendredi et qu’on préférerait des pâtes avec des petites lettres pour faire des mots, hein, dis oui maman.

Tous les soirs, si seule elle choisissait, B. mangerait l’alphabet. Mais en parents contraignants, nous diversifions leur alimentation. Nous jouons la carte des légumes, du quinoa et fruits à tous les repas. On est pénibles, mais pas trop quand même. De la crème glacée deux repas de suite ne nous fait pas froid au gosier, et les bonbons, s’ils ne sont pas légion, ne sont pas pour autant bannis de la maison.

Mais nous avons des règles. On goûte, et on juge. On n’aime pas? On prend son yogourt, et on s’en va. Mais on goûte, c’est la règle. Et parce que B. a quatre ans, outrepasser la règle est devenu son objectif.

Ainsi certains soirs elle gémit, elle trépigne, elle se roulerait par terre de devoir goûter du maïs ou des tomates farcies. On insiste : « Une seule cuillère, pour goûter ». Et souvent ça marche. Elle goûte. Parfois même, elle en reprend un peu, pour voir si… Ça veut dire que la règle fonctionne et qu’elle a raison d’être. Aller au delà des appréhensions et découvrir le goût des choses.

Mais parfois, parce qu’elle a 4 ans et besoin d’asseoir sa volonté, la consigne se fait menaçante et la perspective du dessert ne suffit plus. L’engouement parental ne trouve pas écho et la crainte de quitter la table sans délai ne l’effraie pas du tout.

Ainsi, ce soir, elle a quitté la table. Elle a bu un verre d’eau, un verre de lait d’amande et elle a quitté la table. C’était la deuxième fois qu’elle tentait d’obtenir du sucré sans passer par le salé. Mais les consignes sont simples à la maison, elles sont souples aussi. Mais on n’y déroge pas.

Et si elles peuvent sembler un peu absconses, elles ont leur raison d’être. Elles trouvent leurs racines dans le souvenir d’une petite fille de 5 ans qui ne voulait pas manger. Une petite fille de 8 ans qui avait peur des œufs au plat. Une adolescente de 14 ans qui détestait le riz. Une adulte de 20 ans qui ne mangeait pas les aliments « qui se touchent dans l’assiette ».

Et même si tout le monde n’est pas cette petite fille là, et même si les enfants évoluent et font d’autres choix, moi je souris tranquillement quand mon amie me dit « bof il mange que des pâtes mais ça lui passera ». Parce que oui, c’est vrai peut être, peut être ça lui passera. Peut-être qu’il se découvrira un goût certain pour les épices, pour le fait maison, pour les légumes de saison. Peut-être qu’il aura un palais incroyable et deviendra critique culinaire. Et les journaux en feront leur anecdote, de ce gourmet-là qui ne mangeait que des pâtes, à 5 ans.

Mais sache que non, tout le monde ne change pas. Et que certains comportements sont vains, ancrés dans l’individu comme une routine bien huilée. Voir un nouveau plat, dire je n’aime pas au simple regard, réclamer des crêpes surgelées.

Tu me dis « tu es beaucoup trop dure, moi je le laisse manger ce qu’il veut, ça finira bien par lui passer ». Et je te crois. Mais sache que non, parfois, ça ne passe pas. Et l’on passe sa vie à déconstruire ce manque d’apprentissage, ce goût qu’on a pas forgé, cette appréhension de la nourriture qu’on a créé. On devient un poids pour sa famille, un vrai boulet de la vie en société. On rencontre l’homme de sa vie, on fait la moue au premier grain de riz, et on croise son regard incrédule. On a 20 ans, on fait la liste des choses que l’on n’aime pas, et on n’a pas assez d’une feuille A4 pour en venir à bout.

Ça m’a pris 25 ans pour aimer manger, ma belle amie. Alors sache que je ne passerai pas les 26 prochaines années à lui faire cuire des crêpes surgelées.

-Lexie Swing-

Les rêver libres {Education}

On rêve son enfant astronaute, médecin, professeur. On l’imagine en couple, et puis parent. On le voit entouré. On le dessine heureux.

Quand on est parent, et pour peu que l’on ait un peu d’imagination, on s’invente volontiers toutes sortes d’histoires heureuses autour de nos enfants, des milliers de premières fois. On joue la scène à une seule voix, faute de connaître la leur, celle qu’ils auront plus tard, leur caractère, notre relation.

Elle sera la sportive, il sera l’artiste de la famille, elle aura toujours eu du goût pour la musique, il aura toujours aimé les sciences… On essaie de dresser un portrait, volontiers discordant. Qui sait ce que ce trublion en couche-culotte sera capable de faire avec deux chiffres et un crayon? Qui me dit que la finesse du trait de son bonhomme patate augure d’une artiste en devenir ? Que son goût pour la nourriture fera d’elle une cuisinière hors-pair?

Ce matin, les yeux mi-clos sous le soleil de printemps (une denrée rare ces jours-ci!) je les imaginais dans un des plus beaux rôles que la vie nous donne : celui de l’amoureux. Une porte qui s’ouvre, une main tendue, une autre qui s’agrippe à celle de ma fille. « Maman, je te présente… »

Il est brun, grande stature, sourire poli.

J’ouvre mon champ des possibles.

Elle est blonde, petite, yeux de biche.

Je tourne encore quelques clés.

Il est noir. Elle porte un voile.

J’ai poussé la porte. Je passe tout en revue. Il, elle, petit, grande, africain, asiatique, arabe, caucasien, religions diverses, origines diverses, gros, maigre, poilu, trapu, whatever.

Je me confronte aux possibles.

Je suis mauvaise en surprise. Les bonnes, comme les mauvaises. Je ne sais pas les accueillir. Je ne sais pas comment dealer avec. Je manque de spontanéité.

Mais il y a des situations où un « euh » et un regard fuyant ne passeront pas. Quand on a 15 ou 20 ans, qu’on a une belle relation avec ses parents, on veut l’approbation toute entière. Là tout de suite maintenant. Pas dans 5 ans, après des années de cris, de froid et d’hostilité. On veut lire la fierté, on veut lire l’amour, on veut l’absolution et la confirmation.

Je m’ouvre aux possibles car la grandeur de l’amour et les sentiments de mes filles sont les seules choses qui m’importent. Le visage de l’amour n’a aucune importance. Ou plutôt il en a mille: la grandeur de son sourire, le pétillant de ses yeux, la justesse de son humour, la bienveillance de ses propos. Je veux pouvoir m’attarder à mes essentiels, en faisant fi du superflu.

Alors pour ça comme pour le reste je me prépare, je réfléchis. Je ne veux pas mes belles paroles rester lettres mortes. Je ne veux pas du « partout mais pas chez moi ». Je veux que ce soit une possibilité. Des tas de possibilités. Je voudrais que dans leur bouche rien ne sonne comme une révélation, à notre égard. Je voudrais que ce soit une évidence. Que la simplicité prenne le pas sur la justification et sur les étiquettes. Qu’elles puissent me présenter leur « blonde » sans apposer d’étiquette à qui elles sont ou à leur relation. Qu’elles puissent me présenter un homme de confession musulmane sans s’excuser « il n’est pas pratiquant ». Je ne veux pas d’excuses. Je ne veux pas de cases, je déteste les cases. Elles seront et sont déjà bien trop plurielles pour être estampillées d’un label particulier et rangées dans une étagère. Au même titre qu’être artiste n’exclut pas d’être scientifique, qu’être littéraire n’empêche pas d’adorer les maths, qu’être une femme ne donne pas forcément l’envie d’être mère et qu’aucun homme ne vient au monde avec le petit manuel du bon plantage de clous.

Il n’y a que des préférences, des apprentissages et des expériences, ce sont les seules choses qui nous dessinent et nous définissent.

Mon point de résistance : l’âge. Un homme ou une femme (bien) plus âgé(e), plus proche de mon âge que du leur. Voilà un élément qui bloque dans mon imaginaire.

Qu’à cela ne tienne, j’ai dix ans pour travailler dessus !

-Lexie Swing-

Une héroïne chaque soir {Good night stories for rebel girls}

«On lit l’histoire de la dame?» Une semaine que ça commence de même. Routine du soir. Histoire pour la petite sœur. Et le moment venu, B. choisit une histoire pour elle, ma grande de 4 ans. L’histoire de la dame, donc.

En vrai, ce n’est pas toujours la même dame. Elles s’appellent Ada, Alfonsina, ou même Amelia (on est encore dans les A!). Elles sont de toutes sortes, parfois nos contemporaines – l’une d’elle est née en 89! Plus jeune que maman! – et d’autres ont vécu il y a quelques siècles.

Les histoires commencent à peu près toutes de la même façon : «Once (upon a time)…», et puis le texte se déroule. Et sous nos yeux apparaissent des filles brillantes, des femmes fortes, des scientifiques, des littéraires, des sportives, des humanistes, des modèles… Et dans ses oreilles à elle, les idées pleuvent : on peut être handicapée, noire, originaire d’un pays pauvre, grande, malingre… On peut être femme, surtout. Et réussir.

Good Night Stories for Rebels Girls. Un livre superbe, le genre qu’on met en avant dans sa bibliothèque. Un petit ruban rouge pour marquer la page. Des textes en anglais que l’on traduit par passage – d’abord l’anglais, puis sa traduction résumée en français – parfois une ligne sur deux, en fonction de ce qu’elle est capable de comprendre dans la langue de Shakespeare.

Le petit coup de pouce «les femmes aussi sont fortes» restent finalement en arrière-plan, parce qu’elle a 4 ans, beaucoup de certitudes et encore peu de désillusions. D’autres détails l’émeuvent. Comme l’histoire de cette ballerine cubaine devenue aveugle. «Mais c’est quoi aveugle?» (écoutant attentivement l’explication) «Je ne veux pas qu’elle soit aveuble!». Certaines parties l’amusent, tant je mets d’emphase à ma lecture. «And there she met a grumpy old mathematician!» . «Maman, c’est quoi grumpy?» «C’est bougon, grincheux, comme ça … » Et moi de plisser les yeux, la bouche et le nez, imitant une face que je crois être celle d’un «grumpy old man». Et elle de refaire ça, le lendemain, à son éducatrice anglophone…

Le livre l’intéressera-t-elle encore longtemps? Impossible de savoir. Ce soir, peut-être, aura-t-elle temporairement tourner la page. Mais au-delà de l’histoire, je pense qu’elle aime le partage que j’en fais et le cœur que j’y mets. Et les parallèles surtout : cette fille-là, tu vois, elle préférait être seule qu’au milieu de plein de gens, et comme elle dit, c’est bien correct d’aimer être seule, ça n’empêche pas de devenir quelqu’un de bien. Comme B., quoi…

Souligner l’évidence, renforcer les bases, afin que le moment venu, celui de l’adolescence, celui de la fin de l’enfance, et même tout au long de sa vie, elle ne fasse pas peser dans la balance de ses décisions le poids de son genre.

C’est quoi exactement? Un recueil de biographies joliment racontées. Côté gauche, le texte, côté droit un dessin représentant la femme dont il est question. Toutes sortes de femmes qui ont marqué l’histoire y sont évoquées, comme les sœurs Brontë, Ada Lovelace, mathématicienne hors pair, l’aviatrice Amelia Earhart, Amna Al Haddad, championne de lever de poids…

Comment je le commande? Facile, il suffit d’aller sur https://www.rebelgirls.co/. On y trouve toutes les infos concernant les auteures du livre et la façon de les commander.

Combien il coûte? Ça dépend! Le livre seul coûte 35 dollars US et sa livraison est gratuite si vous habitez aux USA. Côté Canada et France, des frais de port s’imposent. De notre côté, avec quatre copines, nous avons décidé d’acheter de manière grouper cinq livres, ce qui a fait baisser nos frais de port. Il y a des frais de douane à payer à l’arrivée (11 dollars CAD pour 5 livres). L’envoi pour nous s’est fait rapidement, une dizaine de jours tout au plus. À noter que c’est Penguin qui distribue le livre dans les certains autres pays anglophones.

C’est pour quel public? Pour les filles et les garçons, à partir de 4 ans environ.

Est-ce qu’il est traduit dans d’autres langues ? L’information se trouve sur le site internet mais les distributeurs de certains pays, notamment en Europe, devraient proposer au courant de l’année des traductions en portugais, norvégien, allemand… Pour le moment la version francophone n’est pas mentionnée mais je garde l’œil ouvert (et le bon!).

-Lexie Swing-